L'ITALIE Berceau de mes origines

L'ITALIE   Berceau de mes origines
Italie

Repubblica italiana (it)



Devise nationale :

Langue officielle Italien1
Capitale Rome
41° 53'N, 12° 29'E
Plus grande ville Rome
Gouvernement
- Président de la République
- Président du Conseil République
Giorgio Napolitano
Romano Prodi
Superficie
- Totale
- Eau (%) Classé 69e
301 230 km²
2,4%
Population
- Totale (2006)
- Densité Classé 22e
59 131 287 hab.
196 hab./km²
Indépendance
- Unification italienne
17 mars 1861
Gentilé Italien, Italienne
IDH (2004) 0,940 (élevé) 17e
Monnaie Euro2 (EUR)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Fratelli d'Italia
Domaine internet .it
Indicatif
téléphonique + 39
1 Selon les dispositions de l'article 6 de la Constitution italienne, confirmées par une loi du 15 décembre 1999, la langue et la culture des populations albanaises, catalanes, allemandes, grecques, slovènes et croates ainsi que celles parlant le français, le franco-provençal, le frioulan, le ladin, l'occitan et le sarde sont protégées. Le français est aussi langue officielle en Val d'Aoste, l'allemand et le ladin sont officiels dans le Trentin-Haut-Adige. Le sarde et le piémontais ont un statut protégé respectivement en Sardaigne et au Piémont.
2 Avant 1999 : lire

L'Italie (en italien Italia) est un pays d'Europe méridionale. Péninsule située au centre de la mer Méditerranée, elle est isolée du reste du continent par le massif des Alpes.

L'apport de l'Italie à la civilisation occidentale est immense : elle est notamment le berceau de l'Empire romain et de la Renaissance italienne. Existant en tant qu'État depuis son unification (1861), elle est aujourd'hui une démocratie parlementaire solide, membre fondateur de l'Union européenne. L'Italie reste un acteur majeur de la scène internationale, forte de ses soixante millions d'habitants, de la force de son économie (elle est la septième puissance économique mondiale) et de son rôle au sein de nombreuses organisations internationales (OTAN, UE, G8).



Histoire

Étymologie
Le mot « Italie » sous la forme ITALIA apparaît pour la première fois sur une monnaie datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvée à Corfinio dans les Abruzzes, l'ancienne Corfinium, capitale de la Confédération italique. Elle avait été frappée par la confédération des peuples italiques en révolte contre Rome.

Le terme même d'Italia évolue pendant l'antiquité. Pour les Grecs, il s'agissait seulement du royaume voisin d'Italos.

Une origine populaire rapproche l'étymologie à un épisode de la mythologie grecque des travaux d'Héraclès. En effet, après avoir volé les b½ufs de Géryon, le héros mena le troupeau le long des côtes italiennes, lorsqu'un taurillon s'échappa jusqu'en Sicile. Héraclès l'y retrouva et appela le pays Italia (de italos qui en dialecte grec local signifiait « taureau »). Une autre version grecque emploie les termes Ouitalia et Ouitalios, en les rapprochant du grec étalon (anciennement Wetalon) signifiant : « veau ».

Une autre étymologie est proposée, sur le rapprochement de it- et de aithô, en grec : ce verbe signifie "brûler", et on le retrouverait dans le radical du nom du volcan "Etna". Sa présence serait justifiée du fait que, "Italie" étant un nom donné par les Grecs, venant de l'est, ils voient le soleil couchant rougeoyer et brûler l'horizon à l'endroit de la péninsule. A noter qu'on trouve le terme aithalia également utilisé à époque antique pour les îles de Lemnos (sans doute du fait de son activité métallurgique) et d'Elbe, pour la même raison qu'"Italie". Son usage pour l'Etna ou Aithna est transparent. Le nom d'aithalia aurait été donné en premier lieu aux côtes sud de la Botte, là où les Grecs ont accostés en premier, sur le continent.

Articles détaillés : Histoire de l'Italie et Chronologie de l'Italie.

L'Italie avant et pendant Rome

Avant le développement de Rome, l'Italie était composée de plusieurs cultures et civilisations, pour la plupart indo-européennes (Italiotes ou italiques), sur un substrat ligure du Néolithique. Sur ces cultures qualifiées d'autochtones, empiétaient :

au sud, les florissantes colonies grecques de la Grande Grèce, à partir du VIIIe siècle av. J.-C. ;
au centre, des peuples italiques, venus d'Europe centrale à l'âge du bronze, proches des Celtes : Osques, Sabins, Samnites, etc. ;
la civilisation étrusque, non-indo-européenne, venue peut-être d'Asie Mineure
au nord, des Celtes, arrivés plus tardivement de Bohême, occupent la plaine du Pô, appelée Gaule cisalpine.
Sous la République romaine, la limite nord de l'Italie s'arrête à la Gaule cisalpine, au niveau des fleuves Aesis - puis en -59 le Rubicon - et Macra. En -42, la Cisalpine est réunie à l'Italie qui s'arrête désormais aux Alpes. Cette dernière limite est fixée au trophée des Alpes mais est ensuite déplacée. Rome attribue ensuite la citoyenneté romaine à l'ensemble des Italiens, puis l'étend à tout l'Empire (édit de Caracalla, 211-212)


Rome et son empire

la fondation de Rome, mythe fondateur de la civilisation romaineLa fondation de Rome est due, selon la légende, à Romulus et Remus au milieu du VIIIe siècle av. J.-C. La civilisation de Rome connut une première phase d'expansion sous le gouvernement des rois de Rome, qui sont également les fondateurs symboliques de nombreuses institutions romaines. L'unification de la péninsule est conduite à l'époque de la République. Après la victoire de Rome contre Carthage lors de la première guerre punique, les principales îles de la Méditerranée occidentale passèrent également sous le contrôle de Rome. Les deuxième et troisième guerres puniques lui assurèrent le contrôle de tout le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée.

Au Ier siècle, Rome dominait tout le bassin méditerranéen, mais à la suite de conflits internes, la république se transforma en empire. Le gouvernement des territoires contrôlés par Rome se caractérisa par le respect des cultures locales et par le développement économique, favorisé par la réalisation de grandes infrastructures.

Au IVe siècle, l'empire fut confronté au début d'une longue série d'invasions barbares : les Wisigoths, les Huns et les Ostrogoths. Sous le coup de ces invasions, l'empire se divisa en Empire romain d'Occident, qui s'effondra rapidement, et en Empire romain d'Orient (ou Empire byzantin), qui résista encore un millénaire.


Vers l'unification

Du XIVe au XVIIIe siècle, c'est la Renaissance en Italie avec des artistes tels que Michel Ange ou Raphaël, et des scientifiques comme Galilée qui font littéralement « renaître » l'art et la science, d'abord dans la péninsule puis dans l'Europe toute entière. À l'époque de Léonard de Vinci, l'Italie reste très morcelée sur le plan politique. Elle est constituée d'une mosaïque de principautés (duchés, cités-États...). Les princes italiens organisent chacun leur propre cour et se livrent souvent à des guerres sanglantes avec de multiples interventions extérieures, notamment de la France et de l'Espagne (guerres d'Italie). Les guerres incessantes du XVIe siècle ainsi que l'archaïsme de l'agriculture expliquent en partie le net déclin des principautés italiennes du XVIIe au XIXe siècle.


Les campagnes napoléoniennes ont pour conséquence de bouleverser l'ordre établi. Le souhait d'unifier la péninsule s'appuie alors sur le risorgimento, aboutissant à la proclamation du royaume d'Italie, à partir du royaume de Sardaigne, sous l'impulsion du roi Victor-Emmanuel II, complétée en 1870 par l'annexion de Rome qui devient la capitale du royaume unifié.

En même temps, dans le Nord de la péninsule, se développe une puissante industrialisation liée aux capitaux d'une agriculture modernisée dans la plaine du Pô et aux ressources hydroélectriques des Alpes. Cette industrialisation se concentre essentiellement sur le « Triangle d'Or », Turin, Milan et Gênes. Le Sud au contraire reste non seulement dominé par la production agricole mais aussi par des structures agraires quasi féodales : c'est le système des « latifundia », grandes exploitations aux propriétaires absentéistes et routiniers, aux ouvriers agricoles sous-payés et des « microfundia », minuscules propriétés qui ne parviennent pas à nourrir les nombreux enfants. Ainsi s'explique le contraste entre le Nord et le Sud du pays, le développement des mafias et la forte immigration vers l'Europe industrielle et les États-Unis.

Article détaillé : Risorgimento.

XXe siècle jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale

Première Guerre mondiale, 1914-1918 : Bien que faisant théoriquement partie de la Triple Alliance, l'Italie reste neutre au début de la guerre, et finit même par s'allier à la Triple Entente en 1915. En 1918, les frontières italiennes furent rectifiées en sa faveur. Toutefois l'Italie n'obtint pas tous les territoires qu'elle revendiquait (irrédentisme), et le thème de la « victoire mutilée » favorisa l'agitation nationaliste et l'ascension de Mussolini.
Benito Mussolini : De 1919 à 1922, l'Italie est secouée par une grave crise sociale, économique et politique. Mussolini l'exploite en brisant les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d'affaires et le patronat (Confindustria et Confagricoltura). Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices, issues en grande partie des rangs des arditi (venant des troupes d'élite démobilisées en 1918) nationalistes, dont l'uniforme est la chemise noire — qui deviendra un des symboles du fascisme. Après la marche sur Rome en octobre 1922, le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, lui confie le gouvernement. Jouant habilement de mansuétude et de menaces, Mussolini installe progressivement l'appareil fasciste sur le pays. Son alliance militaire avec l'Allemagne nazie provoquera l'entrée de l'Italie dans la guerre aux côtés des forces de l'Axe. Souhaitant rétablir l'Empire romain, Mussolini est obligé de vite déchanter du fait d'une armée peu motivée et enchaînant les déconvenues en France, en Yougoslavie, en Libye et en Éthiopie.

L'Empire colonial Italien en 1940Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile puis pénètrent dans le sud de l'Italie, Mussolini est renversé puis emprisonné, sur ordre du roi. Le dictateur est délivré par un commando allemand (12 septembre). Alors que l'Allemagne envahit la péninsule, il installe alors sous l'ordre d'Hitler une République sociale italienne. Le maréchal Badoglio signe la capitulation (8 septembre 1943) et l'Italie poursuit la guerre du côté des Alliés. Tentant de fuir vers la Suisse, Mussolini est exécuté (puis pendu) par des partisans communistes le 28 avril 1945.
En juin 1946, un référendum serré met fin à la royauté et la République italienne est proclamée.

Époque contemporaine

L'Italie s'installe alors dans un régime démocratique, dominé par la Démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, qui favorise malgré de fréquentes crises ministérielles, à la fois la reconnaissance internationale, l'intégration européenne et un développement économique sans précédents (le miracle). Un Parti communiste italien de plus en plus fort, et relativement modéré, empêche toute alternance électorale jusqu'en 1976, moment du compromis historique mais aussi des années de plomb, marquées par le terrorisme d'extrême droite et d'extrême gauche. Peu à peu, la Démocratie chrétienne, tout en restant incontournable, laisse une partie du pouvoir à des partis moins forts comme le Parti républicain italien ou le Parti socialiste italien. De réformes sociales majeures sont adoptées après référendum (le divorce, l'avortement) ou après le vote de lois (Psichiatria democratica). Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s'installe, ce qui provoque l'opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s'en suit une réorganisation politique massive qui voit la plupart des partis politiques disparaître ou changer d'orientation, ce qu'accentue le référendum de 1993 et l'adoption en 1994 du Mattarellum un système électoral mixte. Ces changements provoquent la descente politique de Silvio Berlusconi dont les affaires avaient bénéficié du gouvernement de Bettino Craxi. S'il est rapidement lâché par ses turbulents alliés (comme la xénophobe Ligue du Nord), il n'en revient pas moins au pouvoir en 2001 avec une victoire électorale écrasante, après un intermède, dominé par le centre-gauche, incapable de faire aboutir une réforme constitutionnelle majeure. Ce gouvernement Silvio Berlusconi II, le plus long de l'histoire républicaine, est aussi marqué par une crise politique, économique et morale sans précédents.

Du 6 au 10 novembre 2002 se déroule à Florence, le 1er Forum social européen, à la suite des violents affrontements du G8 à Gênes.

En 2006, la gauche, menée par Romano Prodi, revient au pouvoir suite à une courte victoire aux élections législatives. En aout 2006, Ehud Olmert demande à Romano Prodi que l'Italie prenne la direction de la Finul renforcée après le conflit israélo-libanais, ce qui sera le cas en février 2007.


Géographie

Carte de l'Italie Article détaillé : Géographie de l'Italie.
Bien que porteuse d'une riche histoire, l'Italie n'est un État unifié que depuis 1860. Ceci explique la force des particularismes régionaux et les différences de dynamisme économique. Mais l'histoire longue et mouvementée de l'Italie est aussi une source de richesses. Les villes-musées attirent chaque année des millions de touristes. Après la défaite du fascisme italien en 1945, la République italienne a eu à c½ur de retrouver sa place dans l'échiquier européen. Elle participé à la fondation de la CECA en 1951 et à celle de la CEE en 1957.


Le milieu naturel

L'Italie est une péninsule située au nord-ouest du bassin méditerranéen. D'une superficie de 301 270 km², elle est longue de 1300 km du nord au sud. Ouverte sur la mer Adriatique à l'est, la Méditerranée au sud, la mer Tyrrhénienne à l'ouest et la mer Ligure au nord-ouest, elle englobe de nombreuses îles dont les principales sont la Sicile et la Sardaigne. Au sud de l'Italie, on trouve les derniers volcans en activité d'Europe (si on exclut l'Islande), le Vésuve près de Naples, l'Etna à l'ouest de la Sicile et le Stromboli dans les îles Éoliennes. Le centre de la péninsule italienne et le nord du pays sont occupées par des montagnes : les Apennins et la face interne de l'arc alpin. Ces régions sont impropres à des activités économiques importantes, mis à part les sports d'hiver dans les Alpes italiennes qui sont en outre un réservoir d'eau et un grand fournisseur d'hydroélectricité. Pour faciliter les liaisons nationales et internationales, les autorités ont fait de gros efforts d'aménagement. 7 000 km d'autoroute ont été construits. L'équipement des cols et le percement de grands tunnel comme celui du Mont-Blanc ou du Fréjus relient l'Italie au reste de l'Europe.

Au nord de l'Italie la plaine du Pô est une riche zone agricole. Le méthane présent dans son sous-sol est la seule source d'énergie fossile présente en Italie. Les autre plaines sont situées sur le littoral. Longtemps marécageuses, elles ont été drainées et amendées pour permettre le développement de l'agriculture et du tourisme.

La quasi-totalité de l'Italie connait un climat méditerranéen, avec des nuances. Plus on va vers le sud, plus les étés sont longs et secs. Dans le sud des Pouilles et de la Calabre la sécheresse estivale est supérieure à 5 mois. Dans les Apennins, les hivers sont plus froids. Le nord de l'Italie connait un climat à nuance continentale avec des hivers plutôt froids mais des étés très chauds et des précipitations plus abondantes que dans la péninsule.


Fleuves et lacs
Les fleuves et rivières les plus importants sont : le Pô, l'Adige, l'Arno, le Tibre. Les lacs les plus importants sont : le lac Majeur, le lac de Côme, le lac de Garde et le lac d'Orta.


Populations

Évolution de la démographie entre 1961 et 2004 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
En 2006, l'Italie comptait 59,2 millions d'habitants. La densité est de 196 habitants au km². Longtemps réservoir démographique de l'Europe et de l'Amérique, elle est devenue aujourd'hui une terre d'immigration. En effet le taux de fécondité est très bas depuis de nombreuses années. il est aujourd'hui de 1,3 pour mille. Le taux d'accroissement naturel est négatif. Seule l'arrivée annuelle de 150 000 à 200 000 immigrants permet aujourd'hui à la population italienne d'augmenter faiblement.Le veillissement de la poulation commence déja à grevé le buget social (problémes pour financer les retraites). Le nombre d'étrangers résidant sur le territoire italien est 1,25 million, principalement des ressortissants d'Europe de l'Est, du Maghreb, et d'Afrique noire. La longueur des côtes, la proximité du Sud du bassin méditerranéen et de pays d'une extrême pauvreté, comme l'Albanie, font de l'Italie, à l'instar de l'Espagne, un important lieu de transit pour les filières de l'immigration clandestine. La répartition de la population est largement dictée par les contraintes naturelles. Les montagnes et les régions très sèches du sud de l'Italie connaissent des densités assez faibles alors que les plaines littorales, et l'industrieuse plaine du Pô, supportent de très fortes densités. 67% de la population est urbaine. Le réseau urbain est dense en Italie du Nord et centrale, où l'on trouve la capitale économique du pays, Milan, et des grandes villes industrielles comme Gênes ou Turin. L'Italie possède un grand nombre de villes entre 100 000 et 500 000 habitants[1].

Économie

Articles détaillés : Économie de l'Italie et Liste d'entreprises italiennes.
L'Italie est membre du G8, les huit pays les plus industrialisés. Elle est la 7ème puissance économique du monde. Les régions du nord, notamment la Lombardie et l'Emilie Romagne, ont un des PIB par habitant les plus élevé de l'union européenne (29 140 dollars/habitant en 2004) et comparable à celui d'Île-de-France ou de la région de Londres. En revanche les régions méridionales accusent toujours un retard économique notable par rapport aux régions du nord.

L'Italie a une longue tradition de fabrication de qualité et de dynamisme commercial. Encore aujourd'hui, son dynamisme est celui de ses entrepreneurs, que ce soit le fait des grands groupes industriels comme Fiat qui connait aujourd'hui une hausse de ses ventes en Europe, Olivetti, le groupe Berlusconi ou Benetton, des société d'Etat aujourd'hui largement privatisées comme l'Eni ou le fait d'un réseau de PME constitué de sous-traitants ou de petits entreprises tournées vers l'exportation. Parallèlement, il existe une économie souterraine surtout présente dans le sud de l'Italie. Elle représenterait 20% du PIB et est le fait de grandes organisations criminelles comme la mafia sicilienne ou la camorra napolitaine. Ces organisations pratiquent l'extorsion de fonds, le trafic de stupéfiants et de cigarettes, les paris clandestins et l'usure. Selon certaines estimations, 80% des entreprises siciliennes subissent le racket de la mafia. Ceci pése sur l'économie du Mezzogiorno (le sud de la péninsule). Les investisseurs italiens ou internationaux hésitent en effet à s'installer dans cette zone.

De ce fait, les entreprises et les réseaux de PME dynamiques sont implantés dans le nord pour les deux-tiers. Cette partie de l'Italie est deux fois plus riche que le sud et ne compte que 4,5% de chômage alors que le sud atteint les 20%. Entre les deux, il existe une région que les géographes ont appelé la troisième Italie. Elle base sont développement économique sur des réseaux de PME dynamiques dans des secteurs diversifiés comme le textile, le cuir, les industries métalliques et mécaniques. Dans tout le pays, le tourisme est une activité importante. L'Italie, le troisième pays touristique d'Europe derrière la France et l'Espagne, accueille 41 millions de touristes par an dans les alpes, sur les littoraux et dans ses villes d'art comme Venise, Florence, Rome et Pompéi près de Naples.

On compte près de 2 millions d'exploitations agricoles en Italie. Elles se spécialisent dans la culture des produits traditionnels dans le monde méditerranéen, la vigne, le blé, l'olivier, les fruits et les légumes. Mais cette agriculture ne permet pas l'autosuffisance alimentaire et oblige le pays à importer une partie de sa consommation.

L'allègement des prélèvements obligatoires, l'assouplissement du marché du travail, la réforme de l'onéreux système de retraites, avance trop lentement tant du fait de la stagnation de l'économie que de l'opposition des syndicats qui craignent une précarisation des conditions de travail des employés et un appauvrissement des futurs retraités. Certains secteurs comme l'aéronautique, le nucléaire et les télécommunications sont peu développés[2]. Cependant grâce à l'exportation de produits manufacturés et aux devises apportées par les touristes, la balance commerciale italienne reste excédentaire.


Le découpage régional

On peut diviser l'Italie en trois grandes régions qui se distinguent par une économie différente :

L'Italie du Nord appartient au c½ur économique de l'Europe et occupe le sud de la mégalopole européenne. Elle concentre les principales activités et les plus fortes densités. Le nord s'organise autour de trois grandes villes qui forment le triangle industriel de l'Italie :
Milan grande métropole industrielle et tertiaire, capitale financière du pays ;
Turin la capitale de la construction automobile ;
Gênes le premier port d'Italie.
L'Italie du Sud, (ou Mezzogiorno) est une périphérie en retard de l'Europe et de l'Italie. c'est un espace plus rural et plus pauvre. Il a bénéficié des aides de l'Etat et de l'Union européenne pour financer un réseau routier performant et installer des complexes industrialo-portuaires. Les Pouilles, la Molise et les Abruzzes qui ne subissent pas la mainmise de la mafia ou de la camorra ont connu une croissance plus forte que le sud-ouest de l'Italie.
L'Italie du centre ou troisième Italie est une périphérie dynamique de l'Europe grâce à des PME innovantes à structures familiales regroupées dans des "districts" industriels. Le réseau urbain est composé de villes moyennes qui conjuguent patrimoine historiques et zones d'activités industrielles.

# Ville Région Population
1 Rome Latium 2.540.982
2 Milan Lombardie 1.256.002
3 Naples Campanie 979.409
4 Turin Piémont 902.252
5 Palerme Sicile 668.560
6 Gênes Ligurie 610.811
7 Bologne Émilie-Romagne 373.745
8 Florence Toscane 367.647
9 Bari Pouilles 325.867
10 Catane Sicile 302.884


Politique

L'Italie est subdivisée en 20 régions (15 de statut normal et 5 régions autonomes), elles-mêmes divisées en 109 provinces.

Articles détaillés : Régions d'Italie et Liste des provinces italiennes.
Article détaillé : Politique de l'Italie.

Gouvernement

La constitution italienne de 1947 a établi la Première République, « fondée sur le travail » (art. 1er). Elle consacre le principe de séparation des pouvoirs (le Gouvernement, le Parlement et la Justice) et repose sur un régime parlementaire bicaméral :

une Chambre des députés (Camera dei Deputati) de 630 députés ;
un Sénat (Senato della Repubblica) de 315 sénateurs (ainsi que d'anciens présidents de la République et de 5 sénateurs à vie, au plus, nommés par le chef de l'État).
Le Parlement est élu au suffrage universel direct selon des conditions très similaires. La loi électorale a été substantiellement modifiée, suite à un référendum abrogatif en 1993, pour introduire une part de scrutin majoritaire (75 %) afin d'éviter l'instabilité gouvernementale chronique du début de la République, due, entre autres, à un multipartisme excessif et à l'absence d'alternance possible. Elle a de nouveau été modifiée fin 2005, pour rétablir un scrutin proportionnel de listes bloquées, de façon à réduire l'échec probable de la Maison des libertés. L'exécutif est constitué d'un gouvernement présidé par un président du Conseil, primus inter pares. Le chef de l'État est un président de la République aux pouvoirs relativement limités, élu pour sept ans par les chambres réunies (auxquels s'ajoutent des délégués représentant les régions).

Une réforme avortée de la Constitution, adoptée par le Parlement fin 2005, aurait dû aboutir à la création d'une « IIe République » dans laquelle l'organisation territoriale serait de type fédéral et où le Premier ministre (nouveau nom donné au chef du Gouvernement) aurait eu des pouvoirs très étendus tandis que la Chambre des députés aurait compté 530 députés (-100)) et le Sénat de la République 265 sénateurs (-50). Les sénateurs auraient été par ailleurs élus au suffrage indirect. Mais cette réforme a été massivement rejetée lors d'un référendum en mai 2006.

Le précédent gouvernement (dit de « centre-droit ») était une alliance composite, appelée Maison des libertés, incluant notamment Forza Italia, le parti créé par Silvio Berlusconi, l'Alliance nationale, héritier du Mouvement social italien, des démocrates-chrétiens de droite, réunis dans l'UDC et la Ligue du Nord. Le 15 avril 2005, l'Union des démocrates chrétiens et le Nouveau Parti socialiste italien quittent le gouvernement de Silvio Berlusconi, en remettant la démission de leurs ministres, ce qui entraîne une crise gouvernementale rapide. Berlusconi démissionne le 20 avril 2005 et est chargé (dès le 22) de former un nouveau gouvernement qui prête serment le 23 avril. Les modifications sont peu nombreuses et les deux partis démissionnaires reviennent au gouvernement. Un seul ministère est créé, sans portefeuille, qui doit se consacrer au développement du Mezzogiorno.

Romano Prodi, vainqueur de justesse des élections législatives des 9 et 10 avril 2006, a été nommé président du Conseil des Ministres par Giorgio Napolitano, nouveau Président de la République élu le 10 mai 2006.


Culture

Fêtes et jours fériés Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Capodanno
6 janvier Épiphanie Epifania (pop. Befana)
Mobile Pâques Pasqua
Mobile Lundi de Pâques Lunedì dell'Angelo (pop. Pasquetta)
25 avril Libération Liberazione 1945
1er mai Fête du Travail Festa dei lavoratori
2 juin Fête de la République Festa della Repubblica 1946
15 août Assomption Assunzione (pop. Ferragosto)
1er novembre Toussaint Tutti i Santi ou Ognissanti
8 décembre Immaculée Conception Immacolata Concezione
25 décembre Noël Natale
26 décembre Saint Étienne Santo Stefano

Un décret de 1985 fixe les fêtes religieuses (catholiques), en application de l'accord concordataire (art. 6) signé à Rome le 18 février 1984 entre la République italienne et le Saint-Siège, ratifié par la loi n° 121 du 25 mars 1985 :

tous les dimanches ;
le 1er janvier, Maria Santissima Madre di Dio (Marie très sainte, mère de Dieu) ;
le 6 janvier, Epifania del Signore (Épiphanie du Seigneur) ;
le 15 août, Assunzione della Beata Vergine Maria (Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie) ;
le 1er novembre, tutti i Santi (Toussaint) ;
le 8 décembre, Immacolata Concezione della Beata Vergine Maria (Immaculée Conception) ;
le 25 décembre, Natale del Signore (Noël du Seigneur) ;
le 29 juin, SS. Pietro e Paolo (Saints Pierre et Paul), pour la commune de Rome.
La plus grande association du culte en Italie est l'Église catholique, suivie de très loin par les Assemblee di Dio, qui sont des communautés pentecostales, et les témoins de Jéhovah. Mais les deux autres religions institutionnelles sont les juifs et les Valdesi (Vaudois réfugiés en Italie des régions arpitanes).

Médias
Liste des quotidiens italiens
(it) Rai Radiotelevisione Italiana (=> voir Rai (télévision)), le groupe de medias audiovisuels comprend Rai Uno, Rai Due, Rai Tre et Rai Sat, mais également des radios : Radio Uno, Radio Due, Radio Tre
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# Posté le dimanche 05 août 2007 08:21

L'EGYPTE

L'EGYPTE
L'Égypte (Masr, Misr, مصر), officiellement la République arabe d'Égypte, est un pays d'Afrique du nord-est. La péninsule du Sinaï se situe cependant en Asie.

Sa capitale est Le Caire (al-Qâhira, القاهرة), sa langue officielle est l'arabe, sa langue parlée est l'égyptien (arabe dialectal) et sa monnaie est la livre égyptienne.

Histoire

Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l'histoire. Après de nombreuses invasions et occupations diverses, le pays des pharaons tomba définitivement sous domination arabe au VIIe siècle de notre ère. Sa culture reste aujourd'hui encore fortement marquée par l'identité arabe, dont le président Nasser fut l'un des plus célèbres pionniers.

De nos jours l'Égypte musulmane s'inscrit dans un cadre politique moyen-oriental, imprégné par ses nombreux conflits avec l'État d'Israël.

Outre ses ouvrages monumentaux contemporains tels que le canal de Suez ou le barrage d'Assouan, elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que l'évolution des technologies nous permette de mieux en saisir la grandeur et la portée.


Politique
La République arabe d'Égypte est une république démocratique. L'islam est la religion d'État mais les libertés de pensée et de cultes sont officiellement assurées.

Des organisations défendant les Droits de l'Homme dénoncent des atteintes aux droits de l'Homme.[réf. nécessaire]

Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République. Depuis 1981 Mohammed Hosni Moubarak occupe le poste de président, réélu lors de référendums tous les six ans. En 2005 l'élection pour la présidence était pour la première fois ouverte à d'autres candidats. Le pouvoir législatif appartient à l'Assemblée du Peuple (membres élus pour une durée de cinq ans par suffrage universel). Enfin une assemblée consultative, appelée la Choura, est consultée par le président de la République et l'Assemblée du Peuple sur les décisions politiques. Cette assemblée est composée de 264 membres dont deux tiers sont élus, et un tiers nommé par le président de la République.


Dirigeants depuis 1803

Article détaillé : Présidents d'Égypte.

Gouvernorats

L'Égypte est divisé en vingt-sept gouvernorats (muhafazat, singulier - muhafazah) :

Ad Daqahliyah ;
Al Bahr al Ahmar ;
Al Buhayrah ;
Al Fayyum ;
Al Gharbiyah ;
Al Iskandariyah ;
Al Isma'iliyah ;
Al Jizah ;
Al Minufiyah ;
Al Minya ;
Al Qahirah ;
Al Qalyubiyah ;
Al Uqsur ;
Al Wadi al Jadid ;
Ash Sharqiyah ;
As Suways ;
Aswan ;
Asyut ;
Bani Suwayf ;
Bur Sa'id ;
Dimyat ;
Janub Sina' ;
Kafr ash Shaykh ;
Matruh ;
Qina ;
Shamal Sina' ;
Suhaj.

Géographie

Régions

On distingue généralement quatre régions, la Basse-Égypte, la Moyenne-Égypte, la Haute-Égypte et la Nubie.

L'Égypte multiplie les extrêmes : pays arabe le plus peuplé, 90 % de sa population habite dans une bande de terre fertile qui longe le Nil (24 km dans sa plus grande largeur près du Fayoum, en moyenne 10 km, mais peut n'avoir qu'une centaine de mètres). Le reste du territoire est désertique.

Au sud, le Nil se heurte à une barrière montagneuse ; à mesure qu'il se dirige vers le nord, le paysage devient de plus en plus plat et désertique.
Au nord du Caire, la vallée se transforme en un vaste delta de 200 km de large, semblable à un grand éventail fertile plongeant dans la Méditerranée.
À l'est de la vallée se trouve le désert d'Arabie, à l'ouest le désert de Libye, plateau aride ponctué de formations géologiques bizarres et d'oasis luxuriantes.
À l'est, par delà le canal de Suez, s'étend la péninsule du Sinaï, extension du désert d'Arabie, où le mont Sainte-Catherine culmine à 2 642 m.

Grandes villes

Outre la capitale, Le Caire, les grandes villes égyptiennes sont les suivantes : Alexandrie, Assouan, Assiout, El-Mahalla El-Kubra, Gizeh, Hurghada, Mansourah, Louxor, Karnak, Kôm Ombo, Port Safaga, Port Saïd, Charm el-Cheikh, Shubra-El-Khema, Suez, Zagazig.


Climat

Le climat de l'Égypte est exceptionnel et se résume à deux mots : chaud et sec. L'air y est particulièrement sec et salubre, et seul le Nil fait qu'on n'y retrouve pas totalement le climat saharien. En hiver, la température est douce et les gelées nocturnes sont exceptionnelles. Mis à part les mois de janvier, février et mars, parfois assez froids dans le nord, les températures moyennes avoisinent 20° sur la côte méditerranéenne (maximales 31°) et 28° à Assouan (maximales 50° !). Dans le désert, les extrêmes sont de rigueur - incandescent le jour, glacial la nuit.

Devenue sensiblement plus humide depuis la construction du haut barrage, la Haute-Égypte ignorait pratiquement la pluie dans l'Antiquité, au point que celle-ci apparaissait comme un présage, en général funeste, aux yeux de ses habitants.

Le delta du Nil et surtout le cordon littoral connaissent une moins grande sécheresse. Pendant l'hiver, de violentes ondées transforment la région en marécages, mais ces précipitations restent encore assez rares (la moyenne au Caire est de six jours de pluie par an). Alexandrie est la ville égyptienne qui reçoit le plus de précipitations, environ 19 cm/an, tandis qu'Assouan ne reçoit qu'environ 10 mm tous les cinq ans.

Au printemps sévit assez souvent le khamsin, un vent sec, chaud et très poussiéreux, souffle brûlant des déserts du sud-est. À la vitesse de 150 km/h, il arrache les feuilles des arbres et donne au ciel une teinte orange foncé ; l'air se charge de poussière ce qui rend la respiration oppressante. Pendant ces cinquante jours (d'où le nom de cette saison), l'Égypte connaît quelques violents orages, symbolisés par le dieu Seth.

En été, la température est élevée, mais une brise régulière du nord rafraîchit l'atmosphère, si bien que cette chaleur sèche est plus supportable qu'une chaleur humide.

Ce grand soleil, cette chaleur sèche n'ont pas été sans influer sur les m½urs des anciens Égyptiens : le besoin de vêtements ne se faisait guère sentir, mais la perruque était utile pour se protéger des rayons du soleil ; les bains et les soins de la toilette rafraichissaient l'épiderme, tandis que les fards, les cosmétiques, les parfums protégeaient la peau et les yeux de la réverbération solaire, et masquaient l'odeur de la transpiration.

C'est aussi pour recueillir quelque fraicheur que l'on construisait en briques épaisses, que l'on travaillait sous les vérandas, que les gens aisés cachaient leurs demeures dans la verdure des jardins.


Flore et faune

De la flore sur une île du NilSi l'Égypte est à 94 % désertique, elle n'en abrite pas moins divers écosystèmes qui se sont adaptés à des conditions particulièrement hostiles : lotus, papyrus, palmiers, tamaris, acacias, jacarandas, poincianas, mangroves...


Un dromadaire sur une plage de la mer RougeCôté faune, on dénombre environ quatre cent trente espèces d'oiseaux et une centaine de mammifères, au nombre desquels les dromadaires, les ânes et les gazelles... On comptait auparavant une variété extraordinaire de grands mammifères (léopards, oryx, hyènes, lynx du désert...), aujourd'hui anéantis par la chasse. Très à leur aise, en revanche, trente-quatre espèces de serpents, des scorpions et quelques crocodiles vivent du côté d'Assouan.


Économie [

Felouque sur le NilLe pays est en proie à de grandes difficultés économiques. Autrefois (vers -400) essentiellement agraire, l'économie égyptienne tente désormais de se diversifier vers des domaines comme le tourisme ou l'industrie. Les principaux partenaires économiques de l'Égypte (en 2004) sont les États-Unis, l'Union européenne, et le Japon. Les principales ressources économiques de l'Égypte sont le pétrole, les métaux, le tourisme, et l'agriculture (surtout le coton).

En 2006, la Banque mondiale donne le classement suivant pour les premiers pays africains :

État PIB
Afrique du Sud 255,0 milliards de dollars US
Algérie 114,7 milliards de dollars US
Nigeria 114,7 milliards de dollars US
Égypte 107,5 milliards de dollars US
Maroc 57,3 milliards de dollars US
Source : Banque mondiale[1]


Journaux

(fr) Al Ahram Hebdo
(ar) Al Ahram quotidien
(ar) Le journal libéral Al Wafd
(fr) Le progrès Égyptien quotidien




Famille égyptienne, au loin les pyramides d'ÉgypteLes fêtes religieuses varient suivant le calendrier lunaire (Baîrams, Aïd el-Kebir, Mouled el-Nabi). Le calendrier islamique étant plus court que le calendrier grégorien, les fêtes religieuses reculent de 11 jours environ tous les ans. Le ramadan est respecté quoique beaucoup d'égyptiens tentent de contourner la règle du jeûne en modifiant leurs heures de veille. L'abstinence et le manque de sommeil rend les gens parfois irritables à cette période. Mais le ramadan est aussi un temps magique pour faire des rencontres et participer aux nombreuses fêtes qui débutent à la rupture du jeûne.


Principales fêtes

L'Aïd el-Fitr (petit Baïram), fête de trois jours marquant la fin du Ramadan ;
L'Aïd el-Kebir (grand Baïram), qui marque la période du hadj, ou pèlerinage à la Mecque ;
1er janvier : Nouvel An (banques seulement) ;
7 janvier : Noël copte ;
en janvier : marathon de Louxor et de Guizeh ; Fête du printemps ;
22 février : Jour de l'Unité ;
le Sham en-Nessim (“senteur de la brise”), fête égyptienne d'origine pharaonique, le premier lundi après la Pâque copte, célébrée par tous les égyptiens (musulmans et coptes) ;
25 avril : anniversaire du Sinaï (restitution par Israël) ;
1er mai : Fête du Travail ;
18 juin : Fête de la République ;
23 juillet : Fête Nationale, fête de 4 jours, anniversaire de la Révolution ;
6 octobre : Fête des Forces Armées, journée nationale fériée marquant la victoire remportée sur Israël en 1973 ;
24 octobre : Fête de Suez ;
Octobre : Rallye des Pharaons ;
Octobre et février : Festival culturel d'Abou Simbel ;
Novembre : commémoration de la découverte des tombes pharaoniques ;
23 décembre : Fête de la Victoire.
Les Moulid, mélange de foire et de fête religieuse célèbrent l'anniversaire d'un saint local et donnent lieu à une débauche de couleurs, de nourriture, de spectacles, de bénédictions, de circoncisions publiques.


Évènements culturels cairotes

Festival de musique arabe (début novembre),
Foire du livre (janvier),
Festival international du film (début décembre),
Festival de théâtre expérimental (septembre).

Religions

La majorité des égyptiens se réclament de l'Islam, fondé au début du VIIe siècle par Mahomet et introduit en Égypte en 642. La prière représente une partie essentielle de la vie quotidienne du croyant, que le muezzin (et maintenant les haut-parleurs) appelle cinq fois par jour du haut des minarets. L'autorité religieuse suprême est le sheikh d'Al-Azhar, dont le rôle est de définir la ligne officielle de l'islam sur la plupart des choses.

Les Coptes forment la principale minorité religieuse (15%), avec une forte représentation dans les régions de Haute-Égypte (Beni-suef, El-minya, Assiout, Sohag, Qena, Louxor). Avant l'arrivée de l'islam, le christianisme était la religion prédominante dans le pays, l'un des premiers à avoir embrassé cette nouvelle foi. Les Coptes sont la résultante d'une scission de l'église orthodoxe d'Orient. Longtemps voués à la vie monastique, ils constituent aujourd'hui une élite cultivée (dont le représentant le plus connu est l'ancien Secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali) et une minorité économiquement puissante. Il est interdit pour un Chrétien d'épouser une Musulmane, mais l'inverse est possible, et les deux communautés cohabitent à peu près paisiblement. Cependant, le vendredi 28 octobre 2005, à Alexandrie, des milliers de musulmans s'en sont pris à l'église copte-orthodoxe Saint-Georges en jetant des pierres et en criant des injures antichrétiennes[2]. La police a tiré sur la foule en colère faisant trois morts et 80 blessés[3].

Les bahaïs, communauté d'environ 10 000 personnes, ont obtenu le droit, par le tribunal de première instance d'Alexandrie, d'inscrire leur confession sur leur carte d'identité[4]. Cette confession est apparue au milieu du XIXe siècle avec comme premier apôtre Al-Mirza Ali Mohamed Al-Chirazi, né en 1844 ; Hussein Ali Nourri, né en Iran en 1810, est le véritable fondateur du bahaïsme qui compte près de six millions de bahaïs dans le monde, principalement en Iran.
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# Posté le dimanche 05 août 2007 08:08

LA CHINE

LA CHINE
La République populaire de Chine (RPC ; pinyin : Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó ; traditionnel : 中華人民共和國 ; simplifié : 中华人民共和国), communément appelée « Chine », est un État d'Asie orientale. Proclamée en 1949, elle est dirigée depuis par le Parti communiste chinois (PCC).

La Chine est actuellement le pays le plus peuplé du monde, avec plus de 1,3 milliard d'habitants, pour la plupart d'ethnie Han. Avec 9 596 960 km², c'est également le plus grand pays d'Asie orientale et le quatrième plus grand pays au monde, après la Russie, le Canada et les États-Unis d'Amérique. Elle est limitrophe de quatorze pays : Viêt Nam, Laos, Birmanie, Inde, Bhoutan, Népal, Pakistan, Afghanistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Russie, Mongolie et Corée du Nord. Officiellement pays communiste, la RPC a adopté une « économie socialiste de marché » où libéralisme économique et contrôle politique se côtoient en une formule spécifique.

La Chine connaît plusieurs problèmes quant à la délimitation de ses frontières. Le plus important concerne sans doute Taiwan, territoire indépendant de facto sur lequel la RPC revendique la souveraineté. Le contrôle de la mer Jaune méridionale est également un sujet conflictuel entre États riverains (RPC, Malaisie, Viêt Nam, Indonésie). La contestation porte sur une série d'îlots stratégiques, dont les îles Spratley et Paracel.

Depuis la rétrocession de Hong Kong et Macao, le terme « Chine continentale » fait généralement référence à la RPC sans ces deux régions administratives spéciales


Histoire

En 1949, les communistes achèvent de prendre le contrôle de la Chine continentale (île de Hainan incluse), mettant fin à une longue période de guerre civile ou de morcellement politique. Le 1er octobre , Mao Zedong déclare la fondation de la République populaire de Chine sur la place Tian'anmen, à Pékin, les partisans du Guomindang se replient dans l'île de Taiwan, et quelques îles du Fujian.

Le nouveau pouvoir veut mettre en place un nouvel ordre économique et social à la fois inspiré de l'exemple soviétique et adapté aux réalités chinoises. Dans un premier temps, cherchant d'abord à reconstruire un pays ravagé, il se contente de réformes relativement modérées, inspirées de celles déjà mises en place dans ses anciens bastions du temps de la guerre civile. Le rythme des réformes s'accélère pourtant rapidement, et de nombreuses personnes, soupçonnées de ne pas collaborer avec le régime, sont exécutées.

En 1957, prenant acte des insuffisances du régime, Mao lance la campagne des Cent Fleurs: il invite la populations à un débat critique. Les critiques formulées par les intellectuels sont parfois très violentes et inquiètent le parti. Celui-ci réplique par une « campagne antidroitière » et lance en 1958 le Grand Bond en avant, vaste mobilisation pour la modernisation économique qui se solde par une famine et fait entre 20 et 30 millions de morts. A partir de ce moment, Mao, très contesté par certains des responsables les plus éminents du parti perd de son autorité. De nouvelles politiques économiques sont mises en place.

En 1966, Mao lança la Révolution culturelle, qui lui permit de revenir au pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse du pays contre les moyennes élites en poste alors. Une période de chaos s'ensuivit, peu à peu reprise en main par Zhou Enlai. Après la mort de Mao, Deng Xiaoping, considéré comme le leader des réformistes, parvint à se hisser au pouvoir. Suite à quoi, la veuve de Mao, Jiang Qing et ses associés, la Bande des Quatre, furent arrêtés et jugés. Depuis, le gouvernement a considérablement réduit le contrôle gouvernemental de la vie privée des individus et opéré une transition de l'économie de type planifié à une économie mixte.

Le leitmotiv des partisans de la réforme économique est l'ouverture progressive du marché chinois, pour parvenir à la constitution d'une classe moyenne urbaine (15 % de la population actuelle), l'amélioration du niveau de vie (qui s'est vérifié par une augmentation spectaculaire du revenu annuel, du niveau de consommation, de l'espérance de vie, de l'alphabétisation).

Les critiques adressées à ces réformes économiques, émanant généralement des paysans les plus pauvres, des observateurs étrangers et des dissidents au régime communiste, notent que ces réformes ont créé de grandes disparités au sein du pays, une importante pollution, une corruption rampante, un chômage croissant et une mauvaise gestion des entreprises d'État. Cette situation est potentiellement menaçante pour la stabilité du régime. Certains acteurs de la vie politique chinoise, journalistes et magistrats, critiquent également le manque de réformes politiques vers plus de démocratie.

Le pays adopte progressivement une économie de marché et s'insère de plus en plus dans le système économique libéral mondial. En 2001, il adhère à l'OMC. Toutefois, le PCC en conserve le contrôle politique exclusif et maintient sa politique répressive vis-à-vis de groupes menaçant son hégémonie. Ces opposants sont majoritairement issus de certaines minorités (notamment du Tibet et du Xinjiang), certains Han issus de la classe urbaine, ou des dissidents vivant à l'étranger. La question des Droits de l'homme demeure un sujet largement ressassé au sujet de la RPC et est aujourd'hui un moyen de pression économique.

Stigmatisant les violations des droits de l'homme, les événements de la place Tian'anmen, le 4 juin 1989, ont entraîné un embargo sur les ventes d'armes à la Chine.


Géographie

La Chine est le quatrième pays du monde en superficie.

Elle possède une grande variété de climats et de paysages. À l'est, le long des rives de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale se trouvent de vastes plaines alluviales très densement peuplées ; les rives de la mer de Chine méridionale sont plus montagneuses et la Chine du sud est dominée par des zones vallonnées et des chaînes de montagnes de faible altitude. Dans le centre-est se trouvent les deltas des deux principaux fleuves de Chine, le Huang He et le Chang Jiang. Parmi les autres rivières importantes, on compte le Xi Jiang, le Mékong, le Brahmapoutre et l'Amour.

À l'ouest, d'importantes chaînes montagneuses, notamment l'Himalaya avec le point le plus élevé de Chine (et du monde), le mont Everest, ainsi que de hauts plateaux supportant des paysages très arides comme les déserts du Takla-Makan et le désert de Gobi. En raison d'une sècheresse prolongée, ainsi peut-être qu'à cause de mauvaises pratiques agricoles, des tempêtes de poussière sont désormais communes durant le printemps en Chine. Selon l'Agence chinoise de protection de l'environnement, le désert de Gobi s'est étendu et est une source majeure des tempêtes de poussière qui affectent la Chine ainsi que d'autres parties du nord-est asiatique, comme la Corée et le Japon[1].

Le littoral oriental de la Chine est soumis au passage des typhons, des tempêtes tropicales violentes. En 2004, le typhon Rananim a fait 164 morts et 1 800 blessés. On a estimé les pertes économiques à 18 milliards d'euros pour le pays. Voir aussi : Villes de Chine


Environnement

La Chine connaît des problèmes environnementaux majeurs. La forêt y avait déjà fortement régressé il y a 8000 ans, ce qui a engendré des problèmes de désertification, d'érosion et dégradation des sols, ainsi que d'inondations, qui ont empiré avec l'industrialisation et la démographie notamment sur le littoral et dans le bassin de la rivière des Perles. L'utilisation massive de pétrole et surtout de charbon est source d'une pollution importante. L'explosion de la croissance économique s'est traduit par de nouvelles pressions sur les ressources non renouvelables. De nombreuses villes sont en permanence couverte d'un nuage de pollution. Le panda est devenu un symbole mondial pour les espaces et habitats menacés.

La Chine a d'abord refusé le protocole de Kyoto mais en 2007, Wen Jiabao a annoncé vouloir en 2010 atteindre les objectifs du 11ème plan quinquennal : réduire de 20 % la consommation d'énergie et de 10 % l'émission de principaux polluants. Des programmes de reboisement, de protection de la nature, et un projet de ville HQE témoignent des efforts faits. La flotte de pêche chinoise prend une part croissante en matière de surpêche.

Pourtant, malgré le discours officiel, la Chine devrait en 2007 ravir aux États-Unis le titre de premier producteur de gaz à effet de serre ; et dans 25 ans, la Chine pourrait en produire à elle seule deux fois plus que la totalité des pays de l'OCDE réunis. Ce qui n'est pas si surprenant puisqu'elle a construit en 2006 5 centrales à charbon par semaine ![2]

La population, surtout les jeunes ayant fait des études supérieures, se sent concernée par les problèmes environnementaux, non seulement à l'échelle de la Chine, mais aussi à l'échelle de la planète. Cette prise de conscience relativement récente et encouragée officiellement entre en concurrence avec le besoin de croissance et de développement industriel, immobilier, routier que connaît la Chine. C'est avec la surpopulation le grand défi de la Chine moderne.


Démographie

En janvier 2005, la Chine a atteint 1,3 milliard d'habitants, ce qui en fait l'État le plus peuplé de la planète devant l'Inde (environ un milliard d'habitants)[3]. On estime que 130 millions de Chinois vivent avec moins d'un euro par jour[4].


Baisse de la croissance démographique

Jusqu'au début des années 1970, la Chine connaissait une très forte croissance démographique. Afin de limiter la croissance de sa population, elle a adopté une réglementation limitant la taille des familles urbaines (à l'exception des Tibétains) à un enfant, à deux enfants pour les familles rurales ayant eu une fille comme premier enfant. Le taux de natalité est ainsi tombé de 21 pour mille en 1990 à 12,4 pour mille en 2003. L'accroissement démographique est quant à lui de 0,6% en 2003 contre 1,44 en 1990[5].

Le 28 mars 2006, Zhang Weiqing - responsable de la « Commission d'État pour la population et le planning familial » - a indiqué, dans une interview accordée au site internet du gouvernement chinois, que la politique du planning familial avait aidé la Chine à éviter la naissance de 400 millions de bébés au cours des trois dernières décennies. Il a fait remarquer que la Chine avait mis environ trente ans pour réaliser l'objectif du contrôle de la population, alors que cela en avait pris cent dans les pays développés. « L'objectif d'assurer au peuple chinois une vie relativement confortable n'aurait pas pu être réalisé si nous avions 400 millions de personnes supplémentaires » a souligné M. Zhang. La Chine faisant actuellement face à un nouveau pic de ses naissances, la politique de l'enfant unique ne sera pas changée dans un futur proche.

Cette politique n'est pas appliquée dans les campagnes où les fonctionnaires chargés de l'affaire n'ont jamais mis les pieds. De plus, pour compenser les anciennes discriminations, les minorités ethniques ne doivent pas subir les effets de la politique de l'enfant unique.


Déséquilibres entre les sexes

C'est en grande partie une conséquence de la limitation des naissances. Les garçons étant considérés comme plus avantageux économiquement dans les zones rurales, le recours à l'avortement sélectif, en théorie interdit, et aux abandons a engendré un surplus de garçons. Il existe de nombreux orphelinats pour les enfants abandonnés, mais seuls 2% d'entre eux ne trouvent pas de parents adoptifs, et restent à l'orphelinat jusqu'à l'âge adulte. La RPC a institué un programme permettant les adoptions internationales, mais celui-ci n'a qu'une faible incidence sur le nombre d'adoptions actuellement ; de plus, il a été fortement limité en décembre 2006. En 2000, cela a eu pour conséquence observable un ratio de 117 garçons nés pour 100 filles, largement au-dessus de la moyenne naturelle (106 pour 100). Bien que culturellement explicable par le sexisme, les origines de ce ratio ont récemment été partiellement corrélées avec les conséquences de l'hépatite. Le gouvernement de la RPC tente de réduire le problème à travers des campagnes de sensibilisation via le planning familial, mettant en valeur le rôle des filles, mais également en interdisant le diagnostic de sexe pré-natal. Il existerait actuellement entre 30 et 40 millions de Chinois dans l'impossibilité de trouver une femme. Cela est aggravé par le développement du phénomène de polygamie chez les Chinois les plus aisés, et entraîne le développement de la prostitution, mais aussi du kidnapping de femmes, revendues dans des villages éloignés.


Les groupes ethniques

La RPC se décrit comme un État multi-ethnique de 56 nationalités.


Les Han

L'ethnie majoritaire Han (92%) est elle-même relativement hétérogène, et peut être également appréhendée comme un vaste regroupement de divers sous-groupes ethniques partageant les mêmes caractéristiques culturelles et linguistiques.


Les minorités

Même si les minorités cohabitent avec les Han, la différence est grande entre ce qui est affiché et la situation réelle. Le pouvoir en place est notamment hostile aux tibétains et ils n'ont pas le droit de pratiquer le bouddhisme.

Officiellement, la politique de la RPC donne des avantages aux minorités ethniques, comme des quotas d'admission au lycée, à l'université et aux postes d'administration publique. Le chauvinisme Han est, officiellement, condamné.

Cependant, des mouvements indépendantistes existent au Tibet, au Xinjiang et à un degré moindre en Mongolie intérieure. Les groupes indépendantistes et de nombreux observateurs étrangers critiquent la politique ethnique de la République populaire de Chine. L'organisation et le soutien financier de la colonisation Han de zones chinoises originellement non majoritairement Han est critiquée, l'inversion démographique jouant en défaveur des minorités, servant à reprimer leur revendications.


Économie

Transformation de l'économie

La société civile chinoise évolue à grande vitesse et adopte des m½urs nouvelles, compte tenu de la modernisation effrénée du pays.Le Parti communiste chinois (PCC) définit l'économie de la Chine comme une « économie socialiste de marché », une « forme de socialisme aux caractéristiques chinoises ». De 1978 à 1989, le gouvernement chinois a réformé en profondeur l'économie du pays, la faisant passer d'une économie planifiée de type soviétique à un « socialisme de marché », conservant la structure rigide de contrôle par le PCC, ce qui l'a fait appeler 'l'atelier du monde'.

Dans ce but, la collectivisation de l'agriculture a laissé place à un système de responsabilisation individuelle des terres, les cadres locaux ont acquis plus de marge de man½uvre, des gérants ont été introduits dans les secteurs industriels, permettant l'essor de nombreuses petites entreprises, alors nommées « getihu » (个体户), et attirant de nombreux commerçants et investisseurs étrangers. Le contrôle des prix a été relâché, à l'exception notable de produits de première nécessité pour les paysans.

En 1992, l'appellation officielle du système devient « économie de marché socialiste » et le changement d'adjectifs marque le début du changement de nature de classe de l'État. Le secteur public commence à se noyer dans l'océan de l'économie marchande, passant de 73% de la production industrielle en 1988 à 35% en 1992. Cela a permis le passage d'une économie planifiée à une économie mixte, la redécouverte des fondements du libéralisme économique, sauvant le communisme officiel du régime.

Dans ce nouveau système économique, les entreprises publiques ont du mal à trouver leur place et rencontrent de plus en plus de difficultés. Leurs pertes ont atteint le chiffre record de 102,6 milliards de yuans (12,75 milliards de dollars) en 2005, soit une augmentation de 56,7 % en base annuelle, selon les chiffres du Bureau d'État des Statistiques (BES). Sur les deux premiers mois de 2006, les pertes des entreprises publiques ou contrôlées par l'État atteignent déjà 26,2 milliards de yuans, soit 3,25 milliards de dollars. L'augmentation des coûts de production, un système de fixation des prix inefficace, la surcapacité et d'importantes lacunes d'ordre technologique sont les principales causes de cette situation, selon Jiang Yuan, statisticien au BES.

Le gouvernement a résolument mis entre parenthèses l'égalité des classes durant cette période, menée par le mot d'ordre de Deng Xiaoping : « Enrichissez-vous ! ». L'enrichissement personnel (individualisme) et la consommation (soutenue par des politiques néo-keynésiennes dès 1997) sont devenus de nouveaux moteurs économiques, accompagnés par une professionnalisation progressive des techniques de gestion, destinées à améliorer la productivité (division du travail). Le gouvernement a également ½uvré pour attirer des capitaux étrangers, sources cruciales de développement économique : les Zones économiques spéciales (ZES), exemptes de taxes, ont été créées à cet effet, étendues peu à peu à tout le littoral. Grâce à l'introduction du libre-échange, on observe qu'un quadruplement du Produit intérieur brut (PIB) s'est produit depuis 1978.

Les incitations par taxes préférentielles sont également à l'origine d'incitations fiscales à produire en Chine, que ce soit pour l'export ou pour le marché local de 1,3 milliards d'individus. La RPC tente d'harmoniser le système de taxes et règlements pratiqués sur les entreprises, aussi bien chinoises qu'étrangères. Ainsi, les taxes préférentielles dont bénéficient les exportateurs dans les ZES et les villes côtières sont l'objet d'une révision. Les exportations chinoises vers les États-Unis représentaient 125 milliards de dollars en 2002, tandis que les importations américaines atteignaient 19 milliards. Ce déséquilibre est attribué de façon récurrente par les États-Unis à un taux de change jugé défavorable entre le yuan et le dollar. Le 21 juillet 2005, la Banque de Chine a annoncé qu'elle mettait en ½uvre un système de fluctuation du yuan dans les limites de 0,3% par jour par rapport au dollar, contre 3% maximum par rapport à un panier de devises étrangères, dont le yen et l'euro.


Une croissance économique effrénée

En 2005, la Chine est devenue la quatrième puissance économique du monde. En 2006, la Chine enregistre un PIB de 2 668 milliards de dollars soit une croissance de 10,7 %. En 2007, la Chine devient la troisième puissance économique mondiale, avec un PIB qui devrait dépasser les 3 100 milliards de dollars [1]. [Ce développement effréné des activités économiques est dû aux investissements et aux exportations mais peu à la consommation intérieure[6]. Le développement économique actuel de la Chine est l'un des plus rapides du monde, puisque l'on y enregistre une croissance dont la moyenne, depuis 10 ans, se situe entre 7 et 8 % par an, frôlant parfois les 10 %, d'après les statistiques chinoises.

La RPC est depuis 2001 membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)[7].

La croissance de la Chine est essentiellement tirée par les exportations. Leur montant a plus que doublé en quatre ans, pour atteindre 593 milliards en 2004. L'essentiel de ce commerce se fait avec la zone régionale (Japon, Corée) mais il est à noter une forte augmentation des échanges avec les États-Unis et l'Europe. Au cours de l'année 2004, les exportations et les importations chinoises ont augmenté de 36 %. Le solde commercial dégage un excédent de 32 milliards de dollars. Les points forts des exportations chinoises sont : les tracteurs, les montres et les jouets (85 % du marché mondial), les appareils photo et les ordinateurs portables, (55 % du marché), les téléviseurs et les machines à laver (30 %), 15 % pour l'acier[8].


Shanghai, une ville dynamique et moderneLa présence des entreprises étrangères sur le sol chinois est en grande partie à l'origine de la forte accélération de la croissance des exportations. Elles ont attiré la main-d'½uvre qualifiée dans les zones côtières où elles se sont implantées. Seulement 41 % des exportations chinoises proviennent d'entreprises intégralement chinoises. Aujourd'hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à 100 % étranger et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises. [9] La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main d'½uvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ 1$ US par heure, bien en-dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois est un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d'emploi impossible à mettre en ½uvre dans les démocraties libérales censées pourtant être moins sociales.

La mainmise du PCC sur les dissidents ou agitateurs potentiels qui résulteraient de telles unions explique en partie leur absence.

Un autre aspect de l'économie chinoise à relever : les bas prix d'éléments non issus de la force de travail. Cela est dû en partie à l'existence de contrôle des prix et de la garantie des sources d'approvisionnement hérités de la précédente économie de type soviétique : les entreprises d'État continuant à être démantelées, et leurs ouvriers renvoyés dans des secteurs de compétitivité accrus, l' effet déflationaire induit continue à mettre la pression sur les prix pratiqués au sein de l'économie. Les conséquences de cette croissance économique sont nombreuses. Le revenu moyen annuel d'un ouvrier chinois est de 1 300 US dollars. Les salaires augmentent régulièrement sur le littoral Pacifique.

La Chine est devenue la troisième consommatrice d'énergie après les États-Unis et l'Union européenne. Mais elle manque cruellement d'énergie. Il faut couper l'électricité régulièrement dans le sud-est dynamique du pays. Pourtant 42 gigawatts en 2004 (l'équivalent ce que produit la Grande-Bretagne) ont été ajoutés au parc électrique en 2004 et en 2005. Le charbon du sous-sol ne semble pas en quantité suffisante pour assurer le long terme. La Chine cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole : la Russie, certains pays africains, les pays du Golfe et l'Iran sont ses partenaires.


Agriculture

Selon les estimations de l'OCDE, le secteur agricole représente encore aujourd'hui 15 % du produit intérieur brut de la Chine et assure 40 % de l'ensemble des emplois. Une part qui s'élevait à 71 % à la fin des années 1970.[10] Ce secteur constitue donc, malgré le développement industriel récent, une part importante de l'économie chinoise. Plus de 800 millions de personnes vivent dans les zones rurales. L'agriculture, qui occupe la majeure partie de la population active (323 millions d'actifs ruraux), reste un secteur fondamental de l'économie chinoise. Les exploitations sont détenues par les collectivités villageoises qui les louent à des agriculteurs, souvent avec des baux de trente ans. Cette semi-privatisation s'est accompagnée d'un boom de la productivité et de la production.

Depuis 5 000 ans, le riz - dont l'apparition demeure mystérieuse - domine l'activité rurale de la Chine et constitue l'aliment de base de la majorité de ses habitants. L'agriculture chinoise est pénalisée par le peu de zones cultivables, seulement 10 % de la superficie mondiale pour nourrir 22 % de la population mondiale. L'agriculture chinoise est également handicapée par son morcellement, avec 200 millions de foyers exploitant chacun, en moyenne, une superficie de 0,65 hectare. De plus, du fait de l'urbanisation croissante, de la pollution et de la désertification, on estime que la surface cultivable diminue d'environ 2500 km² par an. Pourtant, entre 1990 et 2003, la production agricole a augmenté 90 %.

Bien que le Parti communiste, sous l'impulsion de Mao Zedong se soit appuyé sur les paysans pour prendre le pouvoir, et qu'ils constituent donc la base de sa légitimité, ces derniers ont connus des fortunes diverses, reflétant les différentes options idéologiques suivies ces dernières décennies. Le gouvernement chinois reste néanmoins très attentif au sort des paysans, qui restent plus que jamais l'une de ses priorités. Pourtant, les aides publiques ne représentent que 6 % environ du revenu des agriculteurs, contre 20 % aux États-Unis, 34 % dans l'Union européenne et 58 % au Japon.

Les revenus des agriculteurs chinois ont cependant plus que triplé entre 1980 et 2000 ce qui a largement contribué à la diminution de la pauvreté dans le pays. 400 millions de Chinois vivant dans les zones rurales sont sortis de la pauvreté entre 1979 et 2002. Ceci n'empêche pas l'inégalité croissante entre ruraux et citadins. De ce fait, la Chine est confrontée à un exode rural important. Face aux conditions de plus en plus difficiles de leur vie, les paysans émigrent massivement vers les zones urbaines. On estime qu'environ 8 millions de paysans quittent la campagne chaque année pour rechercher un emploi, et que depuis 1979, entre 80 et 200 millions de paysans auraient émigré en ville.

Les terres proches des grandes agglomérations sont convoitées pour faire face au développement urbain. Zhou Tianyong, un économiste influent, estime que, du début des réformes jusqu'en 2003, environ 6,7 millions d'hectares ont été soustraits à l'agriculture. Les paysans n'ont été indemnisés qu'à hauteur de 10 % du prix du marché.[11]

Le 14 mars 2006, lors d'une conférence de presse, tenue à Beijing peu après la clôture de la session annuelle de la 10e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), le Premier ministre chinois Wen Jiabao annonce que la Chine infligera une punition sévère à tout individu qui réquisitionnera illégalement des terres de paysans.

Il faut souligner un paradoxe. Tandis que des terres agricoles sont menacées par l'étalement urbain, la construction des voies de communication et le développement d'une industrie rurale (de sous-traitance) mais aussi par des phénomènes de désertification, de lessivage des sols et d'érosion, la Chine a sur son territoire des fronts pionniers. Ces fronts pionniers sont différents de ceux que l'on trouve au Brésil. Ils ressemblent plutôt à des oasis: en effet ils sont installés dans des zones désertiques ou semi-désertiques de manière ponctuelle. On les trouve en particulier dans la république autonome du Xinjiang, où ils sont gérés par le Corps de construction et de production du Xinjiang.


Politique

La RPC a adopté sa constitution actuelle le 4 décembre 1982.

Cette section concerne la Chine continentale.

Dans la terminologie des sciences politiques, la RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXe siècle, et est toujours considérée comme telle par beaucoup d'observateurs. Il est difficile de caractériser la nature de la structure politique de la RPC. Le régime a été décrit comme autoritaire, communiste, socialiste. Cependant, beaucoup préfèrent associer les termes « communiste » et « capitaliste » pour décrire la RPC. Deng Xiao Ping avait proposé la locution « socialisme de marché » pour qualifier l'évolution du RPC.

Les communistes qui ont conservé l'idée qu'une société communiste doit être effectivement contrôlée par ceux qui travaillent ont refusé à la Chine l'étiquette communiste, et ont parfois préféré parler de « capitalisme d'État ».

Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Bien que des pas aient été faits dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaristes pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertement critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, c'est-à-dire organisées.

La censure est une routine assimilée dans toute l'infrastructure médiatique et le PCC réagit promptement à toutes les organisations qu'il considère comme une menace pour le régime, comme ce fut le cas lors des événements de Tian'anmen. Toutefois, la répression que le PCC emploie ou s'efforce d'opérer a ses limites. Les médias ont aujourd'hui une liberté d'action qui, même sans objectif concerté, expose publiquement nombre de problèmes issus de la corruption et de l'inefficacité de sous-cadres du Parti. Quoique les protestations contre le Parti soient illégales, elles surviennent régulièrement au niveau local, sont parfois tolérées, et c'est leur médiatisation qui est à son tour interdite. Il existe un ministère de la propagande qui applique la censure sur les moyens d'expression, notamment sur internet. Le Bureau du film garde le contrôle sur la diffusion des films : il a par exemple fait retirer des salles le film américain Da Vinci Code au mois de juin 2006[12]. La télévision n'échappe pas à la censure puisque le gouvernement a décrété que les dessins animés (en grande partie japonais et américain) seront interdits entre 17h et 20h à partir du 1er septembre 2006[13]. Internet est également contrôlé (toutes les connexions sont filtrées), et beaucoup de sites web sont donc inaccessibles, comme par exemple www.freetibet.org (libération du Tibet) ou encore wikipédia : le mode de fonctionnement de cette Encyclopédie participative étant sans doute considéré comme trop dangereux.

Le soutien que le PCC obtient de la part de la population est difficile à saisir, en l'absence d'élections nationales ; les conversations et points de vue exposés parcellairement reflètent un éventail de vues divergentes. Beaucoup semblent apprécier le rôle de stabilisateur social que joue le gouvernement, qui a permis à l'économie de se développer sans interruption. Un problème politique majeur est l'augmentation des disparités entre riches et pauvres et le mécontentement généralisé lié à la corruption répandue parmi les cadres du Parti.

Il existe d'autres partis au sein de la RPC, bien qu'ils soient de facto considérés comme des sous-organes du PCC. Le PCC s'entretient avec ces partis lors d'une conférence spéciale, appelée la Conférence consultative politique du peuple chinois. L'influence de ces partis est très réduite, bien qu'ils puissent agir comme point de vue extérieur, sans avoir de pouvoir réel.


Santé publique

Plusieurs problèmes de santé publique d'ampleur émergent en RPC : problèmes de santé liés à la mauvaise qualité de l'air et à la pollution de l'eau, l'épidémie de sida et le tabagisme. L'épidémie de SIDA, en plus des voies classiques de contamination, a été exacerbée par le manque d'hygiène et les collectes de sang en zone rurale. Quant au tabac, le problème provient du monopole exercé par l'état sur la distribution de cigarettes. Le gouvernement, dépendant des revenus de l'industrie du tabac, hésite à prendre des mesures coercitives, préférant s'attacher à d'autres problèmes de santé publique.

L'hépatite B est endémique en Chine continentale, touchant un large pourcentage de la population : environ 10%. Cela entraîne des dérèglements ou des cancers du foie, causes courantes de mort en Chine. Une corrélation a été établie entre l'hépatite et la sous-natalité de filles à la naissance, qui expliquerait en partie le problème de la disparité numérique hommes-femmes. Un programme mis en place en 2002 a pour but de vacciner tous les nouveau-nés en Chine continentale.

En novembre 2002, la pneumonie atypique ou SRAS est apparue dans la province du Guangdong. Cependant, la nouvelle étant tenue alors secrète, l'épidémie s'est étendue aux pays voisins, Hong Kong, Viêt Nam et par voie aérienne, dans des pays plus éloignés. En Chine même, 5327 cas ont été rapportés, dont 348 morts confirmées. En mai 2004, l'OMS a annoncé que l'épidémie de SRAS était finie en RPC.

Un autre problème que rencontre la Chine est les épidémies de grippe aviaire récemment apparues dans la volaille et les oiseaux, et plusieurs humains affectés. Le problème posé actuellement est la mutation de la transmissibilité d'animal-homme vers celle homme-homme.

Enfin, un autre problème rencontré par la Chine est les récentes transmissions de streptocoques des porcs aux humains, qui seraient à l'origine d'un nombre anormalement élevé de morts dans la province du Sichuan.


Armée .

Militaires de l'armée chinoise à ShanghaiLa RPC maintient la plus grande armée du monde, ce qui lui vaut des critiques de la part de nombreux observateurs ; toutefois, étant donné la composition de cette armée, son efficacité potentielle en matière militaire est jugée limitée. L'Armée de Libération du Peuple (ALP) comprend les forces navales et aériennes. Le budget officiel de l'ALP en 2005 était de 30 milliards de dollars, non inclus les fonds destinés à l'achat d'armes étrangères, à la recherche et au développement militaires, aux structures paramilitaires, ce qui pousse les critiques à accuser la RPC d'induire en erreur délibérément en présentant un budget largement sous-estimé : les dépenses militaires seraient, selon certaines sources, équivalentes de 140 à 170% du budget officiel.

Le budget militaire de la Chine représente 1,35 % de son PIB en 2005[14]. Il s'élève à 7,4 % des dépenses publiques en 2006[15]. La Chine compte augmenter ses dépenses militaires pour l'année 2007 : cette hausse devrait atteindre 17,8 % et s'établir à 351 milliards de yuans, soit environ 34,4 milliards d'euros[16]. D'après d'autres estimation, la Chine se placerait au second rang mondial, derrière les États-Unis (au moins 400 milliards de dollars). La RPC, malgré sa possession d'un arsenal nucléaire et de son matériel de propulsion, est considéré comme ayant des capacités limitées dans le cas d'un conflit en-dehors de ses frontières, ce qui l'empêcherait de prétendre au statut de « véritable » superpuissance mondiale. Ce constat est notamment lié à ses effectifs navals et aériens (flottes limitées et peu modernes).

La RPC s'équipe militairement en prévision d'un éventuel conflit autour de l'Île de Taiwan. Des chasseurs tels que le Su-27 et le Su-30 ont été achetés à cet effet, parallèlement à une production locale. La défense aérienne s'articule autour des missiles sol/air ultramodernes S-300, considérés comme le meilleur système d'interception au monde. La RPC est également en train d'améliorer rapidement ses forces blindées en y intégrant des fonctions de ciblage électroniques. La RPC est considérée comme leur seul véritable menace conventionnelle par les États-Unis, qui ne cachent pas leur mécontentement à ce sujet, voyant leur chasses gardées menacées en Orient.

L'image internationale de l'ALP a été sérieusement mise à mal lors des événements de la place Tian'anmen, au cours desquels des protestataires pacifiques ont été tués.


Programme spatial

Après la scission sino-soviétique, la Chine a commencé à développer son propre programme nucléaire et de systèmes de propulsion pour armes nucléaires. Le programme de lancements de satellites fut une excroissance naturelle de ce projet. Cela résulta en 1970 par le lancement de Dong Fang Hong I, le premier satellite chinois. La Chine devint alors le cinquième pays à avoir lancé indépendamment son satellite.

Un programme spatial habité était en projet depuis les années 1970, avec le Projet 714, qui devait assurer le lancement de la navette Shuguang. Ce projet avorta cependant en raison d'une série de retournements politiques et économiques.

En 1992, le Projet 921 connu actuellement fut autorisé. Le 19 novembre 1999, la navette inhabitée Shenzhou 1 a été lancée, comme premier test du programme. Après trois autres tests. Shenzhou 5 a été lancé le 15 octobre 2003, à l'aide d'une fusée Longue Marche 2F et du taïkonaute (du chinois 太空 taikong, espace) Yang Liwei, faisant de la Chine le troisième pays ayant propulsé un véhicule habité dans l'espace par ses propres moyens. La seconde mission, Shenzhou 6, a été inaugurée avec succès le 12 octobre 2005.

Des observateurs ont estimé que la fusée Longue Marche était calquée sur le modèle russe, Soyouz, ce qui est contesté par les Chinois. Le programme émergent de la RPC a suscité de vives réactions aux États-Unis, où un rapport du Congrès suite au lancement de 2003 observait, « si les motivations les plus immédiates dans ce programme s'avèrent être le prestige politique, les efforts de la Chine vont presque certainement contribuer à améliorer les systèmes spatiaux militaires entre 2010 et 2020 ». Des échos grinçants ont été émis via la presse indienne, qui ironise sur le déballage d'une « technologie vieille de quarante ans ». Parallèlement, le statut des frontières militaires spatiales est complexe et incertain.


Politique extérieure

Article détaillé : Relations extérieures de la Chine.
La République populaire de Chine maintient des relations diplomatiques avec la plupart des pays du monde, faisant de la reconnaissance de Taiwan comme partie de la RPC une condition préalable pour nouer des relations officielles avec la RPC. Elle interdit activement la venue en Chine de cadres politiques taïwanais, à l'exception notable des entrevues ayant eu lieu en 2005 et 2006. Les manifestations politiques du Guomindang, relayées par les télévisions ont pourtant eu lieu dans la ville de Xiamen dans le Fujian, lors des élections municipales taïwanaises de Taipei. Tenzin Gyatso, le 14e dalaï lama est également interdit de séjour en Chine, de même que Li Hongzhi, fondateur du mouvement spirituel Falun gong.

En 1971, la RPC a remplacé la République de Chine comme seul représentant valable de la Chine aux Nations unies, et comme un des 5 membres permanents du Conseil de sécurité. La RPC est aussi considérée comme « membre fondateur » de l'ONU quoique ce soit la Chine, alors non communiste, qui a seule pris part à cette fondation.

La RPC a été membre leader du Mouvement des non-alignés, mais en est aujourd'hui un simple observateur.


Relation sino-japonaises

Les relations sino-japonaises ont été mises à mal ces dernières décennies, jusqu'en 2006, à cause du refus du Japon de reconnaître ses crimes passés, notamment le massacre de Nankin. Le changement de premier ministre japonais en 2006 met fin à ses querelles, celui-ci reconnaissant les massacres, et ouvrant l'année de la culture chinoise au Japon.


Relations avec les pays occidentaux

Beaucoup de nations occidentales ont critiqué les violations des droits de l'homme perpétrées par la Chine, ce qui a eu une incidence diplomatique notamment suite aux événements de la place Tian'anmen en 1989. Toutefois, cet argument s'est fait moins pressant depuis le renforcement des liens économiques de la RPC avec l'Europe et les États-Unis. Dans Japan Focus, Michael T. Klare a cependant analysé la politique diplomatique de l'administration Bush comme marquée par la volonté d'endiguer la montée en puissance de la Chine (article traduit de l'anglais à l'adresse suivante [2]).

En mai 1999, un bombardier B-2 a lâché trois bombes guidées par satellites sur l'ambassade de Chine à Belgrade, pendant le conflit au Kosovo, tuant trois citoyens chinois. Les États-Unis ont déclaré avoir agi par erreur en raison de cartes non à jour en provenance de l'Agence Nationale pour l'Imagerie et la Cartographie (aujourd'hui Agence nationale d'Intelligence Géo-spatiale), qui aurait confondu le bâtiment avec un local du gouvernement yougoslave. Le gouvernement chinois est resté impassible devant cette explication, considérant l'attaque comme délibérée.

En avril 2001, un avion-espion américain EP-3E Aries II en reconnaissance dans l'espace aérien chinois, près de l'île de Hainan, est entré en collision avec un avion militaire chinois. L'avion chinois s'est écrasé en tuant son pilote, l'avion-espion américain a fait un atterrissage d'urgence sur l'île de Hainan. Les versions divergent : les États-Unis déclarent avoir opéré au-dessus des eaux internationales, la RPC assure que c'était dans sa Zone économique exclusive (ZEE). De plus, chaque avion accuse son vis-à-vis d'avoir provoqué la collision. Les 24 membres de l'équipage américain ont été détenus 12 jours avant d'être relâchés, alors que la tension entre les deux pays s'était considérablement accrue.

Un autre sujet de tension est le rapport Cox de 1999, qui déclare que l'espionnage de la RPC a compromis les secrets nucléaires américains pendant plusieurs dizaines d'années.


Zones territoriales controversées

En plus de Taiwan, la RPC est impliquée dans plusieurs différents territoriaux. La RPC prend l'irrédentisme comme argument dans ces différents, qui est contre-argumenté par l'intérêt que la RPC prendrait pour les ressources naturelles ou l'intérêt stratégique des zones contestées.

Aksai Chin, administré par la Chine, réclamé par l'Inde.
Arunachal Pradesh / Tibet du Sud, administré par l'Inde, réclamé par la Chine.
Dans les îles de la Mer de Chine :

îles Paracel, administrées par la Chine, réclamées par le Viêt Nam et Taiwan.
îles Spratley : réclamées par la RPC, Taiwan, le Viêt Nam ; la Malaisie, les Philippines et Brunei réclament une partie d'entre elles.
îles Senkaku / Diaoyu, administrées par le Japon, réclamées par la RPC et Taiwan (RDC).
En 2004, la Russie a donné son accord pour transférer l'île Yinlong et la moitié de l'île Haixiazi à la Chine, mettant fin à une longue dispute. Ces deux îles se trouvent au confluent de l'Amour et de l'Oussouri, et ont été à l'origine d'un conflit menant à la dégradation des relations entre les deux pays dans les années 1960. Ce geste a été mené dans une volonté de réconciliation et de renforcement des liens économiques, et a été critiqué des deux côtés. Des man½uvres militaires sino-russes ont eu lieu en été 2005, ce qui témoigne en surface du moins de l'efficacité de cette volonté. Les critiques ont émané des fermiers kazakhs qui ont perdu leur territoire sur les îles, tandis que des Chinois et des communautés chinoises ont critiqué ce traité qui équivaut selon eux à une légitimation du contrôle russe de la Mandchourie extérieure, cédée à la Russie impériale par la dynastie Qing suite aux Traités inégaux, dont le traité d'Algun en 1858 et la Convention de Pékin en 1860, en échange de l'utilisation exclusive du pétrole russe.

Les nationalistes chinois réclament régulièrement la Mongolie, Tuva et la Mandchourie extérieure, les îles Ryukyu, le Bhoutan, le Sikkim, le Ladakh, la vallée de Hukawng, le nord de la Birmanie.


Organisation administrative

Carte administrative de la Chine Article détaillé : Provinces de Chine.
La Chine continentale a 22 provinces (省) (23 si l'on compte Taiwan comme le fait la RPC ; voir l'article sur Taiwan pour plus d'information). En plus des provinces, il y a 5 régions autonomes (自治区) où vivent un important pourcentage de plusieurs minorités nationales ; 4 municipalités (直辖市) pour les plus grandes villes de Chine et 2 régions administratives spéciales (RAS) (特别行政区).

Provinces

Anhui (安徽)
Fujian (福建)
Gansu (甘肃)
Guangdong (广东), c'est-à-dire Canton.
Guizhou (贵州)
Hainan (海南), l'« Île du Sud »
Hebei (河北)
Heilongjiang (黑龙江)
Henan (河南)
Hubei (湖北)
Hunan (湖南)
Jiangsu (江苏)
Jiangxi (江西)
Jilin (吉林)
Liaoning (辽宁)
Qinghai (青海)
Shaanxi (陕西)
Shandong (山东), « à l'est de la Montagne »
Shanxi (山西), « à l'ouest de la Montagne »
Sichuan (四川), les « Quatre Fleuves »
Yunnan (云南), ou « au sud des Nuages »
Zhejiang (浙江)
Régions autonomes

Guangxi (广西壮族自治区), pour la minorité Zhuang
Mongolie-Intérieure (内蒙古自治区)
Ningxia (宁夏回族自治区), pour la minorité Hui
Xinjiang (新疆维吾尔自治区), ou Turkestan chinois, pour la minorité ouighour
Xizang ou Tibet (西藏自治区)

Municipalités

Beijing (北京)
Chongqing (重庆)
Shanghai (上海)
Tianjin (天津)

Régions administratives spéciales

Hong Kong (香港)
Macao (澳门)



Culture

Langues parlées en Chine Article détaillé : Culture chinoise.
Les valeurs traditionnelles chinoises sont en grande partie issues de la version orthodoxe du confucianisme, qui a connu son apogée sous la dynastie Song, et est devenue une partie centrale des contenus éducatifs, et des examens mandarinaux. Toutefois, le terme " confucianiste » est lui-même le résultat d'une série de tendances divergentes, dont le légalisme, toutes sujettes à interprétation de la doxa originelle. Notamment, le problème de la conscience éthique individuelle, de la critique des gouvernements a largement été muselé par les penseurs « orthodoxes ». Certains néo-confucéens contemporains interprètent le confucianisme dans cette potentialité critique, à l'opposé de l'interprétation commune du confucianisme, synonyme de soumission et de stabilité politique.

Depuis le mouvement du 4 mai 1919, la culture impériale chinoise et son confucianisme orthodoxe ont été taxés de « féodaux » ; toutefois, malgré cette tabula rasa rhétorique, de nombreux aspects de la culture chinoise traditionnelle ont survécu. Mao Zedong, instigateur de la Révolution Culturelle, a en un certain sens imité le premier unificateur de la Chine, Qin Shi Huangdi, qui avait organisé un autodafé et massacré les intellectuels à son époque. Mao, employé à la bibliothèque de Pékin, était un grand admirateur de la culture chinoise classique. Certains observateurs ont remarqué que l'instauration de la République populaire de Chine ne se distingue en rien de celle des dynasties impériales précédentes, suite au « mandat céleste » obtenu suite aux années de lutte. Le culte voué à Mao Zedong a une dimension religieuse indéniable, celle qui suggère justement une ambiguïté entre nation moderne et des traditions politiques ancestrales.

Durant la Révolution culturelle, de nombreux aspects de la culture traditionnelle chinoise, arts, littérature et autres, ont été taxés de « vestiges féodaux », et détruits en grande partie. Cette tabula rasa, comme plusieurs fois dans le passé, a constitué une étape de la réappropriation du patrimoine symbolique de la Chine, décliné sous diverses formes : l'opéra révolutionnaire réunit ainsi une tradition millénaire à la propagande réaliste-socialiste, de même que la calligraphie de Mao Zedong. Par la suite, suite à l'ouverture du pays dans les années 1980, toutes les formes traditionnelles d'art ont ré-émergé, de plus en plus encouragées par le Bureau culturel : les échanges culturels sont notamment un des types d'échanges privilégiés entre la RPC et Taiwan ; ils sont un vecteur d'échanges diplomatiques, comme dans le cas des Années croisées entre la France et la Chine. On peut aussi remarquer le soutien du Bureau culturel à la chorégraphe transsexuelle Jing Xing, qui bénéficie, de par sa particularité sexuelle, d'un statut unique au monde.

D'autres exemples rappellent toutefois que la culture en RPC reste soumise à la censure du Bureau culturel, connue notamment pour son filtrage du réseau internet. Des groupes de punk sont régulièrement interdits quand leurs paroles se font trop politiques ; le rockeur Cui Jian, idole des événements de la place Tian'anmen, est interdit d'apparitions dans des concerts de grande envergure. L'émergence de l'art contemporain en Chine a permis une certaine forme de liberté d'expression, dont la valeur subversive est largement modérée par la dimension cryptique de son langage.


Religion

Article détaillé : Religions en Chine.
De nombreuses religions coexistent en Chine, où les activités religieuses sont réglementées par la loi. Le gouvernement chinois estime qu'il y a environ 100 millions de croyants dans le pays, ce qui représenterait 7,7 % de la population. Ce chiffre doit toutefois être nuancé par l'encadrement strict de la pratique religieuse dans le contexte d'une idéologie fondée sur l'athéisme d'État, et sur la notion de religion ou de croyance elle-même, sujette à controverse eu égard en particulier au taoïsme et au bouddhisme. En 2007, le magazine Oriental Outlook, proche de l'agence de presse Chine nouvelle (Xinhua), annonce qu'un tiers des Chinois sont croyants[17]. Ce taux est confirmé par une étude réalisée par deux enseignants d'une université de Shanghai, le East China Normal University, en 2005[18][19]. La religion est avec la politique le sujet le plus délicat en République Populaire de Chine. Pékin mène une politique de répression contre les sectes et les religions établies : le 29 juillet 2006, le temple protestant non officiel de Dashan a été détruit et plusieurs fidèles et pasteurs ont été arrêtés[20].

Les principales religions pratiquées en Chine sont : le bouddhisme, l'islam, le catholicisme et le protestantisme, auxquelles peuvent être ajoutées le taoïsme et la religion populaire (deux religions spécifiques à la Chine), le chamanisme, l'Église orthodoxe et le Dongba, qui est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan.

Le bouddhisme fut introduit en Chine vers le Ier siècle de l'ère chrétienne. Il se répandit largement après le IVe siècle et est devenu, progressivement, la religion qui exerce la plus grande influence en Chine. Il se répartit entre deux écoles : le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie-Intérieure, et le bouddhisme du Petit Véhicule. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.

Le taoïsme est apparu au IIe siècle, inspiré a posteriori par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德经 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易经 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine.


Jours fériés et fêtes

Jours fériés Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an 元旦 yuán dàn Férié
1er jour du 1er mois lunaire Festival de Printemps (Nouvel An chinois) 春节 Chūnjié Basé sur le calendrier chinois
1er mai Fête du Travail 劳动节 Láodòngjié
4 mai Fête de la jeunesse 青年节 Qīngniánjié Commémoration du Mouvement du Quatre Mai
1er juin Fête d'enfant 儿童节 Értóngjié
1er juillet Fondation du Parti communiste chinois 建党节 Jiàndǎngjié Formation du 1er Congrès national le 1er juillet 1921
1er août Jour de l'armée 建军节 Jiànjūnjié Soulèvement de Nanchang (南昌起义)
le 1er août 1927
1er octobre Fête nationale 国庆节 Guóqìngjié Fondation de la RPC le 1er octobre 1949
Fêtes (节日, Jiérì) traditionnelles Date Nom français Nom local Remarques
15e jour du 1er mois lunaire Fête des lanternes 元宵节 Yuánxiāojié D'après le calendrier chinois
Début avril Qīngmíng, Lumière Pure 清明节 Qīngmīngjié D'après le calendrier chinois.

Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour pour porter le respect aux morts

5e jour du 5e mois lunaire Fête des bateaux dragons (Fête du dragon) 端午节 Duānwǔjié D'après le calendrier chinois
15e jour du 7e mois lunaire Fête des fantômes affamés 中元节 Zhōngyuánjié D'après le calendrier chinois
15e jour du 8e mois lunaire Fête de la mi-automne (Fête de la lune) 中秋节 Zhōngqiūujié D'après le calendrier chinois
9e jour du 9e mois lunaire Fête du double neuf 重阳节 Chóngyángjié D'après le calendrier chinois


Autres composantes culturelles [modifier]
Littérature chinoise
Musique chinoise
Peinture chinoise
Lianhuanhua (bandes dessinées chinoises)
Cinéma chinois
Opéra de Pékin
Sports
Art contemporain chinois
Musique chinoise moderne
Cuisine chinoise
Feng shui
Jeu chinois

# Posté le dimanche 05 août 2007 08:00

Un de mes rêves, découvrir le JAPON

Un de mes rêves, découvrir le  JAPON
Japon

Nipponkoku ou Nihonkoku (ja)
Japon (fr)


Devise nationale : Aucune

Langue officielle Japonais (de facto)
Capitale Tōkyō

Plus grande ville Tōkyō[1]
Gouvernement
- Empereur
- Premier ministre Monarchie constitutionnelle
Akihito
Shinzō Abe
Superficie
- Totale
- Eau (%) Classé 62e
377 835 km²
0,9%
Population
- Totale (2006)
- Densité Classé 10e
127 463 611 hab.
339 [2] hab./km²
Indépendance
- Actuelle constitution Antiquité
3 mai 1947
Gentilé Japonais, Japonaise
IDH (2004) 0,949 (élevé) 7e
Monnaie Yen (JPY)
Fuseau horaire UTC +9
Hymne national Kimi ga yo
Domaine internet .jp
Indicatif
téléphonique + 81
Le Japon (en japonais 日本, Nihon ou Nippon, ou dans les documents administratifs 日本国, Nihonkoku ou Nipponkoku) est un pays insulaire de l'est de l'Asie. C'est la deuxième puissance économique du monde.

Le nom 日本 veut dire « origine du Soleil ». En effet, 日 signifie Soleil et 本 signifie origine. C'est lors des premiers échanges commerciaux avec la Chine (traditionnellement par le biais d'une lettre du Prince régent Shōtoku) que cette graphie, logique du point de vue du voisin occidental chinois, fut introduite. D'abord prononcée « Yamato » conformément au nom du Japon de l'époque, il lui fut préféré, à partir l'époque Nara (VIIIe siècle) les prononciations « Nihon » ou « Nippon », appellations encore en usage de nos jours. (Cf. Noms du Japon).

Présentation

Le Japon est un archipel volcanique situé entre l'océan Pacifique, la mer du Japon et la mer de Chine orientale, à l'est de la péninsule coréenne mais également au point de concours de plusieurs plaques tectoniques, nommé "ceinture de feu", à l'origine de nombreuses manifestations volcaniques. L'archipel japonais se découpe en quatre îles principales, Honshū, Hokkaidō, Kyūshū, et Shikoku, ainsi que des milliers de petites îles s'égrainant sur l'océan, qui appartiennent notamment à la préfecture d'Okinawa. Hokkaidō, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut incorporée progressivement à l'ère de peuplement japonais, processus qui s'acheva avec l'époque Meiji. Les migrants s'installèrent dans la plaine du Yamato et formèrent plus tard les premiers artisans de la culture japonaise, alors que les peuples originels furent cantonnés au nord de Honshū et sur l'île de Hokkaidō.

Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l'empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de la déesse du Soleil « Amaterasu » (qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1945, aurait créé le Japon). C'est à l'origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du Ve siècle. Aujourd'hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamatodamashii (大和魂, « l'esprit japonais »).


Histoire


Le Japon vu par satelliteLa légende rapporte que le Japon fut fondé au VIIesiècle av. J.-C. par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois, ainsi que le bouddhisme furent introduits durant les Ve et VIe siècles, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shogun (général en chef des armées).

À partir du XVIe siècle, des commerçants venus du Portugal, d'Espagne, des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du XVIIe siècle, le shogunat craignit que ces missionnaires fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices d'une conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement total pareil à celui que subit le royaume tibétain de Gugé en 1630 suite à l'accueil bienveillant de missionnaires chrétiens par son roi, accueil provoquant l'invasion du Ladakh par son voisin rival, qui profita de l'agitation engendrée par la colère des autorités bouddhistes contre la menace de la perte de leur monopole religieux et de leur influence); aussi la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort sous la torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l'étranger, à l'exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident par la politique de la canonnière en signant la Convention de Kanagawa en 1854 après son pilonnement.

En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905), dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d'autres territoires.

L'expansionnisme militaire du Japon au début du XXe siècle, qui débuta avec l'annexion de la Corée (1910), se poursuivit avec l'invasion de la Mandchourie et une seconde guerre sino-japonaise avec le premier bombardement aérien à Shanghai d'une ville et de ses civils (à partir de 1937). Le Japon se construisit un empire colonial étendu jusqu'à l'Asie du Sud-Est qui lui permit de se fournir en matières premières. L'attaque sur Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaii en 1941 l'engagea dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon fut finalement vaincu en 1945 après le largage de deux bombes atomiques, une sur Hiroshima (6 août 1945) et une autre sur Nagasaki (9 août 1945). Il se rendit aux États-Unis et ses alliés le 15 août 1945. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en règlement du problème des îles Kouriles du sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit.

Le Japon dévasté d'après-guerre, confiné à l'archipel, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution plus démocratique et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays.

L'économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité sur les îles.

À la fin des années 1980, le Japon connaît une apogée culturelle et pour le moins économique.

Article détaillé : Forces d'autodéfense japonaises.
Actuellement, bien que sa part soit relativement faible dans les finances de l'État, le Japon a le cinquième plus important budget militaire du monde en chiffres absolus, mais l'importance de ce budget ne fait pas pour autant du Japon une grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet le maintien d'une armée, le droit de belligérance et le lancement de toute opération militaire en dehors de ses frontières autre que dans le cadre de l'autodéfense. Cependant, des « forces d'autodéfense », un corps militaire professionnel disposant de moyens techniques avancés.

Avec la guerre en Irak en 2003, la Constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire dans le cadre d'opérations à caractère non strictement militaire (reconstruction, aide humanitaire...). De la sorte, le Japon espère pouvoir acquérir un rôle diplomatique plus en rapport avec sa puissance économique.


Politique

Article détaillé : Politique du Japon.
Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, la diète (ou Kokkai). Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d'État devant tous être des civils. Le premier ministre est choisi au sein de la diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membres du parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l'empereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de l'État. La branche législative se compose d'une chambre des représentants (Shūgi-in) de 480 sièges, dont 300 membres sont élus par le mode uninominal à un tour et 180 par la proportionnelle régionale. Les représentants sont élus pour quatre ans au suffrage universel (20 ans pour voter). La chambre haute, chambre des conseillers (Sangi-in), est composé de 242 sièges, composée de personnes élues pour une durée de six ans, renouvelée de la demie au 3 ans. Le suffrage est toujours universel et secret. Le mode de scrutin mixte : 146 conseillers par circonscriptions multinominales et 96 à la proportionnelle intégrale. La vie politique est dominée par le Parti Libéral-Démocrate (PLD) qui a fourni l'essentiel des premiers ministres au pays depuis 1951. Celui-ci gouverne seul ou avec le Komeito, parti sous influence de la secte Sōka Gakkai, dont les députés sont majoritairement issus. Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refuse de prendre la nationalité japonaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si nombre d'entre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parler coréen. Ils bénéficient cependant du statut de « résidents permanents spéciaux » qui leur donne certains avantages par rapport aux autres résidents permanents. Ils ne peuvent tout de même pas voter aux élections japonaises et accéder à certains postes élevés de la fonction publique sans se faire naturaliser. Il y a cependant un débat sur la possibilité de donner le droit de vote aux élections locales aux résidents permanents, comme c'est le cas depuis 2005 dans certaines régions de Corée du Sud.

Le Japon pratique officiellement la peine de mort, bien que les sentences ne soient pas toujours appliquées et que les condamnés attendent parfois des années une exécution. Le dernier cas en date est celui de Masumi Hayashi, une Japonaise de 43 ans, qui a été condamnée à mort par pendaison par la Haute Cour d'Ōsaka en appel en 2005. Elle était accusée d'avoir empoisonné quatre personnes à l'arsenic et d'en avoir intoxiqué 63 autres en 1998. (Source : journal Le Monde, 28 juin 2005). Le 25 décembre 2006, ce moratoire de facto qui a duré 15 mois, a été levé par la pendaison de 4 Japonais condamnés à mort pour meurtre. (Source : journal Le Monde, 27 décembre 2006)


Préfectures

Article détaillé : Préfectures du Japon.
Le Japon est subdivisé en 47 préfectures (ou départements).


Préfectures du Japon(23) Aichi (愛知)
(05) Akita (秋田)
(02) Aomori (青森)
(12) Chiba (千葉)
(38) Ehime (愛媛)
(18) Fukui(福井)
(40) Fukuoka (福岡)
(07) Fukushima (福島)
(21) Gifu (岐阜)
(10) Gunma (群馬)
(34) Hiroshima (広島)
(01) Hokkaidō (北海道) (territoire)*
(28) Hyōgo (兵庫)
(08) Ibaraki (茨城)
(17) Ishikawa (石川)
(03) Iwate (岩手)
(37) Kagawa (香川)
(46) Kagoshima (鹿児島)
(14) Kanagawa (神奈川)
(39) Kōchi (高知)
(43) Kumamoto (熊本)
(26) Kyōto (京都) (préfecture urbaine)*
(24) Mie (三重)
(04) Miyagi (宮城)
(45) Miyazaki (宮崎)
(20) Nagano (長野)
(42) Nagasaki (長崎)
(29) Nara (奈良)
(15) Niigata (新潟)
(44) Ōita (大分)
(33) Okayama (岡山)
(47) Okinawa (沖縄)
(27) Ōsaka (Ōsaka;大阪) (préfecture urbaine)*
(41) Saga (佐賀)
(11) Saitama (埼玉)
(25) Shiga (滋賀)
(32) Shimane (島根)
(22) Shizuoka (静岡)
(09) Tochigi (栃木)
(36) Tokushima (徳島)
(13) Tōkyō (Tōkyō;東京) (métropole)*
(31) Tottori (鳥取)
(16) Toyama (富山)
(30) Wakayama (和歌山)
(06) Yamagata (山形)
(35) Yamaguchi (山口)
(19) Yamanashi (山梨)



Géographie


Le Japon est un archipel s'étendant le long de la côte est de l'Asie. Quatre îles principales composent le pays : du Nord au Sud, Hokkaidō, Honshū (la plus grande), Shikoku et Kyūshū. En outre, l'archipel comporte environ 3 000 autres îles, plus petites. Naha, sur l'île d'Okinawa dans l'archipel des Ryūkyū (Ryūkyū rettō en japonais), est située à plus de 600 km au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tōkyō, l'archipel des Nanpō s'étire sur plus de 1 000 km jusqu'à Iwo Jima. Au nord, les îles de Sakhaline (Karafuto en japonais) et les Kouriles (Chishima rettō qui s'étendent à plus de 1 200 km au nord-est de Hokkaidō), entièrement russes depuis 1945, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l'archipel.

Le Japon est scindé en huit divisions administratives (voire neuf, selon qu'Okinawa est inclus ou non dans le Kyūshū) qui sont (du nord au sud) : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku, Kyūshū et Okinawa.

Les principales villes (agglomérations) du Japon classées en ordre décroissant d'habitants:

Tōkyō (23 arrondissements spéciaux): 12 millions d'habitants sans les arrondissements
Yokohama : 3,6 millions,
Ōsaka : 2,6 millions,
Nagoya : 2,2 millions,
Sapporo : 1,9 million,
Kōbe : 1,5 million,
Kyōto : 1,5 million,
Fukuoka : 1,4 million,
Kawasaki : 1,3 million,
Saitama : 1,2 million,
Hiroshima : 1,1 million,
Sendai : 1 million.
Source : Statistics bureau, Ministry of Internal Affairs and Communications [1]


Le gratte-ciel Mori situé sur les collines Roppongi, photo prise depuis la Tokyo tower.La conurbation de Tōkyō, englobant entre autres Yokohama, Kawasaki et Saitama est, avec plus de 30 millions d'habitants, l'une des plus peuplées au monde.

Article détaillé : Villes du Japon.

Environ 73 % du pays est constitué de relief, comportant une chaîne s'étirant sur chacune des îles principales. Le point culminant du Japon est le célèbre mont Fuji [3] atteignant 3 776 m d'altitude.Il s'agit d'un édifice volcanique, toujours actif, mais peu menaçant. La rareté des plaines (excepté près des littoraux) oblige l'exploitation des collines et montagnes avec le système des cultures en plateaux (les versants sont recouverts de bassins successifs de taille décroissante avec la hauteur, permettant la culture du riz, du soja, etc.) .

Comme le Japon est situé dans une zone de subduction des plaques tectoniques, de nombreux volcans sont actifs du nord au sud. De fréquentes secousses sismiques d'intensité variable sont ressenties dans le Japon tout entier, sans oublier les puissants et ravageurs tremblements du plancher marin, qui génèrent des raz-de-marées appelés tsunamis. Le séisme de Kōbe en 1995 fit 6 433 morts et 43 700 blessés. Celui de Tōkyō il y a un siècle a lui fait plus de 100 000 morts, occasionnant la destruction par incendie de la plupart des maisons en bois. Le Japon enregistre chaque année environ 20 % des séismes les plus violents dans le monde.

Les sources naturelles d'eau chaude (appelées onsen) sont nombreuses et très populaires. Elles ont souvent été aménagées en bains publics, hôtels ou stations thermales pour les séjours de villégiature et retraites de santé.


Climat

L'archipel étant très étiré sur l'axe nord-sud, le Japon possède un climat assez varié. À Sapporo, sur l'île du nord, l'été est doux et l'hiver long et froid avec de fortes chutes de neige. Tōkyō, Nagoya, Kyōto, Ōsaka et Kōbe, au centre et à l'ouest de la plus grande île (Honshū), subissent des hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige, et des étés chauds et humides, avec une saison des pluies (tsuyu) de début juin à mi-juillet.

Le climat de Fukuoka (Hakata), sur l'île de Kyūshū, est relativement tempéré avec des hivers doux et un été court, alors que celui d'Okinawa est subtropical.

L'archipel japonais est touché par les tempêtes tropicales et les cyclones (appelés typhons), surtout entre juin et octobre. En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait 22 morts et 6 disparus. Le bilan matériel de la saison 2004 est catastrophique : au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars américains ou 1,1 milliard d'euros) de dégâts. Les typhons les plus violents du XXe siècle au Japon ont dévasté Muroto en 1934 (3 000 morts) et la baie d'Ise en 1959 (5 000 morts).


Économie

Articles détaillés : Économie du Japon et Liste d'entreprises japonaises.
Depuis la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle le pays a subi de lourdes pertes humaines et matérielles, le Japon a progressé à un rythme extraordinaire jusqu'à devenir la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. C'est ce qu'on a appelé le miracle japonais (années 1950-1960). Les jeux Olympiques de Tōkyō en 1964 ont joué un rôle d'accélérateur à cette forte croissance. Ces progrès sont principalement attribués à la présence initiale d'un capital humain important, à la coopération entre l'État (MITI puis METI) et les entreprises, à une production tournée vers les marchés extérieurs (importantes exportations vers l'Asie et l'Amérique), à une forte éthique du travail, à la maîtrise des hautes technologies, à la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du PIB)[réf. nécessaire] et à une idéologie appelée harmonie industrielle.

L'organisation économique du Japon a quelques traits propres :

les liens étroits entre industriels, sous-traitants, et distributeurs dans des groupes appelés keiretsu ;
de puissants syndicats d'entreprise, peu de conflits, un mouvement de revendications salariales annuel (shuntō) au printemps.
de forts investissements dans la recherche et le développement
Jusqu'à récemment, une part importante des employés de l'industrie disposait d'une garantie d'emploi à vie, mais depuis l'éclatement de la bulle spéculative japonaise, les licenciements et surtout la fermeture de très nombreux sous-traitants ont écorché ce mythe. La crise a provoqué une croissance du chômage (+ de 5% il y a encore peu, redescendu à 4,1% fin 2006) et de la pauvreté (multiplication des SDF).

L'industrie, secteur dominant de l'économie (avec 39 % du PIB, contre 25 % aux États-Unis, et 33 % de la population active, contre 25 % en France), est très dépendante des importations de matières premières et d'énergie. En effet, le territoire japonais ne pourvoit qu'à 3 ou 4 % des ressources naturelles dont a besoin le pays. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Sa flotte de pêche est une des plus importantes au monde et réalise presque 15 % des prises totales. Pendant trois décennies, la croissance a été spectaculaire : en moyenne et hors inflation 10 % par an dans les années 1960, 5 % dans les années 1970 et 4 % dans les années 1980. Au cours des années 1970-1980, le capitalisme japonais a délocalisé sa production de type fordiste dans le reste de l'Asie orientale, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Nord. Le but est triple : contourner les quotas de plus en plus nombreux imposés par les différents protectionnismes américains ou européens ; diminuer les coûts de production grâce à une main-d'½uvre meilleur marché et faiblement qualifiée ; conquérir, aussi, les marchés locaux et nationaux grâce à une installation sur place. C'est ainsi que le Japon s'est petit à petit ouvert vers le Sud-Ouest et l'Ouest.{{[4]}} Dans les années 1990 la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de sur-investissements à la fin des années 1980, des accords du Plaza de 1985, et d'une politique économique d'austérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance ont eu peu de succès. La signature d'accords avec l'organisation mondiale du commerce força le Japon a réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamiens (le riz constitue la base alimentaire des repas des Japonais). La crise économique asiatique de 1997 a eu pour effet d'accentuer cette situation économique tendue.

Depuis fin 2002, un mouvement de reprise s'est amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse...) et l'assainissement du secteur bancaire. Ceci s'est confirmé début 2006, quand le Japon a pu officiellement annoncer avoir vaincu la déflation persistante depuis le début des années 2000. Aujourd'hui malgré un endettement record, le Japon a réussi a sortir de la crise immobilière

À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. La robotique est une des grandes forces de l'économie à long terme. 410 000 des 720 000 robots industriels du monde sont au Japon.


Démographie

Articles détaillés : Population du Japon et Villes du Japon.
La société japonaise est linguistiquement très uniforme avec 98,2 % de la population parlant le japonais pour langue maternelle. Mais les Japonais sont en fait issus de vagues d'immigration successives venues de Chine, de Corée, du continent et des îles du Pacifique. Les 1,8 % restant étant constitués principalement de populations d'immigrants venus de Corée (700 000) et de Chine (350 000), ainsi que de vietnamiens, brésiliens, américains (80 000), européens (45 000), et de la petite minorité indigène des Aïnus d'Hokkaidō (30 000 habitants). En 2005, il y avait moins de deux millions d'étrangers sur un total de 127 700 000 d'habitants.

Ce faible taux d'immigrants associé au très bas taux de natalité fait que le Japon est actuellement en grave crise démographique : le recul de l'âge de la retraite est à l'ordre du jour, et certaines personnes âgées commencent même à être réembauchées pour combler le manque de plus en plus apparent de main-d'½uvre jeune. Entre 1980 et 2005, la part des plus de 65 ans dans la population japonaise a doublé, pour dépasser les 20% en 2006, chiffre qui serait porté à 40% en 2050.

Pour la première fois en 2005 la population a reculé perdant environ 30 000 habitants, cela avec un taux de fécondité de 1,25 enfant par femme (Tokyo est même passé sous la barre des 1 avec 0,98) dans un pays où les structures destinées à accueillir les enfants en bas âge sont inexistantes ou presque.

Si aucune modification démographique n'intervient dans les années à venir, ce que les prospectives des spécialistes n'indiquent pas, le Japon ne comptera plus que 90 millions en 2050 et moins de 60 millions d'habitants en 2100.

80 % des japonais se disent extrêmement préoccupés par cette question qui aura de graves conséquences sur le niveau de leurs retraites, mais aussi les dépenses de santé et la fiscalité.

Répartition de la population sur le territoire japonais :

La population japonaise est très mal répartie sur le territoire car la grande majorité s'entasse sur la bande littorale sud du pays alors que l'intérieur du pays et l'île d'Hokkaïdo sont très peu peuplés. Aujourd'hui, les zones urbaines représentent 80% de la population. La mégalopole japonaise qui s'étire sur 1200 kms de Tokyo au nord de Fukuoka concentre plus de 100 millions d'habitants.


Religion

La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière et unique. Ceux-ci sont profondément animistes, de nombreuses amulettes tant à la maison qu'en voyage en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n'étant qu'une appropriation animiste des dieux d'autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de participer aux cérémonies shinto avec la limitation des activités des autres religions. Ce shintoïsme d'État fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François Xavier). Beaucoup d'autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintō à l'occasion du nouvel an et tenter d'attirer leur attention avant les examens d'entrée à l'école ou à l'université. Celle-ci, raisonnant de manière confucianiste, souhaitera parfois un mariage à l'occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu'à une quasi clandestinité des chrétiens du pays, mis à part sur l'île de Kyushu, dont Fukushima et Nagasaki ainsi que la moitié sud du Japon, où les chrétiens sont plus nombreux. Aujourd'hui, la situation s'est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes, dont la S­­ōka Gakkai et ses 6 millions de membres, qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.


Transport

Transport au Japon
Shinkansen (Le train à grande vitesse)
Liste des chemins de fer japonais
Métro de Tōkyō



Culture
La culture japonaise est influencée par celle de la Chine et celle de la Corée (bien que ceci ne soit pas toujours complètement admis). Mais elle en est aussi distincte. Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. L'arrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.

Articles détaillés : Culture japonaise ~ Dessins animés ~ Manga ~ Gastronomie ~ Musique ~ Art contemporain ~ Sports ~ Lieux touristiques ~ Cinéma ~ Théâtre ~ Astrologie japonaise

Fêtes et jours fériés Date Nom français Nom local En japonais Remarques
1er janvier Jour de l'An Ganjitsu 元日
2e lundi de janvier Jour de l'accession à la majorité Seijin no Hi 成人の日 déplaçable depuis 2000,
15 janvier auparavant
11 février Anniversaire de la fondation de l'État Kenkoku Kinenbi 建国記念日
20 ou 21 mars Equinoxe de printemps Shunbun no Hi 春分の日 déplaçable selon l'Observatoire
29 avril Fête de Shōwa Shōwa no Hi 昭和の日 l'anniversaire de l'empereur Shōwa (Hirohito)
3 mai Commémoration de la constitution Kenpō Kinenbi 憲法記念日
4 mai Fête de la nature Midori no Hi みどりの日
5 mai Fête des enfants Kodomo no Hi こどもの日
3e lundi de juillet Fête de la mer Umi no Hi 海の日 déplaçable depuis 2003,
20 juillet auparavant,
3e lundi de septembre Fête des personnes âgées Keirō no Hi 敬老の日 déplaçable depuis 2003,
15 septembre auparavant
22 ou 23 septembre Equinoxe d'automne Shūbun no Hi 秋分の日 déplaçable selon l'Observatoire
2e lundi d'octobre Fête des sports Taiiku no Hi 体育の日 déplaçable depuis 2000,
10 octobre auparavant
3 novembre Fête de la culture Bunka no Hi 文化の日
23 novembre Fête du travail Kinrō Kansha no Hi 勤労感謝の日
23 décembre Anniversaire de l'empereur Tennō Tanjōbi 天皇誕生日

Note: lorsque la date d'un jour férié tombe un dimanche, c'est le lendemain qui est férié. Exemple : le 11 février 2007 était un dimanche, le 12 février 2007 a donc été férié.



Arts martiaux japonais
Aïkido
Iaido
Judo
Ju Jitsu
Karaté
Shotokan-ryu
Kendo
Kenpo
Kyudo
Ninjutsu
Sogobudo
Sumo
Taihojutsu
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# Posté le dimanche 05 août 2007 07:51

LA LIBERTE!!!!!!!!!!!!

LA LIBERTE!!!!!!!!!!!!
Rire c'est risquer de paraître étourdi.

Pleurer c'est risquer de paraître sentimental.

Atteindre une autre personne c'est risquer l'intimité.

Laisser couler ses émotions c'est risquer de laisser paraître son vrai soi-même.

Parler de ses idées,de ses rêves devant les autres c'est risquer de les perdre.

Aimer c'est risquer de ne pas être aimé en retour.

Vivre c'est risquer de mourir.

Espérer c'est risquer le désespoir.

Essayer c'est risquer l'échec.

Cependant les risques doivent être pris.

Car le plus grand risque dans la vie c'est de ne rien risquer

L'individu qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, n'est rien : il a confisqué sa liberté

Seulement une personne qui ose prendre des risques est... LIBRE

# Posté le samedi 04 août 2007 17:21