citation chinoise

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Connaître son ignorance est la meilleure part de la connaissance.
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# Posté le mardi 07 août 2007 15:00

quelques citations chinoises que j'apprecie enormément

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La nuit paraît courte dans le plaisir, les veilles semblent longues dans la solitude
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# Posté le mardi 07 août 2007 14:58

la méchanceté

> La méchanceté, comme le vice, est un mal que l'on donne sans plaisir, croyant se faire plaisir.
la méchanceté
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# Posté le dimanche 05 août 2007 16:43

notre beau pays LA FRANCE

 notre beau pays   LA FRANCE
France

République française
France (fr)


Devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité

Langue officielle Français
Capitale Paris
48° 51' 39'' N, 2° 20' 43'' E
Plus grande ville Paris
Gouvernement
- Président Nicolas Sarkozy
- Premier ministre République François Fillon
Superficie
- Totale
- Eau (%) Classé 41e
675 417[1] km²
0,26%
Population
- Totale (2007)
- Densité Classé 20e
64 102 000[2] hab.
93,59[3] hab./km²
Indépendance
- Traité de Verdun
843
Gentilé Français, Françaises
IDH (2004) 0.942 (élevé) 16e
Monnaie *Euro[4] (EUR)
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Hymne national La Marseillaise
Domaine internet .fr (.gp, .mq, .gf, .re, .pm, .yt, .tf, .wf, .pf et .nc[5]), .eu[6]
Indicatif
téléphonique + 33
↑ dont 543 965 en France métropolitaine
↑ dont 61 538 000 en France métropolitaine
↑ densité métropolitaine 112,2
↑ Franc CFP dans les collectivités du Pacifique :
1 EUR vaut 119,3317 XPF / 1000 XPF ~ 8,38 EUR
↑ pour les collectivités d'outre-mer
↑ partagé avec les autres États membres de l'UE
avant 2002,Le Franc Francais

La France, officiellement la République française, est un pays possédant une Métropole [7] et des DOM-TOM [8]. La France est l'État de l'Union européenne dont le territoire européen est le plus étendu. Ce territoire, situé en Europe occidentale, est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par la Manche (qui la sépare du Royaume-Uni) et la mer du Nord au nord, par la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie à l'est, et par la mer Méditerranée, l'Andorre, Monaco et l'Espagne au sud. Par les DOM-TOM, la France est aussi bordée par les Pays-Bas, le Brésil, le Suriname, l'Australie, mais aussi par l'océan Pacifique, l'océan Indien, la mer des Caraïbes, etc.

La France est, parmi tous les grands États européens, le plus anciennement constitué, autour d'un domaine royal initialement centré sur l'Île-de-France, sa capitale étant Paris. Membre du Conseil de l'Europe, c'est l'un des pays fondateurs de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie de l'Union latine, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Francophonie et du Groupe des huit (G8).

Les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur la démocratie et les droits de l'homme et du citoyen de 1789, dont elle est la patrie d'origine. Riche d'une histoire exceptionnelle, forte d'une aura internationale et d'un prestige unique dans son genre, la France est l'une des plus grandes puissances européennes et mondiales.

Militairement, la France est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) – elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002 – et dispose de la dissuasion nucléaire.

Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, depuis une trentaine d'années, des réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l'État de plusieurs entreprises publiques.

Au cours du « Grand Siècle », la France a été façonnée par les arts et la philosophie. Berceau des « Lumières », elle a influencé les révolutions américaine[9], puis la Révolution française a insufflé l'élan et l'exemple démocratique dans le monde entier, développant des valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. La culture française rayonne au-delà du cadre européen : du fait des explorations de la Renaissance, des XVIIIe et XIXe siècles, la France a diffusé sa culture et sa langue à de nombreux peuples, au Canada, en Afrique, mais aussi dans quelques régions du Moyen Orient, d'Asie et du Pacifique. Sa gastronomie est de réputation mondiale.

Le français est la langue officielle de la République, mais on y compte aussi 77 langues régionales


Histoire
Articles détaillés : Histoire de France, Chronologie de la France et Formation territoriale de la France.
La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres », qui se forma tardivement et s'installa sur une partie des terres de l'Empire romain.


Évolution du nom « France » et du Territoire
Francia désigne à l'origine la région du nord de l'Europe, peuplée, ou plutôt dominée, par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mêmes les Francs. Francia n'a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élit un chef de guerre nommé roi des Francs, et se place librement sous son autorité pour les affaires militaires. La guerre étant considérée comme la valeur par excellence de l'homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre.

De l'organisation franque découle le système féodal.

En 1204, le mot Francia désigne, pour la première fois, le territoire sur lequel s'exerce l'autorité de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement à se nommer rex Francie. Cette autorité se limite encore à celle qu'autorise le lien de vassalité, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mêmes, à l'exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et même des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet événement de l'utilisation à partir de 1957 d'Europe dans un sens politico-économique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d'une autorité civile du roi sur un territoire. Mais il faut attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon gré mal gré, sinon accepté (guerre folle), par la plupart des seigneurs.

Histoire de France

Antiquité

Gaule
Francs
Moyen Âge

Mérovingiens
Carolingiens
Capétiens
Valois (directs)
Époque moderne

Valois-Orléans
Valois-Angoulême
Bourbons
Époque contemporaine

Révolution française
Consulat
Premier Empire
Restauration
Monarchie de Juillet
Deuxième République
Second Empire
Troisième République
Régime de Vichy
Gouvernement Provisoire
Quatrième République
Cinquième République
Voir aussi :


Histoire économique
Histoire militaire
Liste d'articles en rapport

Chronologie de la France
Au début du XVIe siècle le concept de « chose publique » fait une réapparition timide après avoir disparu avec la chute de l'empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriété de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et même leurs successeurs. La nationalité française est définie à cette époque.

C'est aussi vers cette époque qu'un embryon d'État commence progressivement à se mettre en place. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se déplace avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la même résidence, ce qui limite singulièrement les possibilités de centralisation des fonctions étatiques.

Au début du XVIIe siècle, la politique étrangère de la France commence à dépasser les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d'autres pays.

La révolution française constitue l'acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu'acteur politique. Il ne s'agit alors pourtant encore que de concepts tout théoriques. Ce sont les guerres napoléoniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la Nation française une image mentale partagée par les Français. Les difficultés économiques liées à la mondialisation du début et de la fin du XXe siècle exacerbent (comme dans le reste de l'Europe) ce sentiment national en un nationalisme.


Préhistoire, Protohistoire et Antiquité

Vercingétorix se livre à Jules César à l'issue du siège d'Alésia. Articles détaillés : Gaule et Gaule romaine.
La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur. L'un des sites les plus anciens (- 1 800 000 ans), contesté par certains auteurs, est le site de Chilhac (Haute-Loire). Plusieurs sites français ont donné leur nom à des faciès culturels, tels que l'Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien. Le territoire national compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur dont la plus connue est sans doute Lascaux (Dordogne, -15 000). À partir de -7000 environ, la région entre dans le Néolithique, le plus ancien village étant le site de Courthézon (Vaucluse), daté de 4560 av. J.-C. environ.

Arrivés vers -900 sur le territoire de la France actuelle, les Celtes en occupent l'ensemble au IIIe siècle av. J.-C.. Vers 680 av. J.-C., le littoral méditerranéen voit l'arrivée des premiers colons grecs, avec la fondation du comptoir d'Antibes.

La Gaule passe sous la domination romaine vers 125 av. J.-C. pour la Gaule narbonnaise, et en 51 av. J.-C., après la guerre des Gaules, pour le reste du territoire. Sous l'Empire, une civilisation gallo-romaine prospère se développe, apportant à la France une base de culture latine et conduisant indirectement à la christianisation, qui s'opère lentement du IIe au VIe siècle.


Haut Moyen Âge

Le baptême de Clovis, Roi des Francs Articles détaillés : Grandes invasions, Mérovingiens et Carolingiens.
La Gaule connaît à partir du Ve siècle l'époque des migrations barbares, avec la présence de plusieurs peuples, notamment les Burgondes, les Wisigoths et les Francs.

Une grande partie des régions constituant la France actuelle sont réunies sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » qui s'exerce sur ce que l'on appelait encore la Gaule tire sa légitimité et son unité de sa romanité culturelle. Mais il est partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages des héritiers de Clovis (dynastie des Mérovingiens). Ces royaumes ultérieurs s'appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).

À partir du milieu du VIIIe siècle Pépin le Bref, roi des Francs non mérovingien, étend considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire par son fils Charlemagne et son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagé en trois parties où l'autorité centrale s'effondre rapidement, ramenant l'organisation de la région à la situation antérieure : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie, domaine d'un empereur très théorique. La partie orientale correspond à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Des descendants de Charlemagne — les Carolingiens — conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet est élu roi des Francs.



Temps féodaux

Jeanne d'Arc au siège d'Orléans Articles détaillés : Capétiens et Maison capétienne de Valois.
Hugues Capet, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui permettront, au long des siècles suivants, la constitution de la France. Ses descendants, les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu'en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.

Les premiers rois de la dynastie étendent progressivement le domaine royal, consolident la royauté franque malgré l'opposition des Plantagenêts, qui se matérialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste étend pour la troisième fois en un millénaire l'autorité du roi des Francs des Pyrénées à la Manche. C'est à cette époque qu'on commence à employer l'expression royaume de France, et que celui-ci acquiert un poids comparable à celui de l'Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Les derniers siècles du Moyen Âge, marqués par les crises de la Guerre de Cent Ans et de la peste noire, renforcent finalement l'autorité royale, qui ne devient incontestable qu'au XVe siècle, avec Louis XI.


Renaissance et absolutisme

Louis XIV en armure Articles détaillés : Renaissance (période historique) et Ancien Régime.
À la fin du Moyen Âge l'Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s'unissent, ce qui donne naissance à l'empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais les guerres de religion qui marquent la seconde moitié du XVIe siècle et le règne des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) éloignent la France du théâtre européen.

Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu, pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurée de ces acteurs, l'équilibre des forces est rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées).

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigé : malgré un bon départ en Amérique avec l'expédition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation réussie aux Antilles, en Louisiane, et au Sénégal sous Louis XIV, le manque de détermination de Louis XV a conduit à de graves échecs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, à rompre la dynamique créée par ses prédécesseurs.



La Révolution et l'Empire

Napoléon Bonaparte au pont d'Arcole Articles détaillés : Révolution française, Consulat (histoire de France), Premier Empire et Cent-Jours.
Les difficultés financières, le refus des réformes et l'impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l'histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La Révolution se déroule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la réunion des États généraux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers état face à la noblesse) aboutissent à la chute de la monarchie, le 10 août 1792. L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d'abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l'instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s'étend à travers l'Europe avant une période de revirements militaires. L'épisode s'achève par la restauration des Bourbons en 1815.





Le XIXe siècle

La Révolution de 1830 illustrée par Eugène Delacroix dans La Liberté guidant le peuple Articles détaillés : Restauration française, Monarchie de Juillet, Deuxième République (France) et Second Empire.
La Restauration de 1815 marque le début d'une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonarpartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommé empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connaît les débuts de la deuxième industrialisation, impulsée par des orientations économiques libérales, fondées sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extérieure, Napoléon III s'assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de Crimée) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnée de succès et conduit à la réunion à la France de régions du Piémont (Savoie, Nice). Néanmoins, de graves revers ternissent considérablement l'image du régime, et renforcent une opposition extérieure (Victor Hugo) et intérieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre à l'Empire, précipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la défaite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considérables indemnités dues à l'Empire allemand créé à la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent à un ressentiment national fort (la Revanche).



De la Troisième République à la Libération

L'emblématique Affaire Dreyfus Articles détaillés : Troisième République, Première Guerre mondiale, Entre-deux-guerres et Régime de Vichy.
La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d'hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d'assemblée.

Sous la Troisième République, la France étend son empire colonial, dont la conquête avait commencé sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et équatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu'en 1944.


La France contemporaine
Articles détaillés : France depuis 1945, Quatrième République et Cinquième République.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie, tandis qu'ailleurs la décolonisation se fait par négociation. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution. Pourtant, malgré les changements fréquents de ministères, une certaine constance de la politique de construction européenne a permis de participer activement tout d'abord à la Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1950, puis à la signature du traité de Rome en 1957 fondateur du Marché commun. Par ailleurs, la politique de développement de l'industrie nucléaire tant civile que militaire, a permis d'assoir une politique indépendante dans les années 1960.


Charles de Gaulle, fondateur de la Ve RépubliqueLa Constitution de la Ve République, rédigée sous l'influence du général de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée le 4 octobre 1958. Elle met en place une République à régime parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. En 1962, la conjonction de l'élection du président de la République au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au président vont modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au président. On parle alors de régime parlementaire présidentialisé. Ce cas est unique à la France ; dans tous les autres régimes parlementaires, le chef de l'État s'est systématiquement effacé au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majorité parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaité définir la Ve comme relevant d'une nouvelle catégorie, celle du régime semi-présidentiel. Cette typologie n'est cependant pas acceptée par tous.

À partir de 1973, l'économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d'un différent bord politique que celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c'est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les années 1950, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetée la Constitution européenne par 55% des suffrages le 29 mai 2005.


Politique

La République française est fondée sur la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen de 1789. Article détaillé : Politique de la France.
La France est une République constitutionnelle, « indivisible, laïque, démocratique et sociale » (article Ier de la Constitution de 1958) à régime parlementaire présidentialisé (dont la lecture se fait en faveur du Président de la République, parfois appelé à tort ou à raison régime semi-présidentiel). La réforme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la décentralisation) a rajouté dans ce même article que l'organisation de la République était décentralisée.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.


Voir aussi : Liste des présidents de la République française, État unitaire.


Géopolitique et puissance militaire
Articles détaillés : Armée française et Histoire militaire de la France.

Porte-avions nucléaire Charles de GaulleLa France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l'arme nucléaire » par le traité de non-prolifération nucléaire. L'armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotées financièrement en Europe. En effet, à elles deux, elles représentent plus de 40 % des dépenses militaires de l'Union européenne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d'euros en 2006), là ou ses homologues européens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d'après l'OTAN[11].

Les forces militaires sont divisées en quatre armées principales :

l'Armée de terre,
la Marine nationale,
l'Armée de l'air,
la Gendarmerie nationale.
Depuis 1996, l'armée est devenue professionnelle et le service militaire réduit à une journée d'appel (mixte). D'une capacité de plus de 330 000 hommes, elle est déployée à travers le monde notamment au Kosovo, en Côte d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais également au Moyen-Orient où elle assure un maintien de la paix, ou une sécurisation de ses moyens d'approvisionnement en pétrole notamment. Elle mobilise également plus de 1000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.


Géographie
Articles détaillés : géographie de la France et relief de la France.

Photo satellite du territoire continental européen de la France en août 2002La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive[12].

La France métropolitaine est localisée en Europe occidentale (voir la liste de points extrêmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous différents statuts administratifs, en dehors du territoire européen : en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'océan Indien, dans le nord et le sud de l'océan Pacifique et en Antarctique. Elle partage en métropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km[13] avec le Brésil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matérialisée) sur l'île de Saint-Martin aux Antilles, sépare la partie française de celle sous souveraineté des Pays-Bas. Enfin la Terre Adélie (TAAF) revendiquée par la France est enclavée dans une partie de l'Antarctique revendiquée par l'Australie.

Les côtes françaises présentent quatre façades maritimes tournées vers la mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l'ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et dans le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 810 m. Il existe aussi d'autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d'un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.


Géologie
Article détaillé : Géologie de la France.

Divisions administratives
France26 Régions100 Départements342 Arrondissements4039 Cantons36 782 Communes


AuvergneLimousinBourgogneCentreÎle-de-FranceHaute-
NormandieBasse-
NormandieBretagnePays de la LoirePoitou-
CharentesAquitaineMidi-PyrénéesLanguedoc-
RoussillonProvence-Alpes-
Côte d'AzurRhône-AlpesPicardieChampagne-
ArdenneLorraineAlsaceFranche-ComtéNord-Pas-de-Calais

Régions de France métropoplitaine.

Organisation territoriale décentralisée et avènement de l'intercommunalité Les principales divisions administratives françaises sont les régions (26 dont 22 métropolitaines), les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont découpés soit en cantons (pour les collèges électoraux), soit en communes (environ 36 000) pour l'administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont découpées sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d'autres communes voisines moins peuplées.

Enfin quelques communes très importantes (Paris, Lyon, Marseille) sont elles-mêmes divisées en arrondissements de commune pour l'administration territoriale avec des mairies locales disposant d'une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal.

On peut noter que le département de Paris ne comprend qu'une seule commune, et que les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu'un seul département (toutefois les deux administrations ont été maintenues (le statut de collectivité d'outre-mer avec une administration unique ayant été rejeté localement). La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l'Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l'organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s'est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd'hui pleinement l'émergence de véritables pouvoirs locaux dont l'équilibre fait cependant encore débat.

Aux côté des collectivités territoriales de plein exercice que sont la commune, le département et la région, il faut aussi ajouter un échelon intercommunal qui est amené à exercer de plus en plus de compétences (développement économique, aménagement de l'espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitées à se regrouper sous le régime de l'intercommunalité qui dispose désormais d'une autonomie financière et fiscale, et de l'autorité de personne morale et juridique reconnue (l'établissement public de coopération intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautés (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines) recomposent le territoire national (soit 90% des communes et 85% de la population française) et permettent ainsi de mettre fin à l'éparpillement de nos 36 760 communes. Certaines intercommunalités regroupent des communes de départements ou même de régions différentes. Dans les régions frontalières, des intercommunalités existent aussi avec des collectivités locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d'équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l'élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l'ensemble des communes d'un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

Cependant, les populations ne se réfèrent que peu aux départements et aux régions administratives, excepté en milieu urbain (Seine-Saint-Denis notamment). En effet, la France est "une et indivisible", mais cette formule crée certaines tensions, surtout en raison du fait que le territoire français est composé de plusieurs "pays" ou "régions" qui ne sont que rarement reconnus, et dont certains ont leur propre langue (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.), mais aussi beaucoup d'autres, qui n'ont pas de langue.




Régions administratives de France

France métropolitaine : Alsace · Aquitaine · Auvergne · Bourgogne · Bretagne · Centre · Champagne-Ardenne · Corse · Franche-Comté · Île-de-France · Languedoc-Roussillon · Limousin · Lorraine · Midi-Pyrénées · Nord-Pas-de-Calais · Basse-Normandie · Haute-Normandie · Pays de la Loire · Picardie · Poitou-Charentes · Provence-Alpes-Côte d'Azur · Rhône-Alpes

Régions d'outre-mer : Guadeloupe · Guyane · Martinique · Réunion



France d'outre-mer
Article détaillé : France d'outre-mer.

France métropolitaine et d'outre-mer (bleu)Des collectivités françaises en outre-mer ont des statuts particuliers liés à leur plus forte autonomie : les collectivités de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions généralement conférées aux régions et départements métropolitains. Toutefois, Mayotte évolue depuis 2001 vers le statut de département d'outre-mer, pour une plus forte intégration. Ces deux collectivités, bien que situées hors de l'Union européenne, utilisent l'euro comme monnaie.

Les autres collectivités d'outre-mer du Pacifique ont des statuts d'autonomie plus étendue où cohabitent l'administration territoriale régalienne et l'administration coutumière (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Bien que possédant toujours une division et une administration communale (sauf à Wallis-et-Futuna où ce sont les villages coutumiers qui jouent ce rôle au sein des trois royaumes coutumiers), ces collectivités ne sont pas découpées en départements, mais en provinces (ou royaumes) et en villages (sur les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d'outre-mer, notamment en matière de justice, d'éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu'un administrateur de la République. Ces collectivités, hors de l'Union européenne, utilisent


Atoll d'Ouvéa en Nouvelle-Calédoniele franc pacifique comme monnaie commune (liée à l'euro depuis 1999, au lieu du franc français). Il faut noter que la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier transitoire spécifique avant un futur référendum devant déterminer si le territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant (avec une éventuelle association).

D'autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitées sont gérées à distance depuis un autre territoire habité, par un administrateur désigné par l'État au nom de la république : les îles Éparses (dans l'océan Indien, dispersées autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (au Sud de l'océan Indien) sont administrées depuis la Réunion, et Clipperton (à l'Est de l'océan Pacifique, au large du Mexique) est gérée depuis la Polynésie française. Ces terres n'ont pas d'administration locale propre.

France d'outre-mer
Départements : Guadeloupe • Guyane • Martinique • Réunion
Les départements d'outre-mer ont également le statut de régions d'outre-mer (à département unique).

Collectivités d'outre-mer : Mayotte (collectivité départementale) • Polynésie française (province d'outre-mer) • Saint-Barthélemy (au titre de l'article 74 de la Constitution) • Saint-Martin (au titre de l'article 74 de la Constitution) • Saint-Pierre-et-Miquelon (collectivité territoriale) • Wallis-et-Futuna (territoire)
Chaque collectivité d'outre-mer a en outre une désignation particulière.

Statut spécifique : Nouvelle-Calédonie (pays d'outre-mer)

Territoires inhabités : Clipperton • Terres australes et antarctiques françaises : îles Saint-Paul et Amsterdam, îles Crozet, îles Kerguelen, Terre Adélie, Îles Éparses (Bassas da India, Europa, îles Glorieuses, Juan de Nova, île Tromelin)
Ces territoires sans population permanente ni administration locale, sont hors de la République (possessions de l'État)



Environnement
La France, si l'on inclut l'Outre-mer abrite des ressources naturelles et une biodiversité exceptionnelle, avec la Guyane notamment (une des zones de forêts tropicales les moins fragmentées et les mieux conservées) et avec la Nouvelle-Calédonie qui abrite la seconde plus grande barrière de corail. Dans l'hexagone la biodiversité a connu une dégradation constante depuis deux siècles, à cause de la fragmentation écologique des milieux par le dense réseau routier notamment, et ce malgré le travail des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux. De discrètes mais importantes séquelles de guerres marquent encore le Nord et l'Est du pays, ainsi que le littoral ouest, avec notamment le problème des munitions immergées. Depuis les années 1980, la France a régulièrement été mal ou très mal classée pour l'application des Directives européennes concernant l'Environnement. Plusieurs de ses régions sont parmi les plus touchées en Europe par l'eutrophisation par les engrais agricoles et par les pesticides. Le pays est comme d'autres confronté à des problèmes croissant d'espèces invasives, et une controverse persiste sur le risque de pollution génétique posé par les OGM testés ou cultivés en plein champs. Ce pays est aussi l'un de ceux où le poids de la chasse est traditionnellement important.


Démographie
Article détaillé : Démographie de la France.

Population
La République française comptait 64 102 140 habitants au 1er janvier 2007, dont 61 538 322 en métropole[14], soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.

La croissance démographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (830 900 naissances contre 531 200 décès) et un solde migratoire positif (environ 100 000 individus) : la population de la France a donc évolué de 0,61 %. En ce qui concerne le taux de fécondité, il est de 2,01 bébés par femme ; seules l'Albanie et l'Islande ont des indices de fécondité plus élevés en Europe.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgée, en raison à la fois de la progression de l'espérance de vie (la France jouit d'une des plus longues espérances de vie au monde) et de l'arrivée vers le troisième âge de la génération du baby boom (ce phénomène est appelé communément le papy boom).


Les agglomérations de France métropolitaine de plus de 100 000 habitants
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

La Défense vue de l'arc de triomphe

Lyon

Marseille

Lille

Ethnicité
En 2006, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estimait que 4,9 millions d'étrangers (comprendre nés hors du territoire) vivaient en France (8% de la population). Il faut aussi noter que sont considérés comme français les enfants de parents immigrés (droit du sol) et non comme étrangers. Par conséquent, le nombre de citoyens français d'origine étrangère est considéré autour de 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ 1/10 de la population française. De nombreuses ethnies sont présentes dans les DOM-TOM.

La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. La proportions d'étrangers en France est comparable aux autres pays européens comme le Royaume-Uni (15%), l'Allemagne (9%), les Pays-Bas (18%), la Suède (13%) et la Suisse (19%).

Selon Michèle Tribalat, chercheur à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer à cause de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées : en 1927, 1942 et 1986. D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger[15].

Article détaillé : Immigration en France.

Principales agglomérations
# Ville Région Population
1 Paris Île-de-France 11 174 743
2 Lyon Rhône-Alpes 1 648 216
3 Marseille Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 516 340
4 Lille Nord-Pas-de-Calais 1 143 125
5 Toulouse Midi-Pyrénées 964 797
6 Nice Provence-Alpes-Côte d'Azur 933 080
7 Bordeaux Aquitaine 925 253
8 Nantes Pays de la Loire 711 120
9 Strasbourg Alsace 612 104
10 Toulon Provence-Alpes-Côte d'Azur 564 823




Article détaillé : Principales aires urbaines de France.
Article détaillé : Grandes villes de France.

Économie et développement

Économie de la France

Marché du travail
Chômage
Pauvreté
Entreprises
Dette publique
Imposition
Histoire économique

Secteur primaire
dont Agriculture
Industrie
dont Énergie
Services
dont Transport
dont Tourisme

v. / m.
Articles détaillés : Économie de la France, Liste d'entreprises françaises, Classement des plus grandes entreprises françaises et Pauvreté en France.
La France est la 6e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 230 milliards de dollars (Total GDP 2006, Banque mondiale).


Les difficultés économiques

Célébration de l'A380 à Toulouse.Le déficit commercial pour avril 2005 était de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros[16].

Le déficit budgétaire français s'est creusé en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissaient à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établissait à 42,350 milliards d'euros en avril 2005.

La dette publique des administrations publiques (budget général de l'État, des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale) se montait à 1151,8 milliards d'euros le 30 septembre 2006, soit 66,6 % du PIB (les critères du traité de Maastricht limitant la dette à 60 %)[17].

Le taux de chômage a diminué de 1,3 % en mars 2007 pour s'établir à officiellement 2,281 millions de demandeurs d'emploi (8,3 % de la population active). Cependant les chiffres officiels gouvernementaux ont fait l'objet de contestations au sein même de l'INSEE, des administrateurs les estimant volontairement sous-évalués car ne reprenant que certaines catégories de plus en plus restrictives d'inscrits à l'agence nationale pour l'emploi (ANPE) et non toutes personnes se déclarant à la recherche d'un emploi[18]. Ce chômage est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les femmes, les plus de 50 ans et les jeunes (quoique les estimations soient légèrement faussées pour ces derniers, puisque leur surreprésentation résulte en partie du fait qu'ils sont une minorité à rechercher un emploi avant 22 ans). Selon l'Insee, la France comptait 7,14 millions de pauvres en 2005, c'est-à-dire de personnes vivant avec moins de 788 euros par mois[19]. Les 15 % des ménages les plus riches possèdent 55,8 % de l'ensemble du patrimoine national[20].


Les particularités du système économique

Le TGV AtlantiqueSon organisation est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, à tel point que l'on parle souvent de capitalisme à la française :

En ce qui concerne le système productif, la France est le quatrième exportateur mondial (tous produits confondus), malgré une faiblesse inhérente, puisqu'elle ne contrôle pas le système productif, dominé en amont par ceux qui produisent les machines-outils (machines qui produisent des machines), les États-Unis et Allemagne surtout.
Elle est le deuxième exportateur mondial pour les produits agro-alimentaires, derrière les États-Unis. Le secteur primaire (agriculture, pêche) ne représente plus que 4% de la population active.
La France a également pu constituer des champions industriels internationaux, assez éparpillés. La France fabrique ainsi les trains les plus rapides du monde, dispose d'une industrie automobile puissante (Peugeot-Citroën, Renault, Michelin), a constitué le premier groupe mondial de construction de centrales nucléaires, coopère aux groupes aéronautiques et aérospatiaux Airbus, Eurocopter, Ariane, Safran, abrite le groupe indépendant d'aéronautique militaire Dassault, des groupes pharmaceutiques mondialement réputés (Sanofi Aventis, Institut Pasteur), quelques uns des premiers groupes mondiaux de l'industrie agroalimentaire, assis sur la puissance de son agriculture et l'excellence de sa gastronomie, et de l'industrie du luxe, développe une industrie du bâtiment et travaux publics puissante (Bouygues, Eiffage), une industrie cinématographique de qualité. Le secteur secondaire représente 24% de la population active.
L'économie française est principalement une économie de services, pour laquelle elle est le deuxième exportateur mondial (elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an...[2]). Le secteur tertiaire occupe 72% de la population active.
Mais c'est surtout au niveau du système de distribution que la France se démarque : la grande distribution en France a un poids très fort dans le circuit économique, puisque l'on voit les grands distributeurs dominer en partie, par l'aval, le système de production (particularité de la France, les grands distributeurs peuvent, dans une certaine mesure, fixer les prix des producteurs).



Groupe des huit (G8)
Allemagne Canada États-Unis France Italie Japon Royaume-Uni Russie


Production d'énergie
Article détaillé : énergie en France.

La centrale nucléaire de GolfechLa France est le second producteur d'énergie nucléaire du monde derrière les États-Unis.

Répartition de la production d'électricité totale en 2005[21] :

énergie nucléaire : 79% ;
énergie renouvelable : 11% ;
énergie fossile : 10%.
Avec 58 centrales nucléaires, (toutes exploitées par EDF) la France possède le second parc au monde après les États-Unis ; pour la part de l'énergie nucléaire dans l'ensemble de la production d'électricité (près de 79%), la France est la première au monde.


Développement, pauvreté et liberté de la presse
Indice de développement humain (IDH) : 12e sur 173 en 2000 (IDH) : 16e sur 177 en 2003 et 2004

Évolution de l'IDH sur 25 ans[22],[23] Année 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2002 2003 2004
IDH 0,852 0,867 0,880 0,902 0,919 0,929 0,932 0,938 0,942

Indicateur de pauvreté humaine (IPH-2) : 8e sur 17 pays développés (IPH-2 de 11,1 %) en 2000, 10e sur 18 en 2004 (IPH-2 de 11,4 %).

liberté de la presse reporters sans frontières (35ème, 19ème en 2004, -24 places en 5 ans)


Culture


La pensée cartésienne est prégnante en France.
Culture française
La culture française est riche, diversifiée et ancienne, et reflète ses cultures régionales et l'influence des vagues d'immigration de toutes époques. Sa capitale, Paris - la Ville lumière -, a longtemps été un foyer culturel important (la Sorbonne...), accueillant les artistes de toutes origines, et abrite aujourd'hui le plus grand nombre de site à caractère culturel au monde (musées, places, bâtiments et autres). De plus, ces sites sont consacrés à une grande variété de thèmes (notamment au sein du musée du Louvre).

Patrie de nombreux philosophes (le XVIIe siècle ou Grand siècle, et le XVIIIe siècle siècle ou Siècle des Lumières étant les siècles d'or de la France), la culture française a légué au monde la langue des diplomates, une certaine conception universelle de l'homme (parfois jugée un peu franco-centrée), de nombreuses réalisations techniques et médicales et un art de vivre ancestral.

Après avoir inventé le cinéma à Lyon et défendant avec ardeur l'exception culturelle, la France développe une industrie cinématographique qui reste en Europe l'une des rares à résister à la machine hollywoodienne[24].

Présente dans tous les compartiments de l'art :

sculpture : voir l'article dédié Sculpture française,
peinture : voir les peintres français,
architecture : voir les architectes français,
musique : voir l'article dédié Musique française,
littérature : voir l'article dédié Littérature française,
cinéma : voir l'article dédié Cinéma français,
cuisine : voir l'article dédié Cuisine française,
la culture française continue de rayonner au sein de la Francophonie qui lui fournit également des contributeurs francophiles d'exception.

[ Enrouler ]v · d · m La Francophonie
Albanie • Andorre • Belgique et Communauté française de Belgique • Bénin • Bulgarie • Burkina Faso • Burundi • Cambodge • Cameroun • Canada (Nouveau-Brunswick - Québec) • Cap-Vert • République centrafricaine • Chypre • Comores • Côte d'Ivoire • Djibouti • Dominique • Égypte • France • Ghana • Gabon • Grèce • Guinée • Guinée-Bissau • Guinée équatoriale • Haïti • Laos • Liban • Luxembourg • Macédonie • Madagascar • Mali • Mauritanie • Maurice • Maroc • Monaco • Niger • République démocratique du Congo • République du Congo • République tchèque • Roumanie • Rwanda • Sainte-Lucie • São Tomé-et-Principe • Sénégal • Seychelles • Suisse • Tchad • Togo • Tunisie • Vanuatu • Viêt Nam
Membres observateurs : Arménie • Autriche • Croatie • Géorgie • Hongrie • Lituanie • Mozambique • Pologne • Serbie • Slovaquie • Slovénie • Ukraine


Croyances et laïcité
Article détaillé : Jour férié.
Articles détaillés : Religion en France et Catégorie:Religion et mouvement religieux en France.

Cathédrale Notre Dame de ParisConstitutionnellement, la France est un État laïc. La laïcité à la française entraîne une séparation réciproque entre les Églises et l'État, sur la base du postulat que pour que l'État respecte toutes les religions, il ne doit en reconnaître aucune, ce qui permet à plusieurs religions de cohabiter. Par principe donc, l'État français s'interdit les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. Lors du sondage CSA 2006-2007[25], les Français se déclaraient :

51 % catholiques (contre 67 % en 1994), mais seulement la moitié d'entre eux croient fermement en l'existence de Dieu ;
31 % sans religion (contre 23 % en 1994) ;
4 % musulmans (contre 2 % en 1994) ;
3 % protestants ;
1 % juifs ;
10 % autres ou ne se prononcent pas.
Précisons que la majorité des croyants (toutes religions confondues) ne sont pas pratiquants.

Dans un autre sondage, réalisé par l'IFOP en 2007 pour La Vie[26] comprenant pour seul question « De quelle religion vous sentez-vous le plus proche ? », 64 % des Français se disaient proche du catholicisme, 3 % de l'Islam, 2,1 % du Protestantisme et 0,6 % du Judaïsme. 27 % des Français se disaient proche de l'athéisme.

Malgré cette nette diminution des croyances et en particulier du catholicisme, il reste que la religion catholique demeure la religion dominante en France et a grandement influencé sa culture, ce qui lui a valu le surnom de "Fille aînée de l'Église". Même aujourd'hui, alors que l'État est laïc, le catholicisme reste particulièrement présent : on peut citer ainsi les jours fériés qui sont, pour la plupart, des fêtes religieuses chrétiennes ou encore les écoles privées dont 9 sur 10 sont catholiques.
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# Posté le dimanche 05 août 2007 08:36

LE MAROC

LE MAROC
Maroc

ar (ar)
Al Mamlakatu'l-Maghribiya (ar)
Royaume du Maroc (fr)




Arabe : الله، الوطن، الملك
Français : Dieu, la Patrie, le Roi


Le Sahara occidental est majoritairement contrôlé par le Maroc, mais la souveraineté du Maroc sur ce territoire n'est pas reconnue par certains pays.
Langue officielle Arabe littéral[1] (Le français est également utilisé comme langue administrative)
Capitale Rabat
34°02′ Nord 6°51′ Ouest
Capitale économique Casablanca
Gouvernement
- Roi
- Premier ministre Monarchie constitutionnelle
Mohammed VI
Driss Jettou
Superficie
- Totale
- Eau (%) Classé 57 (40(¹))e
446 550 (710 500(¹)) km²
0,056 %
Population
- Totale (Juillet 2007)
- Densité Classé 36e
33 757 175[2] (²) hab.
74,44 hab./km²
Indépendance
- Date Ex-protectorat Franco-Espagnol
2 mars 1956
Gentilé Marocains, Marocaines
IDH (2004) 0,640 (moyen) 123e
Monnaie Dirham marocain (MAD)
Fuseau horaire UTC + 0
Hymne national Hymne chérifien
Domaine internet .ma
Indicatif
téléphonique + 212
(¹) Avec le Sahara occidental
(²) 29 891 708 Selon le dernier recensement des autorités marocaines (2004)[3]
Le Maroc (arabe : المغرب, officiellement Royaume du Maroc المملكة المغربية) est un pays situé au nord-ouest de l'Afrique appartenant au Maghreb. Il est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l'Algérie à l'est et par la Mauritanie au sud, au-delà du Sahara occidental. Le Maroc a pour capitale Rabat.

Le régime politique du Maroc est une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est Mohammed VI. Le Maroc est membre d'un bon nombre d'organisations dont, notamment, l'Union du Maghreb arabe, la Francophonie, la Ligue arabe et l'Organisation de la conférence islamique.



Étymologie

Le Maroc est appelé en arabe Al-Maghrib (المغرب, ce qui se définit par « le couchant » ou « l'occident ») comme le Maghreb dans son ensemble, ou plus complètement Al-Maghrib Al-Aqsa (المغرب الاقصى, ce qui se définit par « le couchant lointain » ou « l'extrême occident »), appellation permettant de faire la distinction entre les deux entités.

Le nom français Maroc dérive lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties (Almoravides, Almohades et Saadienne). De cette prononciation dérive également Marrocos (en portugais), Morocco (en anglais), et Marokko (en allemand, norvégien et néerlandais), les Persans l'appelant carrément Marakech. Les Turcs, eux, l'appellent Fas qui vient de l'ancienne capitale du Maroc sous la dynastie alaouite (avant 1912), Fès.

Dans l'Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens. À partir de cette appellation, la région (Maroc et Algérie occidentale) sera connue sous le nom de Maurétanie, avec Volubilis pour capitale. La région sera divisée en deux provinces par les Romains.

Aussi, l'océan Atlantique doit son nom aux Atlantes, peuple mythique du centre de l'Atlas et le Maroc est le pays où les anciens situaient le mythique jardin des Hespérides.




Politique

Le roi Mohammed VI et le président américain George W. Bush, le 23 avril 2002 à la Maison Blanche. Articles détaillés : Politique du Maroc et Liste des partis politiques au Maroc.
Le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Sa constitution est celle proclamée en décembre 1962 par Hassan II. Elle a été modifiée à 4 reprises en 1970, 1972, 1992 et 1996, augmentant les pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent toujours limités sur certains points.

En effet, l'essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi, monarque héréditaire, qui nomme le premier ministre en tenant compte de la majorité du parlement.

Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif, bicaméral, est exercé par la chambre des représentants composée de 325 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, et la chambre des conseillers qui comprend 270 membres renouvelés par tiers tous les trois ans.


Droit des femmes Droits de l'homme au Maroc et Moudawana.

Depuis la venue au trône de Mohammed VI, des réformes sur la condition de la femme ont été accomplies. Suite aux luttes du mouvement féminin et du mouvement démocratique et malgré la farouche résistance opposée par le mouvement intégriste et les conservateurs. Le roi Mohammed VI a joué un rôle d'arbitre en sa qualité de commandeur des croyants qui lui est conféré par la constitution marocaine. Il constitua une commission consultative royale qu'il a chargé de répondre aux attentes des militantes féminines qui avaient dénoncé toutes les injustices endurées par les femmes marocaines. Après des concertations avec toutes les parties concernées qui ont duré près de trente mois, c'est le roi qui a tranché en présentant devant le parlement, le 10 octobre 2003, le nouveau projet de code de la famille, appelé Moudawana, qui a été discuté, amendé et adopté à l'unanimité par toutes les forces représentées au parlement en janvier 2004.

Le nouveau code de la famille est fondé sur l'égalité entre les sexes et abolit la tutelle exercée sur les femmes. La notion de « chef de famille » est abolie et remplacée par la co-responsabilité entre les époux.

Le mariage d'une jeune femme n'était possible qu'en présence de son père en tant que tuteur, seules les filles ayant perdu leur père pouvaient se marier sans tutelle : désormais, une femme peut se marier en toute liberté que son père soit vivant ou décédé. L'âge légal de mariage pour la jeune femme a été revu à la hausse : il est maintenant de dix-huit ans pour les filles et les garçons au lieu de quinze ans auparavant pour les filles. Enfin, et cela représente une grande avancée, la femme mariée a le droit d'obtenir le divorce de son mari sans être obligée comme c'était le cas auparavant de fournir des preuves et des témoignages pour justifier les raisons de sa demande.

En 2007, il est désormais possible pour la mère marocaine de transmettre la nationalité marocaine de plein droit et automatiquement à ses enfants nés de père étranger.

Le mariage de la marocaine musulmane n'est légal qu'avec un époux musulman, et un marocain musulman ne peut se marier avec une non-musulmane, sauf si sa religion est monothéiste.

Ce code s'applique aussi aux marocains de confession juive, soumis aux règles du statut personnel hébraïque marocain[4].

En 2007, le pays compte un taux d'analphabétisme à l'échelle nationale de 43 %, plus élevé chez les femmes (54,7 %) et en milieu rural (60,5 %). Le taux d'activité s'élève à 76,9 % chez les hommes contre 47,9 % chez les femmes[5].


Organisations internationales

Le Maroc est le membre fondateur :

de l'Organisation de l'unité africaine (OUA devenue Union africaine) s'est retiré en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique[6] ;
du comité Al Qods dont la présidence est assurée par le roi marocain.
Le Maroc fait aussi partie de différentes organisations internationales, dont la Banque africaine de développement, l'Organisation des Nations unies, l'Organisation internationale de la francophonie, l'Organisation mondiale de la santé, l'Organisation mondiale du commerce.


Rangs internationaux

L'indice de développement humain du Maroc (0,640, catégorie « moyen ») le classe à la 123e place. À titre de comparaison, la Tunisie se classe à la 87e place et l'Algérie a la 102e place.

L'indice de pauvreté humain IPH-1 classe le Maroc à la 59e place sur 102 pays avec un taux de pauvreté de 33,5 %, soit le pays le plus pauvre du Maghreb. À titre de comparaison, la Tunisie se classe a la 39e place avec un taux de pauvreté de 17,5 % et l'Algérie à la 46e place avec un taux de pauvreté de 21,6 %[7].


Forces armées royales marocaines

Forces aériennes royales ou les Forces royales air marocaines
Armée royale
Marine royale
Garde royale marocaine
Forces spéciales marocaines
Forces auxiliaires marocaines
Gendarmerie royale marocaine

Gendarmerie royale marocaine

Armée de terre de la gendarmerie marocaine
Armée de l'air de la gendarmerie marocaine
Marine de la gendarmerie marocaine

Subdivisions

Le Maroc compte seize régions ayant chacune à sa tête un wali, ainsi qu'un Conseil régional, représentatif des « forces vives » de la région. Ces régions ont le statut de collectivité locale[8].

L'article 101 de la Constitution indique : « Elles [Les collectivités locales] élisent des assemblées chargées de gérer démocratiquement leurs affaires dans les conditions déterminées par la loi. Les gouverneurs exécutent les délibérations des assemblées provinciales, préfectorales et régionales dans les conditions déterminées par la loi. »

Les numéros de la liste ordonnée sont ceux figurant sur la carte ci-contre ; sont indiquées également entre parenthèses les codes ISO 3166-2 correspondants (toujours à deux chiffres) :

Chaouia-Ouardigha (09) ;
Doukhala-Abda (10) ;
Fès-Boulemane (05) ;
Gharb-Chrarda-Beni Hssen (02) ;
Grand Casablanca (08) ;
Guelmim-Es Smara (14) (inclut une partie du Sahara occidental, la province d'Es Smara) ;
Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra (15) (situé au Sahara occidental) ;
Marrakech-Tensift-Al Haouz (11) ;
Meknès-Tafilalet (06) ;
L'Oriental (04) ;
Oued Ed-Dahab-Lagouira (16) (situé au Sahara occidental) ;
Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (07) ;
Sous-Massa-Drâa (13) ;
Tadla-Azilal (12) ;
Tanger-Tétouan (01) ;
Taza-Al Hoceima-Taounate (03).

Géographie
Le plus haut sommet du Maroc est le Jbel Toubkal qui culmine à 4 167 m.


Frontières terrestres

Note : Ce paragraphe ne porte que sur le Maroc dans ses limites reconnues par la grande partie de la communauté internationale. Les éléments concernant le Sahara occidental (revendiqué et contrôlé en grande partie par le Maroc) ne sont traités que dans l'article dédié.

Au sud se trouve le territoire contesté du Sahara occidental – provinces du Sud pour le Maroc. À l'est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de l'Algérie sans frontières réelles et définitives. Au nord, le Maroc est limitrophe des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla – villes réclamées par le Maroc.

Le tracé des frontières avec les pays limitrophes est de :

1 559 km avec l'Algérie (ce tracé n'est pas reconnu officiellement, ce qui remonte à la guerre des sables) ;
16 km avec l'Espagne : enclave de Ceuta (6 km) et enclave de Melilla (10 km).

Villes principales

La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique du pays est Casablanca.

Liste des villes ayant plus de 200 000 habitants[9] Villes Population en 2007
Casablanca 3 209 054
Rabat 1 721 760
Fès 1 001 798
Marrakech 872 015
Agadir 739 161
Tanger 726 855
Meknès 564 853
Oujda 414 053
Kénitra 381 543
Tétouan 337 773
Safi 294 856

Villes du Sahara occidental (provinces du Sud)[10]:

Laâyoune : 190 148 habitants ;
Dakhla : 72 832 habitants ;
Boujdour : 42 878 habitants ;
Smara : 43 561 habitants.

Économie

Articles détaillés : Économie du Maroc et Liste d'entreprises marocaines.
Selon la Banque africaine de développement, le PIB du Maroc représente 7,5 % de celui du continent (2001). Ce pays est la cinquième puissance économique d'Afrique. Le taux de croissance du Maroc en 2006 est de 8,1 % : il est le plus haut comparé avec les autres pays du Maghreb.

Indicateur En 2006 En 2007
Produit intérieur brut en milliards de dollars US 57,4 62,3
Croissance du PIB (prix constants) 7,3 % 3,5 %
PIB par habitant en dollars US 57,4/30,4= 1851,61 62,3/31 = 2019.3
Taux d'inflation 3 % 2 %
Sources : BMCE Bank[11]

En 2006, le Maroc est la cinquième puissance économique du continent africain, selon la Banque mondiale qui a établi le classement suivant :

État PIB
Afrique du Sud 255,0 millions de dollars US
Algérie 114,7 millions de dollars US
Nigeria 114,7 millions de dollars US
Égypte 107,5 millions de dollars US
Maroc 57,3 millions de dollars US
Sources : Banque mondiale[12]


Tourisme

La Ménara de MarrakechLa ville de Marrakech est la première ville touristique du Maroc. En 2006, la ville possédait une capacité d'hébergement équivalente à 35 068 lits devant Casablanca avec 26 660 lits[13].

Villes impériales du Maroc
Riad du Maroc
Artisanat marocain
Liste des autoroutes du Maroc
Les projets autoroutiers

Transport [modifier]
Article détaillé : Transport au Maroc.

Opérateurs de télécommunications [modifier]
Maroc Telecom
Meditelecom
Mobisud
Wana
Les chiffres du secteur en 2007 :

Téléphonie mobile : 17 004 731 abonnés (pénétration : moins de 60 %) ;
Téléphonie fixe : 1 366 119 abonnés (pénétration : 5 %) ;
Internet : 420 000 abonnés.

Médias

Article détaillé : Média au Maroc.
En terme de liberté de la presse, le Maroc est classé 97e selon le classement effectué chaque année par Reporters sans frontières.


Privés

La seule chaîne télévisée privée marocaine est Médi 1 Sat. Créée le 1er décembre 2006, elle se veut surtout chaîne d'information.

Cependant, il existe un bon nombre de stations de radio privées marocaines :

Hit Radio
Médi 1
Cap Radio
Chada FM
Radio Atlantic
Rabat Chaîne Inter
Radio Sawa
Aswat

Publiques

La plus ancienne chaîne de télévision marocaine est RTM (pour Radiodiffusion télévision marocaine) créée le 3 mars 1962. Elle a été renommé Al Aoula le 28 avril 2007.

La Société nationale de radiodiffusion et de télévision détient la majorité des chaînes télévisées marocaines et une partie des stations de radios. Son capital est détenu à 100 % par l'État marocain.

SNRT

Télévision
Al Aoula • 2M • Arryadia • Arrabiâ • Al Maghribiya • Assadissa
Radio
Radio Marocaine • Rabat Chaîne Inter • Radio 2M • 2M Musique • Chaîne Assadissa
Régionales
Télévision : Laayoune TV
Radio : Radio Plus Agadir • Radio Tanger • Casa FM

Démographie

La plupart des Marocains sont musulmans sunnites de rite malékite, de souche arabo-berbère. De récentes études montrent cependant que dans leur majorité les Marocains sont de souche berbère[14], même si aujourd'hui les berbérophones forment une minorité estimée à environ 40 % de la population[15]. Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent du VIIe siècle mais l'installation de tribus arabes se fit surtout à partir du Xe siècle.

La comparaison de l'apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l'arabisation et l'islamisation[16]. Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au XVe siècle avec l'expulsion des morisques d'Espagne appelée la limpieza del sangre, ce qui amplifia le processus d'arabisation.

Enfin la traite des Noirs, commencé au VIIIe siècle, ne s'acheva qu'avec la colonisation au XXe siècle et contribua de manière non négligeable au métissage de la population. Après la création de l'État d'Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays. Aujourd'hui il reste environ 8 000 juifs au Maroc.

La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des français et des espagnols, beaucoup sont des professeurs ou des techniciens. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech.

La langue officielle du Maroc est l'arabe littéral. Le dialecte arabe du Maroc est le darija. Environ 40 % de la population parle le berbère[15]. La majorité des Marocains vit dans les villes. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes, le rifain au nord, le chleuh au sud et le tamazight au centre du pays[17]. La langue française reste la langue non-officielle du pays, mais est très importante, puisque 60 % la parlent courammentcitation nécessaire, et elle est toujours enseignée dans les écoles primaires, collèges et lycées dans toutes les universités, et dans les écoles supérieures. Dans le nord et le sud du pays du fait de la présence espagnole, en grande majorité domine l'espagnolcitation nécessaire, soit à peu près 4 millions d'hispanophonescitation nécessaire. Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd'hui, mais l'apprentissage de l'anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes marocains. On estime à 3 % le taux de marocains anglophonescitation nécessaire. D'autant plus que l'anglais est présente dans le système éducatif marocain en plus de l'italien et de l'allemand.

L'école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l'État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont a l'école. Le taux d'analphabétisation dans le pays est de 37 %. Il existe quatorze universités publiques au Maroc comprenant 230 000 étudiants et une université privé Alakhawayn. Le Maroc comte aussi un grand nombre de grandes écoles privées tels que l'ISCAE, HEM, l'école Hassania, l'école Mohammedia, les ENCG (établies à Marrakech, Casablanca, Agadir, Rabat, Tanger...)


Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Populations données en milliers d'habitants.Quelques statistiques sur la démographie du Maroc :

population : 29 891 708 habitants[18] :
population citadine : 16 463 634 soit 55,1 % de la population totale,
population rurale : 13 428 074 ruraux ;
densité : 67 hab./km² ;
espérance de vie moyenne : 70,94 ans (en 2006)[19]
espérance de vie des hommes : 68,62 ans (en 2006) ;
espérance de vie des femmes : 73,26 ans (en 2006) ;
taux de croissance de la population : 1,51 % (en 2004) ;
taux de natalité : 20,79 ‰ (en 2004)[20] ;
taux de mortalité : 5,21 ‰ (en 2004) ;
taux de mortalité infantile : 33,25 ‰ (en 2004) ;
taux de fécondité : 2,4 enfants/femme en (2004) ;
taux de migration : - 0,98 ‰ (en 2004).

Culture

Un panneau stop marocain écrit en tifinagh et en arabe Articles détaillés : Culture du Maroc, Fêtes nationales marocaines et Proverbes marocains.

Gastronomie

Le couscous et le tajine sont deux plats très répandus dans la cuisine marocaine ou orientale et sont considérés comme des plats traditionnels de cette région. Ils sont préparés à base de viande de mouton ou poisson et de légumes variés. Durant les fêtes, on mange des plats typiquement marocains : les pastillas (prononcé bastela).


Musique

La musique au Maroc est très diversifiée et se compose de quatre grands groupes ou familles de musique : la musique arabe, la musique berbère (amazigh), la musique africaine, la musique internationale et la musique hassanie des régions du sud.

Chaque groupe est lui-même constitué de sous-groupes. Ainsi la musique arabe au Maroc est-elle constituée de musique arabe moderne influencée par la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe (Égypte, Liban, Syrie, etc.), la musique arabe du terroir (populaire) propre à chaque région du Maroc, généralement chantée en arabe dialectal de chaque région, la musique « classique » arabo-andalouse, elle-même composée de sous-groupes de Fès, Rabat, Tétouan, Oujda (gharnati) etc. et la musique Allaoui Raï de la région d'Oujda.

La musique amazigh (berbère) est, elle aussi, divisée en sous-groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés : amazigh, tachelhite, tarifite, etc. Cette musique est aussi divisée en « moderne » et « traditionnelle ».

La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnaoua est propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que le Sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.

Enfin il existe une nouvelle génération de jeunes, qui crée une musique qui synthétise l'esprit marocain aux influences venues du monde entier (blues, rock, metal, reggae, rap marocain, etc.). Un des évènements les plus importants de cette scène « underground », est le Boulevard des Jeunes Musiciens qui a lieu tous les ans à Casablanca et qui rallie la jeunesse marocaine dans un même événement culturel.


Littérature

Religion

La religion la plus représentée est l'islam, qui regroupe 99,7 % des croyants. Le judaïsme et le christianisme (ce dernier reste principalement constitué par les européens vivant au Maroc) arrivent derrière avec respectivement 0,2 % et 0,1 %. Le Maroc est aussi le pays arabe ayant le plus d'israélites, on comptait environ 250 000 juifs, aujourd'hui environ 600 000 de juifs d'origine et de souche marocaine vivent en Israël.


Sports

Said Aouita lors des championnats du monde d'athlétisme de 1987
Hicham Arazi Article détaillé : Sport au Maroc.
Le Maroc s'illustre dans de nombreux sports au niveau continental et mondial et constitue la locomotive du développement du sport du continent africain et du monde arabe. À titre d'exemple, l'augmentation à cinq du nombre de pays africains à représenter l'Afrique au mondial du football grâce aux bonnes prestations que le Maroc a réalisées ces 3 dernières décennies dans le football et également dans d'autres compétitions internationales telles que l'athlétisme, le Jet Ski, le taekwondo, la boxe thaïe, etc. Voici quelques sportifs et équipes ayant marqué le sport marocain :

L'athlétisme :

Hicham El Guerrouj est double médaillé d'or des derniers jeux Olympiques de 2004 sur 1 500 m et 5 000 m et détenteur du record du monde du 1 500 m en 3'26"00.
Said Aouita a réussi à battre les records du monde du 1 500 m et du 5 000 m en 1985. Il détient encore le record olympique sur 5 000 m en 12'58"39.
Nawal El Moutawakel, la première femme arabe et africaine à se hisser à ce niveau de compétition et par la même occasion casser tous les tabous dans les pays émergents.
Khalid Skah, Nezha Bidouane, Hasna Benhassi et Jaouad Gharib se sont aussi illustrés dans des courses de fond ou de demi-fond.
Le football, le sport national par excellence :
La sélection nationale s'est qualifiée pour les coupes du monde de football de 1970, de 1986 et s'est qualifiée aux huitièmes de finales et devient le premier pays arabe et africain à atteindre ce stade de compétition, puis 1994 et enfin celle de 1998. Elle a gagné la Coupe d'Afrique des nations de football 1976 en tant que premier pays maghrébin et a fini finaliste de l'édition de 2004
L'équipe de football juniors a été classée 4e au dernier mondial organisé aux Pays-Bas
L'équipe olympique de football s'est qualifiée plus de six fois aux jeux olympiques
Le Raja de Casablanca qui a été le premier club arabe et africain à se qualifier à la coupe du monde des clubs, le Wydad de Casablanca, les FAR de Rabat et le KACM de Marrakech ont gagné à plusieurs reprises des compétitions continentales et régionales tels que la Ligue des Champions d'Afrique et arabes, la Coupe de la CAF (anciennement Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe), la Supercoupe d'Afrique, la Coupe afro-asiatique de football (abandonnée après la création du Coupe du monde des clubs)
Le tennis :
Younès El Aynaoui est quart de finaliste de l'Open d'Australie en 2000 et 2003 puis à l'US Open en 2002, 2003. Son meilleur classement est 14e, le 3 novembre 2003.
Hicham Arazi a été classé 9e meilleur joueur mondial le 7 janvier 2002 tandis que Karim Alami a été 28e le 15 mai 2000.

Célébrités d'origine marocaine [modifier]
Article détaillé : Liste de Marocains.

Défis du Maroc du XXIe siècle

Intégrité territoriale

Les différends territoriaux entre le Maroc et deux de ses voisins, l'Algérie et l'Espagne, sont nombreux.

Le Maroc revendique et contrôle majoritairement le Sahara occidental, mais sa souveraineté sur ce territoire n'est pas reconnue internationalement. Il y est confronté à un mouvement indépendantiste sahraoui, le Front Polisario, soutenu par l'Algérie. Certains pays soutiennent la revendication du Maroc, d'autres celle du Polisario, la plupart ne prennent pas parti et souhaitent l'autodétermination des habitants du territoire.

Le Maroc réclame toutes les postions espagnoles ou Plazas de soberanía sur ses côtes nord : Ceuta, Melilla, îles Chafarinas, l'île Alborán, îlot Leila.

En plus de ces territoires, les frontières qui séparent le Maroc et l'Algérie sont sujets de litige.


Immigration clandestine

Comme en Algérie, le chômage frappe beaucoup la jeunesse du pays. Chez les jeunes citadins marocains de 15 à 24 ans, le taux de chômage dépasse les 34 %. La moyenne nationale, elle, est de 11 %[21]. En raison de sa forte proximité de l'Europe, et de la présence au nord du Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, le Maroc est souvent sous les projecteurs de l'actualité internationale en raison de l'immigration clandestine avec des milliers de clandestins en transit ou en partance pour le prétendu eldorado européen.

En 2005, selon les autorités marocaines, le démantèlement de plus de 380 réseaux mafieux spécialisés dans l'immigration clandestine a permis l'arrestation de 28 580 candidats à cette immigration illégale (dont 7 440 marocains et 21 140 extra-nationaux, originaires pour la plupart de pays subsahariens)[22].

Médecins sans frontières, l'organisation non gouvernementale travaillant sur le terrain, dénonce, elle, le fait que les migrants en transit sur le territoire marocain soient malmenés ; ces migrants sont en effet arrêtés et jugés arbitrairement, sans avocat pour leur défense, sans interprète de la langue arabe, langue que souvent ils ne comprennent pas[22].

La plupart des migrants passaient clandestinement la frontière en traversant le territoire algérien. La responsabilité de ce pays dans les événements a été par la suite dévoilée par les médias internationaux[22].


Terrorisme

Le Maroc est confronté depuis plusieurs années au terrorisme, malgré une présence accrue des autorités sur le terrain de la lutte anti-terroriste : l'une des principales cellules islamistes est le Groupe islamique des combattants marocains (GICM). Les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ont fait 45 morts[23] et une centaine de blessés. Fin décembre 2006, deux islamistes marocains ont été condamnés à mort[23] par le tribunal anti-terroriste de Salé pour « préparation d'actes terroristes au Maroc ». En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent Casablanca, dans un cyber-café le 11 mars à Sidi Moumen et trois autres dans le quartier El Farah le 10 avril, deux policiers ont été blessés lors de la deuxième explosion, un a succombé à ses blessures lors de son transfert à l'hôpital, l'autre a eu des blessures moins lourdes et a survécu[24].

Le samedi 14 avril 2007, un terroriste s'est fait exploser devant le Centre américain de langue, alors qu'un autre s'est fait exploser quelques secondes après à une centaine de mètres de lui. Ces explosions n'ont fait aucun mort sauf les kamikazes eux-mêmes. La police a réussi dans la journée à arrêter le chef de la cellule terroriste ainsi que son adjoint, et a pu localiser leur laboratoire où ils fabriquent les explosifs[25].
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# Posté le dimanche 05 août 2007 08:30