LE ROI ARTHUR

Le roi Arthur, ou Arthur Pendragon, est un personnage important de la mythologie bretonne. Il est le personnage central de la matière de Bretagne. Il n'est pas sûr qu'il ait réellement existé, ce qui est toutefois sûr c'est que l'on retrouve plusieurs rois prénommés Arzur, Arthus, Artus, Arthur dont l'amalgame a probablement conduit au mythe du roi Arthur Pendragon. De plus, les textes médiévaux en gallois ne lui donnent jamais le titre de roi, mais l'appellent amerauder (« empereur »).

Le nom lui-même viendrait de la racine celtique Arz signifiant « ours », symbole de force, de stabilité et de protection, caractères bien présents dans sa légende : c'était un homme réputé fort, posé, et en tant que roi, garant de la sécurité de ses sujets. Dans la civilisation celtique, l'ours est avant tout l'animal emblématique de la royauté. On rapproche son nom avec celui de la déesse ourse Artio.

Le terme « Pendragon » lui vient de son père Uther Pendragon et signifie « tête de dragon »



Le roi Arthur dans l'histoire

Géographie de la Grande-Bretagne vers l'an 500.Certains pensent qu'il aurait vécu aux Ve et VIe siècles et serait originaire du Pays de Galles, ou de l'ouest de l'Angleterre, mais l'emplacement exact de sa cour, connue sous le nom de Camelot, reste un mystère. Il aurait combattu les Saxons. Il est parfois assimilé à un chef nommé Ambrosius Aurelianus, « King of the Brettones ». Malheureusement, nous ne connaissons que peu de choses de ce chef, et les spécialistes ne savent pas si les « Brettones » désignaient les habitants des Îles Britanniques, ou ceux de Bretagne. Il est néanmoins assez probable que le terme désigne les peuples insulaires, le mot « Bretagne » à l'époque ne désignant aucune terre sur le continent. Les historiens anglophones parlent de Britto-romains (romano british en anglais), qui dénomment l'ensemble des populations celtiques romanisées de Grande-Bretagne, à l'exception des Scots et des Pictes de Calédonie. Concernant Arthur lui-même, une thèse intéressante[1] en ferait un grand propriétaire terrien romanisé ayant constitué, comme c'était alors courant à l'époque, sa propre troupe de buccelaires (mercenaires à la solde d'une personne riche et payés en nourriture, d'où leur nom (buccelus = biscuit), et ayant prêté main-forte aux rois brittons contre les Saxons. En effet, la chronique de Nennius (IXe siècle) le désigne comme un dux bellorum (chef de guerre) combattant « avec les rois bretons ». En outre, dès le IVe siècle, les corps de buccelaires sont constitués majoritairement de cavaliers. La légende d'un corps de cavaliers d'élites servant Arthur n'est pas loin...

Kemp Molone[2] pensait avoir retrouvé le vrai Arthur dans le personnage de Lucius Artorius Castus. La parenté de nom est en effet assez troublante. Ce préfet romain, installé à York, a commandé (l'épigraphie l'atteste) la VIe Légion Victrix, chargée de combattre les Calédoniens (peuple de l'actuelle Écosse) au-delà du mur d'Hadrien. Il a remporté contre eux (et non contre les Saxons) une suite de victoires entre 183 et 185 après J.-C. Ensuite, il est envoyé en Armorique mater une rébellion. À l'occasion de cette expédition, il portait le titre de dux, ce qui n'est pas sans rappeler le titre de dux bellorum rapporté par la chronique de Nennius.

Selon Geoffrey Ashe[3], le légendaire Arthur est inspiré du personnage réel de Riothamus, qui aurait porté le titre de « roi des Bretons » entre 454 et 470. Celui-ci aurait fait campagne en Gaule au cours des années 468 et 469 pour prêter main forte aux Romains contre les Wisigoths.

Plus récemment, C. Scott Littleton et Linda A. Malcor ont repris ces deux dernières hypothèses et affirment que le Arthur de Camelot est la synthèse du romain Lucius Artorius Castus et du britannique Riothamus[4]. Pour ces deux chercheurs, le nom d'Arthur est la « celticisation » de Artorius.

D'autres pensent qu'Arthur serait un demi-dieu celte incarné, tel que le dieu de la mer Lir (supposé incarné par le Roi Lear), ou même un personnage fictif comme Beowulf. Cette théorie serait renforcée par le fait que d'autres Britanniques de cette période, comme Ambrosius Aurelianus, ont combattu les Saxons à la bataille du Mont Badonicus.

Selon la légende, l'Empire arthurien aurait englobé à son apogée l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande, l'Islande, le Danemark, la Norvège et la Gaule. Certains auteurs relatent même la victoire remportée par Arthur sur les légions romaines en Burgondie (Bourgogne), au cours d'une expédition qui l'aurait mené jusqu'à Rome...

Il faudra noter enfin que ce nom pouvait être courant à l'époque celtique et aurait pu désigner plusieurs chefs, dont les vies auraient servi à constituer celle du personnage mythologique. Le patronyme Arthur pourrait alors correspondre à un statut de chef de guerre pouvant être porté par divers personnages en même temps. Il est intéressant de constater que ce nom connait une vogue très importantes dans l'aristocratie celtique dans les années qui suivent la Bataille de Camlann, où serait mort Arthur, entre 537 et 542.


Lancelot et Guenièvre sur la tombe d'Arthur
Tableau de Dante Gabriel Rossetti (1855).En 1191, des moines de l'abbaye de Glastonbury annoncèrent avoir découvert la tombe d'Arthur et de Guenièvre. Ces tombes furent visitées par beaucoup de personnes, et déplacées vers une nouvelle sépulture en 1278. Celle-ci fut détruite pendant la Réforme protestante du XVIe siècle. L'antiquaire John Leland rapporte qu'il en a trouvé la croix parmi les débris, et traduit son inscription :

« Hic jacet sepultus inclutvs rex arturius in insulis avalonia, Ici git le célèbre roi Arthur en son île d'Avalon. »


Chronologie approximative

425 (ou 446) : Avènement de Vortigern.
428 (ou 449) : Vortigern fait appel à des mercenaires saxons pour lutter contre les Gaëls et les Pictes.
Vers 468 : Mort ou départ en exil de Vortigern (dates variables entre 456 et 488).
Vers 470 : Naissance d'Arthur (dates variables entre 456 et 492).
Vers 480 : Mort d'Ambrosius Aurelianus (dates variables entre 469 et 530).
Vers 485 : Mort d'Uther Pendragon (dates variables entre 472 et 495).
Vers 500 : Avènement d'Arthur (dates variables entre 473 et 510).
516 (ou 518) : Victoire des Bretons sur les Saxons au Mont Badon (dates variables entre 480 et 540).
537 (ou 542) : Arthur trouve la mort à la bataille de Camlann (dates variables entre 532 et 565).

Les premières légendes du roi Arthur

Le Roi Arthur apparaît pour la première fois dans la littérature galloise. Dans le premier poème gallois retrouvé, le Gododdin, Aneirin (vers 575-600) écrit au sujet d'un de ses personnages qu'« il nourrissait des corbeaux noirs sur les remparts, alors qu'il n'était pas Arthur » (« he fed black ravens on the ramparts, although he was not Arthur », en gallois : « Gochorai brain du fur caer/ Cyn ni bai ef Arthur. »). Mais ce poème peut être interprété de bien des manières.

Une autre ancienne référence au roi Arthur est dans l'Historia Brittonum attribuée au moine gallois Nennius, qui aurait écrit cette Histoire galloise vers 830. Le roi Arthur est décrit comme un « chef de guerre » plutôt que comme un roi.

Le roi Arthur apparaît aussi dans l'histoire galloise Culhwch and Olwen, habituellement associé avec les Mabinogion.

Les dernières parties de Trioedd Ynys Prydein font mention d'Arthur et situent sa cour à Celliwig en Cornouailles. Celliwig serait l'actuelle Callington ou Kelly Rounds, une colline fortifiée près d'Egloshayle.

Le roi Arthur est aussi parfois décrit comme le chef des Wild Hunt (un groupe de chasseurs mythiques), non seulement dans les Îles britanniques, mais aussi en Bretagne, en France , en Allemagne et en Grèce.


La Romance du roi Arthur

L'épée d'Arthur Caledfwlch (Excalibur)En 1133, Geoffroy de Monmouth écrivit son Historia Regum Britanniae. Ce livre fut l'équivalent d'un best seller médiéval, et attira l'attention d'autres écrivains, tels que Robert Wace et Layamon, sur ces histoires. Ces écrivains en profitèrent pour améliorer les histoires du roi Arthur.

Même si de nombreux érudits s'accordent sur le fait que Geoffroy a suscité l'intérêt médiéval pour le Roi Arthur, une autre hypothèse existe. Les histoires concernant Arthur pourraient venir des traditions orales bretonnes, disséminées dans les cours royales et de la noblesse d'Europe grâce aux jongleurs professionnels. L'écrivain médiéval français Chrétien de Troyes raconta des histoires provenant de cette mythologie à la moitié du XIIe siècle, de même que Marie de France dans ses lais, des poèmes narratifs. Les histoires provenant de ces écrivains et de beaucoup d'autres seraient indépendantes de Geoffroy de Monmouth.

Ces histoires, réunies sous le vocable de matière de Bretagne, devinrent populaires à partir du XIIe siècle. Dans ces histoires, Arthur rassembla les Chevaliers de la Table Ronde (en particulier Lancelot, Gauvain et Galaad). Cette assemblée était en général située à Camelot dans les derniers récits. Le magicien Merlin, dit « l'Enchanteur », y participait de temps en temps. Ces Chevaliers participèrent à des quêtes mythiques, comme celle du Saint Graal. D'autres histoires du monde celtique s'associèrent à la légende d'Arthur, telle que la légende de Tristan et Iseut. Dans les dernières légendes, la romance entre le champion d'Arthur, Lancelot, et la reine Guenièvre devint la cause principale de la chute du monde arthurien.

Robert de Boron écrivit dans son Merlin qu'Arthur obtint son trône en tirant une épée d'un rocher et d'une enclume. Cet acte ne pouvait être effectué que par le Vrai Roi, ce qui signifie le roi choisi par (les) Dieu(x), ou l'héritier d'Uther Pendragon. Cette épée est dans certaines versions la célèbre Excalibur. Dans d'autres récits, Excalibur sort d'un lac portée par une main, et est remise à Arthur peu de temps après le début de son règne par Viviane, la Dame du Lac, une demoiselle sorcière. L'épée pouvait trancher n'importe quoi, et sa gaine rendait son porteur invincible.


La fin du roi Arthur

La Mort du roi Arthur par James Archer (1823 – 1904)Le dernier combat d'Arthur, la Bataille de Camlann, contre les forces de Mordred vit sa perte. Des histoires montrent que Mordred était un Chevalier de la Table Ronde et le fils incestueux d'Arthur et de sa s½ur Morgane ou bien de sa demi-s½ur Morgause. Le Roi Arthur fut mortellement blessé lors de cette bataille, et emmené à Avalon. Là, ses mains furent soignées ou son corps enterré dans une chapelle. D'autres textes disent qu'il n'est pas mort, mais qu'il s'est retiré dans Avalon, monde souterrain enchanté créé par Merlin ; le roi Arthur est en dormition et reviendra un jour. De nombreux lieux sont revendiqués comme étant l'Avalon dont parle la légende : Glastonbury (dans le Somerset, en Angleterre), l'île d'Aval (un îlot sur la commune de Pleumeur-Bodou dans les Côtes-d'Armor)... Mais il faut préciser que les peuples celtiques transportent leurs légendes et les transposent au fur et à mesure de leurs émigrations. Ceci explique donc qu'il y ait plusieurs forêts de Brocéliande, plusieurs Cornouailles...

La légende du roi Arthur s'est répandue dans toute l'Europe. Des images d'Arthur ont été retrouvées à de nombreux endroits. En particulier, dans la cathédrale de Modène en Italie, une gravure datée entre 1099 et 1120 représente Arthur et ses chevaliers attaquant un château. Une mosaïque de 1165 dans la cathédrale d'Otrante, près de Bari, en Italie contient la représentation curieuse d'Arturus Rex portant un sceptre et chevauchant une chèvre. Des marchands du XVe siècle baptisèrent un Hall arthurien à Gdańsk, en Pologne. De nombreux lieux évoquent le roi Arthur en Bretagne, notamment la forêt de Brocéliande ou la Grotte Artus en forêt de Huelgoat.


Le symbolisme du roi Arthur

Le roi unique et incontesté n'a jamais existé dans la civilisation celtique. On se souvient des divisions tribales (chefs de clans vassaux de rois des provinces eux-mêmes vassaux d'un roi suprême) qui ont permis à Jules César de prendre le contrôle de la Gaule. En contrepartie, l'imaginaire populaire s'est emparé d'un roi, plus ou moins attesté, paré des atouts les plus nobles de sa charge : un homme fort, bon guerrier mais sage, fédérateur et bien conseillé. Même après sa disparition, il porte encore les espoirs d'un peuple : sa dormition n'est que temporaire, et il reviendra unir les « deux Bretagnes » et sauver les Bretons. De quels périls ? On pense aux invasions des Angles et des Saxons, puis à la domination normande en Grande-Bretagne.


Mythe et politique

En 1066, Guillaume le Bâtard devient Guillaume le Conquérant et s'impose en maître de l'Angleterre... Mais comment faire accepter un Normand comme roi, alors qu'il est issu d'un peuple minoritaire ? En s'appuyant sur la légende arthurienne et sur Arthur, sa figure de proue, unificateur de la grande Bretagne et du peuple breton. Car sur le continent se trouvent les descendants de Bretons partis de l'île quelques siècles plus tôt. Pour monter son armée, Guillaume a utilisé les services d'un certain nombre de nobles descendants de ces Bretons émigrants. En favorisant la diffusion du mythe de la survivance d'Arthur, de sa dormition dans l'île d'Avalon et de son retour prochain, Guillaume rendait populaire sa lutte contre les Angles et les Saxons et comptait bien se rallier les Gallois. Ce fut le début de « l'espoir breton ».

De même, Henri II Plantagenêt se servit du mythe arthurien pour asseoir son pouvoir, maintenir son autorité et unifier l'île de Bretagne. Couronné en 1154 après moult difficultés (petit fils d'Henri Ier, désigné comme successeur mais écarté du trône par le neveu du roi défunt), il confisque la légende à son profit. Afin d'estomper les origines non-anglaises de la dynastie des Plantagenêt, Henri II préférera s'appuyer sur la civilisation bretonne en se présentant comme le digne successeur d'Arthur, bel et bien mort lors de l'ultime bataille. Car le monarque doit affirmer son autorité : vassal du roi de France pour le duché de Normandie, il a besoin du soutien breton contre les revendications saxonnes qui ont du mal à accepter la domination normande sur l'Angleterre. Afin de renforcer cette analogie, il tente même sans succès de conquérir l'Irlande et l'Écosse afin de réunir sous sa bannière l'ensemble du royaume supposé d'Arthur.

Arthur a aussi beaucoup servi pendant la Seconde Guerre mondiale chez les Britanniques pour vitaliser les efforts de la population face au risque d'invasion de l'Allemagne nazie.

Dans l'imaginaire en Bretagne continentale, il représente l'unité du peuple breton, puisqu'il était roi des deux Bretagnes. Les auteurs du Moyen Âge l'ont actualisé selon les canons courtois de leur époque en en faisant un modèle de noblesse et de vertu chrétienne.


Famille et descendance

Arthur est le fils d'Uther Pendragon, roi des Bretons et d'Ygraine (ou Ygerne), veuve de Gorlois, duc de Cornouailles. Il est le frère d'Anna, épouse du roi Lot d'Orcanie. Il épouse Guenièvre, reine d'Irlande et fille de Léodagan, roi de Carmélide.
LE ROI ARTHUR

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 15:56

LES TEMPLIERS (France)

L'Ordre des Pauvres Chevaliers du Temple de Jerusalem

-Les Chevaliers du Temple-
Tout commence dans les années qui suivent la première croisade en Terre Sainte (1096-1099). Malgré la prise de Jérusalem par les croisés (le 15 Juillet 1099), la sécurité des pèlerins n'est pas assurée. Entre les brigands locaux et les croisés aux buts peu louables, les pèlerinagespèlerinageent parfois tragiques.


Hugues de Payns (Hugues de Payens, de la Maison des comtes de Champagne) et Geoffroy de Saint-Omer vivant sous la Règle des chanoines de saint-Augustin choisissent d'assurer la garde du défilé d'Athlit, le chemin d'accès le plus dangereux pour les pèlerins. Ce dernier deviendra plus tard le Château-pèlerin. Et c'est en 1118 que l'Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ voit le jour ...

Revenant près des Lieux Saints, Baudoin II, roi de Jérusalem, leur octroie une partie de son palais, à l'emplacement du Temple de Salomon. Ils deviennent alors très rapidement les Chevaliers du Temple ou Templiers du fait de cet emplacement symbolique (bâti en 961 avant Jésus-Christ, le Temple de Salomon fut détruit par les Chaldéens en 587 avant Jésus-Christ, reconstruit et définitivement détruit en 135 par l'empereur Hadrien).

Ils se font alors assister par sept autres chevaliers français : André de Montbard (neveu de Saint-Bernard), Gondemare, Godefroy, Roral, Payen de Montdésir, Geoffroy Bisol et Archambaud de Saint-Agnan. L'Ordre du Temple prend forme en 1119 par ces neuf chevaliers désirant protéger les chrétiens en pèpèlerinage à Jérusalem.

C'est au concile de Troyes (14 Janvier 1128), à la demande de Saint-Bernard (Bernard de Clairvaux) que l'Ordre est véritablement créé. L'Éloge de la Nouvelle Milice est un témoignage capital de l'importance de Saint-Bernard dans la création de l'Ordre du Temple. Il aurait lui-même écrit la Règle qui régit le fonctionnement complet de l'Ordre.


C'est seulement en 1147 que le pape octroie la croix pattée rouge aux Templiers. Auparavant, les chevaliers étaient seulement vêtus d'un manteau blanc et les sergents d'un manteau brun. Cette croix est cousue sur l'épaule gauche de leur vêtement. De nombreux dessins ou illustrations sont trompeurs à ce sujet ... De plus, chaque époque a adapté leur apparence à son style : le XVIIème siècle, par exemple présente le grand maître avec un chapeau, portant une plume d'ornement, ce qui semble plutôt anachronique au temps des croisades !

Pendant près de deux siècles, les Templiers vont accroître leur aura pour revenir en Occident en 1291 après le chute de Saint-Jean d'Acre. Leur mission de protection des pèlerins avait bien évolué et de nombreuses dérives eurent lieu. La prise d'Ascalon (Août 1153) est un exemple de l'ambition de certains grands maîtres à l'égard du pouvoir temporel. Le grand maître en fonction, Bernard de Trémelay, avait en effet cherché à bloquer l'entrée aux autres Francs dès l'ouverture d'une brèche dans les murs de la ville pour laisser le champ libre aux chevaliers du Temple ... Leur lutte continue avec les Chevaliers de l'Hopital provoque souvent des tensions dans les camps des croisés et ne facilite pas la cohésion des Francs en Terre Sainte. Leur retour ne pouvait pas plaire à tout le monde, d'autant plus que l'Ordre du Temple ne faisait que s'enrichir au fil du temps : donations, achats, intérêts des prêts accordés, ... tout semblait donner à l'Ordre une puissance lui permettant de bouleverser l'organisation féodale ...

Philippe le Bel, envieux vis-à-vis des Templiers, du fait de leurs richesses et de leur puissance a cherché par plusieurs moyens à les utiliser à ses fins. Cherchant au départ à en devenir le grand maître tout en restant roi de France, il joua un jeu de trahison qui finit par l'arrestation, le Vendredi 13 Octobre 1307 au matin, de tous les Templiers du royaume. Les Templiers étaient devenus trop puissants et ils menaçaient de dépasser les rois en fonction. Banquiers (Henri III d'Angleterre, Saint-Louis, Philippe Auguste, ... y firent appel) , milices protectrices, ils avaient pourtant bien aidé Philippe le Bel en le protégeant par exemple des émeutes à Paris qui faillirent lui coûter la vie !

Un procès inique suivra cette arrestation bien orchestrée. Pendant sept années, les Templiers en liberté chercheront à se justifier auprès du pape, le seul à qui ils devaient théoriquement des comptes. Menacé par Philippe le Bel et ses sbires, ce dernier ne les écoutera souvent même pas ! Le 22 Mars 1312, le pape Clément V abolit l'Ordre du Temple.

Le 18 Mars 1314, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay furent livrés aux flammes d'un bûcher dressé dans l'île de la cité de Paris. Jacques de Molay, dernier grand maître du Temple (et vingt-deuxième) lança alors l'anathème «Clément, juge inique et cruel bourreau, je t'assigne à comparaître, dans quarante jours, devant le tribunal de Dieu ! Et toi aussi, roi Philippe !». De fait, Clément V et Philippe le Bel moururent respectivement le 20 Avril et le 29 Novembre de la même année ...

Nombreux sont les mouvements sérieux ou non qui se sont attribués l'héritage des Templiers et ce thème est figure parmi ceux qui ont suscité le plus thèses et antithèses : le trésor des Templiers, l'ésotérisme des Templiers, la puissance des Templiers, ... tous les ingrédients semblent rassemblés pour déchaîner les passions et les extrapolations parfois osées !
LES TEMPLIERS (France)

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 15:50

LEGENDE CHINOISE ET JAPONAISE



Selon une légende chinoise, Tentei, l'empereur céleste avait sept filles. La plus jeune, experte en tissage, était appelée la Tisserande (Shokujo ou Ori Hime).
Assise chaque jour devant son métier elle ne tissait pas des tissus ordinaires mais uniquement des brocarts célestes pour chaque changement de saison. Chaque jour l'arrangement du Ciel était un de ses chefs-d'oeuvre.
Un jour, la princesse, qui s'ennuyait au Ciel descendit se promener sur terre. Là elle rencontra un jeune vacher que tout le monde surnommait le Bouvier (Kengyû). Ils tombèrent immédiatement amoureux l'un de l'autre. Insatisfaite de sa vie solitaire au Ciel et de la surveillance sévère de son père, la Tisserande rêvait d'un amour passionné, d'un avenir heureux et d'une vie paisible. Elle décida donc de rester sur terre auprès de son compagnon le Bouvier. Ils formèrent alors un couple inséparable. L'homme travaillait aux champs et la femme tissait...
Quelques années passèrent; de leur amour un garçon puis une petite fille naquirent.
Mais bientôt l'empereur céleste, mis au courant de la nouvelle vie de sa fille, entra dans une colère violente et envoya un génie chercher sa fille pour la ramener au Ciel. Séparée de son mari et de ses enfants, la princesse se mit à pleurer de douleur.
Constatant la disparition de sa bien aimée, le Bouvier plaça ses enfants dans deux paniers aux deux bouts d'une planche et partit à sa recherche. Mais au moment où il s'apprêtait à rattraper son épouse captive d'un génie céleste, la femme de l'Empereur apparut et fit naître d'un geste de la main une rivière large, profonde et aux eaux tumultueuses qui stoppa l'avancée du Bouvier.
Très affligé, ce dernier ne voulut pas quitter le bord de la rivière.
Et sur la rive opposée, la Tisserande ne cessait pas de verser des larmes, restant sourde aux injonctions répétées de son père de reprendre son travail de tissage céleste.
Devant tant d'obstination, l'empereur fit une concession: il permit à sa fille de retrouver son amant une fois l'an.
Depuis, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, les pies célestes forment une passerelle provisoire au-dessus de la Voie Lactée (Ama no gawa), sur laquelle les amants stellaires:
Véga (la Tisserande) et Altaïr (le Bouvier), renouvellent leur serment d'amour.
On dit qu'à l'aube de ce jour, il bruine souvent; ce sont les larmes de la princesse Véga qui, serrant ses enfants contre elle et tenant tendrement la main de son mari, pleure tristement.

Leur séparation tragique émut tout le monde et attira la sympathie de chacun. C'est pourquoi, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire, beaucoup de gens restent veiller dehors pour contempler longuement dans le ciel les deux constellations Véga et Altaïr qui, ce jour-là, semblent se rapprocher au-dessus de la Voie Lactée.
Cette légende fut probablement introduite au Japon au cours de l'ère Nara (710-794) et incorporée à la légende indigène narrant la vie de la princesse Oto Tanabata, réputée pour les brocarts qu'elle tissait en l'honneur des dieux.
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"Hana wa sakuragi hito wa bushi"
(De même que la fleur du cerisier est la fleur par excellence, le guerrier est l'homme par excellence.)
Les 47 Samouraï d'Akô sont des figures historiques célèbrissimes au Japon. Leur légende commença au tout début du 18e siècle lorsque le shôgun Tokugawa Tsunayoshi, installé à Edo, engagea le jeune daimyô du fief d'Akô (une localité qui se trouve aujourd'hui dans le département de Hyôgo, entre Okayama et Himeji), Asano Takuminokami Naganori (1667-1701), pour assurer dignement l'accueil de messagers impériaux. Comme chaque année, l'empereur Higashiyama, résidant à Kyôto, transmettait ses voeux au shôgun.
Afin de se former à l'étiquette de la cour shôgunale le jeune seigneur se présenta à Kira Kozukenosuke Yoshinaka, un important officiel de la cour, expert en cérémonies officielles.
Insatisfait par les présents d'Asano, Kira, vieillard grincheux et notoirement corrompu, refusa abruptement de lui dispenser son enseignement. Le daimyô d'Akô insista bien qu'il réprouvait en privé la morale douteuse de Kira. Mais ce dernier persista dans son refus, prenant plaisir à humilier Asano en public à chacune de ses nouvelles requêtes.
Un jour, agacé de se voir chaque fois éconduit, Asano perdit son sang froid et blessa légèrement Kira au front et à l'épaule d'un coup de sabre.
Le shôgun mis au courant de l'incident entra dans une rage folle et ordonna qu'Asano soit puni pour avoir agressé un officiel dans l'enceinte du château d'Edo, ce qui constituait alors un grave manquement à l'étiquette.
Asano se suicida alors de manière rituelle, par seppuku. Son fief d'Akô fut confisqué par le shôgun et les quelques 300 samouraï à son service devinrent des ronin (ie: des samouraï sans maître et sans moyens de vivre).
La plupart se dispersèrent mais l'un d'entre eux, Ôishi Kuranosuke Yoshio, ne put se résoudre à accepter l'injustice subie par son maître. En secret il réunit 46 autres samouraï pour venger leur daimyô.
Afin de dissiper les soupçons de Kira et d'échapper à ses espions, les 47 samouraï d'Akô se séparèrent et firent mine de vouloir mener leur vie chacun de leur côté en oubliant le sort de leur maître.
Quelques uns devinrent charpentiers, poissoniers ou marchands ambulants, d'autres bonzes. Kuranosuke quitta sa famille et commença à fréquenter des tavernes louches et des bordels.
Un jour un homme venu de Satsuma (ancienne province de l'île de Kyûshû, aujourd'hui département de Kagoshima) le reconnut alors qu'il s'était endormi dans la rue, assommé par l'alcool. L'homme le traîta de lâche pour n'avoir pas vengé son maître et lui cracha au visage, écoeuré de voir un homme aussi indigne du titre de samouraï. L'incident fut rapporté à Kira par ses espions. Celui-ci abandonna alors sa crainte de se voir attaqué par les serviteurs du défunt seigneur d'Akô.
Près de deux ans plus tard, dans la nuit du 14 décembre 1702, les 47 conjurés prirent d'assaut la maison de Kira. Celui-ci fut capturé et contraint de se suicider honorablement par seppuku. Alors qu'il refusait, on lui trancha la tête comme un vulgaire criminel!
La tête de Kira fut placée sur la tombe d'Asano dans le temple Sengaku puis les 47 samouraï se rendirent aux autorités shôgunales.
Bien que leur acte de bravoure ait suscité l'admiration du peuple d'Edo, le shôgun les condamna au seppuku pour avoir violé la loi anti-vendetta alors en vigueur. Ils rejoignirent leur seigneur dans la mort le 4 février 1703. Leur corps furent ensevelis dans l'enceinte du temple Sengaku, en face de la tombe de leur maître.
Apprennant la nouvelle, l'homme de Satsuma qui, plusieurs mois plutôt avait injurié publiquement Ôishi, se suicida...Touché par son geste, le prêtre leader du Sengakuji le fit enterrer auprès des 47 samouraï d'Akô.
Aujourd'hui la mémoire des 47 samouraï d'Akô est honorée chaque 14 décembre par des milliers d'admirateurs au modeste temple Sengaku au sud est de Tôkyô (arrondissement de Minato), près de la gare de Shinagawa.
Pour les Japonais, les 47 samouraï d'Akô sont les symboles d'honneur, de courage et de l'idéal de loyauté indéfectible des samouraï.
Un classique du théâtre kabuki, Chûshingura, retrace l'histoire des 47 samouraï d'Akô...
Et ce fait divers historique est souvent représenté sur les estampes japonaises.

LEGENDE CHINOISE ET JAPONAISE
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# Posté le dimanche 02 septembre 2007 15:45

LEGENDES EGYPTIENNES

LA LEGENDE DE GEB ET NOUT
Geb et Nout étaient inséparables. Chou, jaloux de cette union sans faille, les sépara pour 360 jours.



Les repésentations les plus courantes de ce couple divin : Nout en voûte céleste séparée de Geb, la Terre, par Chou, l'Air.

Mais l'espace rempli de Chou est également indispensable à la vie terrestre.



Nout désespérée de cette séparation, implora Thot, dieu du Temps. Une partie de dés fut organisée et Nout gagna.



Thot lui accorda 5 jours pour retrouver son époux : ce sont les cinq jours épagomènes. De ces cinq jours sont nés : Osiris, Horus l'Ancien, Seth, Isis et Nephtys.



Depuis cet évènement l'année comporte donc 365 jours.



Certaines versions disent que c'est le dieu Rê qui était jaloux de cette union et qu'il aurait alors envoyé Chou pour les séparer.



On peut lire parfois que Geb et Nout s'unissent la nuit et Chou les sépare le jour (mon avis : cela me semble moins plausible car Nout n'aurait pas eu à jouer aux dés avec Thot pour obtenir cinq jours de plus)


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LA VENGEANCE D'HORUS
Après avoir assassiné son frère Osiris, Seth prit le pouvoir.

Isis se réfugia avec son fils Horus dans les marais du delta, avec Thot et la déesse cobra Ouadjet. Il se dit parfois que Nephtys aurait été présente afin d'être la nourrice d'Horus


A l'abri de Seth, Horus grandissait en préparant sa vengeance.


Horus commença à réclamer ce qui lui revenait de droit : le trône d'Egypte.

Un long procès et de nombreux défis s'ensuivirent durant 80 ans

Le procès était présidé par Rê et conduit par Thot. L'assemblée était composée d'autres divinités. Les avis divergeaient et aucun accord ne fut trouvé. Thot convia la sage Neith à se prononcer. Elle opta pour l'héritier d'Osiris en échange de quoi on enverrait deux déesses à Seth.


Rê craignant la colère de Seth rejeta la proposition. Isis prit alors part aux débats en faveur de son fils. Furieux, Seth menaça et exigea qu'Isis n'intervienne plus.


Rê décida alors que le procès se tiendrait sur « l'Ile du Milieu » et prévint le passeur : aucune femme ne devait atteindre l'île.


Toujours aussi rusée, Isis se déguisa et convainquit le passeur de l'emmener. Arrivée sur l'Ile du Milieu, elle prit les traits d'une jeune femme et s'adressa à Seth :


« Mon grand seigneur, j'étais la femme d'un berger, j'ai mis au monde un enfant mâle. Mon mari est mort et le garçon s'est mis à garder les bêtes de son père. Mais lorsqu'un homme étranger est venu, il s'est assis dans mon étable et a dit à mon enfant : je vais te battre et prendre les bêtes de ton père puis je te jetterai dehors ! »



Seth lui répondit :


«Est-ce à l'homme étranger que l'on va donner les bêtes alors que le fils du mâle se trouve présent ? »


Alors Isis se transforma en milan. Elle s'envola, se posa au sommet d'un acacia et cria à Seth :



« Pleure donc ! c'est ta propre bouche qui l'a dit ! Et c'est ta propre sagacité qui t'a jugé toi-même ! Que te faut-il de plus?



Extrait de Contes de l'Egypte ancienne, traduction de Pierre Grandet

Mais Seth ne s'avoua pas vaincu pour autant et défia Horus au combat. Tantôt transformés tous en hippopotame, tantôt en crocodile, ils se livrèrent un combat sans merci. Seth arracha un ½il à Horus tandis qu'Horus émascula Seth, afin que le destructeur ne puisse avoir de descendance.


Alors qu'Horus dominait Seth, Isis eut pitié de son frère et demanda à Horus de l'épargner

Dans sa colère dominante, Horus ne comprit pas cette pitié et de rage trancha la tête de sa mère


Thot intervint enfin et sépara les deux rivaux. Il pansa leurs blessures et rendit une tête à Isis : mais pas une tête humaine, elle reçut une tête de vache. C'est ainsi qu'Isis fut ensuite assimilée à la déesse Hathor, avec des cornes entourant le disque solaire.

Afin de couper court à cette lutte de 80 ans, Thot consulta Osiris pour avoir son avis. Mais Osiris ne comprit pas l'acharnement des divinités contre Horus, son fils :

« Pourquoi a-t-on fait du mal à mon fils Horus, alors que c'est moi qui ai fait de vous des êtres puissants ? »

Il menaça d'envoyer ses démons aux divinités coupables de ne pas avoir soutenu Horus. Ces dernières craignant les foudres d'Osiris, approuvèrent Horus comme héritier du trône.


LA FIN


Il en existe 3 versions à ma connaissance :


- Horus devient le premier dieu à régner sur la Haute et Basse Egypte : il est alors le symbole de la réunification des deux terres. Quant à Seth, Rê le prend sous sa protection et le garde auprès de lui « il hurlera dans le ciel et on aura peur de lui »



- Horus hérite du delta fertile et verdoyant alors que Seth du Royaume du Sud, aride et stérile


- A Edfou, c'est Horus qui hérite du Royaume du Sud et Seth du Delta

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LEGENDES EGYPTIENNES
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# Posté le dimanche 02 septembre 2007 15:32

LEGENDES AMERINDIENNES

La légende des quatre fils:

Au tout début des temps, le Père Créateur avait quatre fils: -Un blanc, un noir, un jaune et un rouge. Ces quatre fils voulaient naître. Alors le Père Créateur fit naître son fils blanc le premier et lui donna le don du feu. Il avait la responsabilité de cet élément et aussi la tâche de le partager avec les autres. Ce fut ensuite au tour du fils noir de naître et lui donna à son tour le don de l'eau. C'est a lui que revenait la responsabilité de prendre soin de cet élément et de la partager. Puis, vint le tour du fils jaune de naître. Et lui, reçu l'élément de l'air qu'il avait à prendre soin et à partager avec les autres. Quant finalement vint le tour du fils rouge de naître, il dit au Père Créateur qu'il avait changé d'idée et qu'il voulait demeurer près de celui-ci. Le Père Créateur lui dit qu'il ne pouvait plus revenir en arrière et qu'il devait lui aussi naître car lui il apportait le don de la terre et que sans lui ses frères ne pourront pas survivre.




La légende de l'ours blanc:

Il était une fois un bébé qui avait été abandonné dans la forêt. Une maman ours l'avait trouvé et adopté. Elle éleva ce bébé comme un des siens. L'enfant grandit avec ses frères les oursons jusqu'au jour où la maman ours lui dit qu'il était temps pour lui de partit et d'aller rester avec les siens. Le garçon ne comprenait pas ce que voulait dire la maman ours car il n'avait jamais remarquer que lui-même n'était pas un ours. Alors il partit et s'installa parmi les humains où il devint un excellent chasseur; mais jamais il ne tua d'ours.
LEGENDES AMERINDIENNES
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# Posté le dimanche 02 septembre 2007 15:25